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AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2400287

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2400287

mercredi 18 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2400287
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantSCP LE BAIL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et deux mémoires, enregistrés le 16 janvier, le 27 février et le 8 mars 2024, la communauté de communes du Grand Saint Emilionnais, représentée par Me Clotilde Gauci, demande au tribunal, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative de prescrire une expertise aux fins de préciser la nature et les causes des différents désordres qui affectent l'immeuble qu'elle a fait construire pour y installer son siège administratif ainsi que la nature et les coûts des travaux qui sont nécessaires pour remédier à ces désordres, d'engager et, de chiffrer les préjudices qu'elle a subis. Elle demande en outre que l'expert rédige un pré-rapport et que les dépens soient réservés.

Elle soutient que :

- par acte d'engagement du 3 juillet 2019, elle a attribué un contrat de maître d'œuvre portant sur la construction de son siège administratif à un groupement composé de la société Aerts et Planas - Architectes (mandataire du groupement), Settec, Cobalt, CCE associés, Cabinet Conseil H D, B A et Ergonova Conseil. Qualiconsult (RCS de Versailles n°403 200 256 et non n°401 449 588) était coordonnateur SPS. Apave Infrastructure et Construction France et Apave Sud Europe étaient bureau de contrôle en lieu et place d'Apave. Le 26 avril 2021, était organisée la première réunion de chantier ; le lot n°1 " dévoiement de réseaux/ VRD / terrassement " a été attribué à la société Eiffage Route Sud-Ouest Nord Aquitaine ; le lot n°2 " aménagement paysager " a été attribué à la société Jardins de Guyenne ; le lot n°3 " gros œuvre " a été attribué à la société DUMAS ; le lot n°4 " charpente métallique " a été attribué à la société Barran ; le lot n°5 " bardage bois " a été attribué à la société Edmond David ; le lot n°6 " étanchéité " a été attribué à la société Etanchéité SAE ; le lot n°7 " menuiseries extérieures " a été attribué à la société CMS Menuiseries ; le lot n°8 " cloisons sèches " a été attribué à la société M.A Décoration ; le lot n°9 " menuiseries intérieures " a été attribué à la société G F ; le lot n°10 " carrelages / faïences " et le lot n°11 " peinture " ont été attribués à la société LTB Aquitaine ; le lot n°12 " sols souples " a été attribué à la société Plastic Décors ; le lot n°13 " ascenseur " a été attribué à la société Orona Sud-Ouest ; le lot n°14 "plomberie/chauffage/ventilation " a été attribué à la société Puel Génie Climatique et lot n°15 "électricité courants forts et faibles " a été attribué à l'entreprise Boschet ; le 21 décembre 2022, la Communauté de communes du Grand Saint-Emilionnais a fait constater par voie de commissaire de justice l'existence de désordres notamment d'infiltrations survenus sur le bâtiment. Plusieurs réunions d'expertise amiables, dont la dernière le 6 juillet 2023, ont été organisées en vain, les désordres persistants et s'aggravants.

- s'agissant de difficultés d'exécution d'un marché public, l'expertise est utile dans le cadre d'un litige ultérieur devant le juge du fond dans le cadre d'une action liée à l'exécution ou dans le cadre d'une action indemnitaire.

-le poste de mission de l'expert " énumérer les polices d'assurance souscrites et se faire communiquer les attestations d'assurance (RC et décennale) des années au cours desquelles les travaux ont été réalisés " devra être complété par " et au cours de l'année de présentation de la requête en référé expertise.

Par un mémoire en défense enregistré le 19 janvier 2024, M. G F déclare que l'année de parfait achèvement étant écoulée et plus aucune demande n'étant en cours le dossier est complètement soldé.

Par un mémoire en défense, enregistré le 31 janvier 2024, la société Plastic Décors demande au juge des référés de prendre acte de ses protestations et réserves d'usage sur les griefs susceptibles d'être formés à son encontre par la communauté de communes du grand Saint Emilionnais.

Elle soutient que l'ensemble des réserves ont été levées par le président de la communauté de communes du Grand Saint Emilionnais le 5 mai 2023.

Par un mémoire en défense, enregistré le 5 février 2024, la société Apave et la société Apave Infrastructures et Construction France, représentées par Me Sandrine Marié, demandent que soit mise hors de cause la société Apave. La société Apave Infrastructures et Construction France, venant aux droits de la société Sudeurope, demande au juge des référés de prendre acte de son intervention volontaire. Enfin la société Apave Infrastructures et Construction France déclare ne pas s'opposer à la mesure d'expertise sollicitée mais demande au juge des référés de prendre acte de ses protestations et réserves d'usage sur les griefs susceptibles d'être formés à son encontre par la communauté de communes du Grand Saint Emilionnais en responsabilité ou garantie.

Elle soutient que le cocontractant de la communauté de communes du Grand Saint Emilionnais est la société Apave Sudeurope et que la société Apave Infrastructures et Construction France vient aux droits la société Apave Sudeurope.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 février 2024, la société Ergonova, demande au juge des référés de la mettre hors de cause.

Elle soutient que son intervention en qualité de bureau d'études en ergonomie ne peut pas engager sa responsabilité sur les désordres d'infiltrations objets de l'expertise sollicitée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 février 2024, la société Edmond David, demande au juge des référés de la mettre hors de cause.

Elle soutient qu'elle a été missionnée pour le lot 5 Bardage Bois, que le litige en cours abîme la structure bois et isolation posée par ses soins et qu'elle ne saurait donc être responsable des désordres.

Par un mémoire, enregistré le 15 février 2024, la société Aerts et Planas, la société CCE Associés et M. B A, architecte, représentés par Me Julien Mazille, déclarent ne pas s'opposer à la mesure d'expertise mais demandent au juge des référés de prendre acte de leurs protestations et réserves d'usage sur les griefs susceptibles d'être formés à leur encontre par la communauté de communes du Grand Saint Emilionnais. Ils demandent en outre que le poste de mission " énumérer les polices d'assurance souscrites et se faire communiquer les attestations d'assurance (RC et décennale) des années au cours desquelles les travaux ont été réalisés " devra être complété par " et au cours de l'année de présentation de la requête en référé expertise " et que les dépens soient réservés.

Ils soutiennent que les attestations d'assurance permettront d'identifier l'assureur ayant vocation à mobiliser ses garanties en fonction de la nature des désordres.

Par un mémoire, enregistré le 20 février 2024, la société Settec, représentée par Me Jean-Pierre Hounieu, déclare ne pas s'opposer à la mesure d'expertise mais demande au juge des référés de prendre acte de leurs protestations et réserves d'usage sur les griefs susceptibles d'être formés à leur encontre par la communauté de communes du Grand Saint Emilionnais. Elle demande en outre que l'expert rédige un pré-rapport.

Par un mémoire, enregistré le 1er mars 2024, la société Qualiconsult demande sa mise hors de cause.

Elle soutient qu'elle n'est pas intervenue à l'opération de construction litigieuse et ne saurait être confondue avec la société Qualiconsult Sécurité, intervenue en qualité du coordinateur SPS.

Par un mémoire, enregistré le 26 mars 2024, la société Entreprise Dumas, représentée par Me Stéphan Darracq, déclare ne pas s'opposer à la mesure d'expertise mais demande au juge des référés de prendre acte de ses plus expresses protestations et réserves d'usage sur les griefs susceptibles d'être formés à son encontre par la communauté de communes du Grand Saint Emilionnais.

Par un mémoire, enregistré le 29 mars 2024, la société Sud Atlantique Etanchéité (SAE), représentée par Me Benoît Alengrin, déclare ne pas s'opposer à la mesure d'expertise sollicitée mais demande au juge des référés de prendre acte de ses plus expresses protestations et réserves d'usage sur les griefs susceptibles d'être formés à son encontre par la communauté de communes du Grand Saint Emilionnais. Elle demande en outre que les opérations d'expertise soient rendues communes et opposables à la société AXA France Iard, son assureur à la date des travaux, et à la SMABTP, son assureur à la date de la réclamation. Elle demande enfin que l'expert judiciaire ait pour mission d'apurer les comptes entre les parties.

Par un mémoire, enregistré le 2 mai 2024, la SMABTP, représentée par Me Delphine Barthélemy-Maxwell, déclare ne pas s'opposer à la mesure d'expertise sollicitée mais demande au juge des référés de prendre acte de ses plus expresses protestations et réserves d'usage sur les griefs susceptibles d'être formés à son encontre par la communauté de communes du Grand Saint Emilionnais. Elle demande en outre que les dépens soient réservés.

La requête a été communiquée à la société LEEV (BET Cobalt) BET Thermiques et Fluides, à M. H D, à la société Eiffage Route Sud-Ouest, à la société Jardins de Guyenne, à la société d'exploitation des établissements Baran, à la société CMS Menuiseries, à la société Ma Décoration, à la société LTB Aquitaine, aux sociétés Orona Sud-Ouest, Puel Génie Climatique, à l'entreprise Boschet et à la société AXA France Iard qui n'ont pas produit de mémoire.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. David Katz, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

Sur la mesure d'expertise sollicitée :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ".

2. Par acte d'engagement du 3 juillet 2019, la communauté de commune du Grand Saint Emilionnais a attribué un contrat de maître d'œuvre portant sur la construction de son siège administratif à un groupement composé des sociétés Aerts et Planas - Architectes (mandataire du groupement), Settec, Cobalt, CCE associés, Cabinet Conseil H D, B A et Ergonova Conseil. Qualiconsult (RCS de Versailles n°403 200 256 et non n°401 449 588) était coordonnateur SPS. Apave Infrastructure et Construction France et Apave Sud Europe étaient bureau de contrôle en lieu et place d'Apave. Le 26 avril 2021, était organisée la première réunion de chantier ; le lot n°1 " dévoiement de réseaux/ VRD / terrassement " a été attribué à la société Eiffage Route Sud-Ouest Nord Aquitaine ; le lot n°2 " aménagement paysager " a été attribué à la société Jardins de Guyenne ; le lot n°3 " gros œuvre " a été attribué à la société DUMAS ; le lot n°4 " charpente métallique " a été attribué à la société Barran ; le lot n°5 " bardage bois " a été attribué à la société Edmond David ; le lot n°6 " étanchéité " a été attribué à la société Etanchéité SAE ; le lot n°7 " menuiseries extérieures " a été attribué à la société CMS Menuiseries ; le lot n°8 " cloisons sèches " a été attribué à la société M.A Décoration ; le lot n°9 " menuiseries intérieures " a été attribué à la société G F ; le lot n°10 " carrelages / faïences " et le lot n°11 " peinture " ont été attribués à la société LTB Aquitaine ; le lot n°12 " sols souples " a été attribué à la société Plastic Décors ; le lot n°13 " ascenseur " a été attribué à la société Orona Sud-Ouest ; le lot n°14 "plomberie/chauffage/ventilation " a été attribué à la société Puel Génie Climatique et lot n°15 "électricité courants forts et faibles " a été attribué à l'entreprise Boschet ; le 21 décembre 2022, la Communauté de communes du Grand Saint-Emilionnais a fait constater par voie de commissaire de justice l'existence de désordres notamment d'infiltrations survenus sur le bâtiment. Plusieurs réunions d'expertise amiables, dont la dernière le 6 juillet 2023, ont été organisées en vain, les désordres persistants et s'aggravants.

3. La communauté de commune du Grand Saint Emilionnais sollicite, par la requête visée ci-dessus, l'organisation d'une expertise aux fins de déterminer la cause des désordres de l'immeuble, notamment liés à des infiltrations, en précisant si et dans quelle mesure ils sont imputables à des erreurs de conception, à des déficiences dans l'exécution ou le contrôle des travaux ou toute autre cause, de déterminer et chiffrer les travaux nécessaires pour remédier aux désordres constatés et, le cas échéant, évaluer les préjudices qu'elle a subis. La mesure d'expertise sollicitée, qui ne préjuge en rien des responsabilités encourues, est utile et entre dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Il y a lieu, dès lors, d'y faire droit et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.

Sur la demande de mise hors de cause des sociétés Ergonova et Edmond David et de M. G F:

4. En l'état du dossier soumis au juge des référés, il ne résulte pas de l'instruction que l'ensemble désordres et malfaçons dénoncés par le maître de l'ouvrage imputés en partie aux sociétés Ergonova et Edmond David et à M. G F auraient été purgés ou ne relèveraient pas pour partie de leur responsabilité. Si ces hypothèses se révèlent au cours des opérations d'expertise, il appartiendra à l'expert de demander leur mise hors de cause.

Sur la mise hors de cause de la société Apave et l'intervention volontaire de la société Apave Infrastructures et Construction France en lieu et place de la société Apave Sud Europe :

5. Il résulte de l'instruction que le cocontractant de la communauté de communes du Grand Saint Emilionnais est la société Apave Sudeurope et non la société Apave et que la société Apave Infrastructures et Construction France vient aux droits la société Apave Sudeurope. Dans ces conditions, il y a lieu d'admettre l'intervention volontaire de la société Apave Infrastructures et Construction France et de mettre hors de cause la société Apave.

