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Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2305062

vendredi 27 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2305062
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du maire de Bordeaux du 10 août 2023 s’opposant à la déclaration d’achèvement de travaux. En cours d’instance, la commune a retiré cette décision le 15 avril 2024, rendant les conclusions en annulation et injonction sans objet. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. Les frais de justice demandés par le requérant au titre de l’article L. 761-1 ont été rejetés.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 14 septembre 2023 et deux mémoires complémentaires enregistrés le 29 février 2024 et 6 septembre 2024, ce dernier d'ayant pas été communiqué, M. A B, représenté par Me Ferrer, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision en date du 10 août 2023 par laquelle le maire de la commune de Bordeaux s'est opposé à la déclaration d'achèvement et de conformité des travaux réalisés sur un immeuble situé 34 rue de Lyon ;

2°) d'enjoindre à la commune de Bordeaux, de délivrer, dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard, une attestation certifiant que la conformité des travaux à la déclaration précitée n'a pas été contesté ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Bordeaux la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 15 février 2024 et un mémoire enregistré le 3 septembre 2024, la commune de Bordeaux, représentée par son maire en exercice, conclut au non-lieu à statuer, la décision en litige ayant été retirée le 15 avril 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".

2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l'introduction de la requête, la commune de Bordeaux a décidé, par une décision du 15 avril 2024, devenue définitive à la date de la présente ordonnance, de retirer la décision en litige. Dans ces conditions, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par M. B ont perdu leur objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.

3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par M. B sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête de M. B.

Article 2 : Les conclusions présentées par M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à la commune de Bordeaux.

Fait à Bordeaux le 27 septembre 2024.

La présidente de la 2ème chambre

C. CABANNE

La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière