mercredi 8 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2305656 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | CACHELOU |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 28 juillet 2023, le juge des référés, statuant sur la requête n°2302036 présentée par M. D B, a désigné M. C A, expert, aux fins de mener une expertise aux fins de déterminer les causes et la nature des désordres qui affectent l'immeuble dont il est propriétaire situé place Michelet à Saint Symphorien, de déterminer le coût des travaux propres à remédier à ces désordres, les mesures conservatoires destinées à limiter leur aggravation et l'étendue de l'ensemble des préjudices.
Par une requête enregistrée le 13 octobre 2023, M. D B, représenté par Me Laurence Beis, demande l'extension de l'expertise à la société Colas France.
Il soutient que lors de la première réunion d'expertise M. A, expert judiciaire, a sollicité la mise en cause de la société Colas France, qui a réalisé les travaux d'assainissement commandés par la commune de Saint-Symphorien.
La procédure a été communiquée à la commune de Saint-Symphorien et à la société Colas France qui n'ont pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction ". Aux termes de l'article R. 532-3 du même code : " Le juge des référés peut, à la demande de l'une des parties formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise (), étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance () ".
Sur la demande d'extension de l'expertise :
2. Par une ordonnance du 28 juillet 2023, le juge des référés, statuant sur la requête n° 2302036 présentée par M. D B, a désigné M. C A, expert, aux fins de mener une expertise aux fins de déterminer les causes et la nature des désordres qui affectent l'immeuble dont M. B est propriétaire situé place Michelet à Saint Symphorien (33113), de déterminer le coût des travaux propres à remédier à ces désordres ainsi que les mesures conservatoires destinées à limiter leur aggravation et l'étendue de l'ensemble des préjudices. Par une requête enregistrée le 13 octobre 2023, M. D B demande l'extension de l'expertise à la société Colas France.
3. Il résulte de l'instruction que lors de la première réunion d'expertise M. A, expert judiciaire, a relevé que la mise en cause de la société Colas France, qui a réalisé les travaux d'assainissement commandés par la commune de Saint-Symphorien, était souhaitable. Par suite, l'extension sollicitée concernant la société Colas France, qui ne préjuge en rien des responsabilités encourues, présentant un caractère utile, il y a lieu d'y faire droit et de déclarer les opérations d'expertise prescrites par l'ordonnance n° 2302036 communes à la société Colas France ainsi qu'il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.
Sur les frais d'expertise :
4. Il n'appartient pas au juge des référés de déterminer la charge des dépens de la mesure d'instruction qu'il ordonne. Par suite, les conclusions présentées par la M. B relatives aux dépens, doivent être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : Les opérations d'expertise prescrites par l'ordonnance n° 2302036 sont déclarées communes à la société Colas France.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D B, à la société Colas France, à la commune de Saint-Symphorien et à M. C A, expert.
Fait à Bordeaux, le 8 novembre 2023.
La présidente,
Cécile MARILLER
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Par délégation,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026