Sur les conclusions tendant à ce que l'expert propose un apurement des comptes entre les parties :

6. Le juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, ne peut confier pour mission à l'expert de procéder à l'apurement des comptes entre les parties, dès lors qu'une telle mission impliquerait de sa part une appréciation sur l'étendue des droits des parties qu'il n'appartient qu'au juge de porter. L'expert pourra, en revanche, sans arrêter lui-même les comptes, fournir un avis technique à leur sujet, à partir des éléments de fait déjà constatés par ses soins. Sous cette réserve, il convient donc de faire droit à la demande de la communauté de communes du Grand Saint Emilionnais et de la société Sud Atlantique Etanchéité (SAE), dans les conditions précisées au dispositif de la présente ordonnance.

Sur la demande d'injonction :

7. Si la société Aerts et Planas, la société CCE Associés et M. B A, architecte demandent à ce qu'il soit enjoint aux constructeurs assignés à la présente instance, de produire, avant l'ouverture des opérations d'expertise, leur attestation d'assurance en responsabilité civile et décennale, il incombera à l'expert, qui devra dans le cadre de sa mission recueillir toutes pièces utiles relatives à l'exécution du marché, de demander que soit appelée à la cause toute partie dont il jugerait utile la participation aux opérations d'expertise. Il n'y a pas lieu, dans ces conditions, de faire droit à la demande d'injonction présentée par la société Aerts et Planas, la société CCE Associés et M. B A.

Sur la mise hors de cause de Qualiconsult (RCS de Versailles n°401 449 588)

8. Il résulte de l'instruction que le coordonnateur SPS était Qualiconsult (RCS de Versailles n°403 200 256) et non Qualiconsult (RCS de Versailles n°401 449 588). Il y a donc lieu de mettre hors de cause Qualiconsult (RCS de Versailles n°401 449 588) et de déclarer les opérations d'expertise communes à Qualiconsult (RCS de Versailles n°403 200 256).

Sur l'établissement d'un pré-rapport :

9. S'agissant de l'exercice par l'expert de la mission qui lui est assignée par la présente ordonnance, aucune disposition du code de justice administrative, ni aucun principe général du droit ne lui font obligation d'établir un pré-rapport. L'expert, dans la conduite des opérations qui lui sont confiées et dont il définit librement les modalités pratiques, de concert avec les parties, ne saurait se voir soumis à d'autres obligations que celles issues du principe du contradictoire. L'établissement d'un pré-rapport adressé aux parties en vue de recueillir leurs éventuelles observations ne constitue donc qu'une modalité opérationnelle de l'expertise dont il appartient à l'expert d'apprécier la nécessité d'y recourir. Il suit de là que les conclusions de la communauté de communes du Grand Saint Emilionnais et de la société Settec tendant à ce que l'expert communique un pré-rapport aux parties afin qu'elles puissent y répondre sous forme de dires ne peuvent être accueillies.

O R D O N N E

Article 1er : M. C E, est désigné en qualité d'expert. Il aura pour mission :

1°) de se rendre sur les lieux ; d'entendre les parties et tous sachants ; de prendre connaissance de tous documents utiles, notamment les pièces contractuelles, à la bonne fin de l'expertise ;

2°) de rechercher et préciser les liens contractuels unissant les parties, décrire les missions confiées par le maître de l'ouvrage au groupement de maîtrise d'œuvre ainsi qu'à chacun des constructeurs attraits à la présente instance, et si possible, annexer à son rapport les marchés, avenants, ordres de service et tous autres documents utiles ;

3°) de dresser un état descriptif technique et qualitatif précis des travaux réalisés et dire si ces travaux présentent des dégradations, vices ou désordres et s'ils compromettent la solidité de l'ouvrage ou le rendent impropre à sa destination ;

4°) de déterminer les causes de ces désordres, en précisant si et, le cas échéant, dans quelle mesure ils sont imputables à des erreurs de conception, au défaut ou insuffisance dans la direction ou le contrôle ou la surveillance du chantier, à des déficiences dans l'exécution des travaux ou à toute autre cause et dans le cas de causes multiples, évaluer les proportions relevant de chacune d'elles ; de dire si les travaux ont été conduits conformément aux documents contractuels et aux règles de l'art.

5°) de déterminer et chiffrer les travaux nécessaires pour remédier aux désordres constatés ;

6°) d'évaluer les préjudices subis par la communauté de commune du Grand Saint Emilionnais, en conséquence directe et certaine des désordres relevés ;

7°) d'apporter tous éléments utiles à la détermination des responsabilités encourues et à la solution amiable ou contentieuse du litige opposant les parties ;

8°) de fournir un avis technique au sujet des comptes entre les parties, à partir des éléments de fait constatés ;

9°) de concilier éventuellement les parties sur la base d'une transaction qui pourrait se révéler en cours d'expertise et d'engager éventuellement une médiation entre les parties ;

10°) d'une façon générale, recueillir tous éléments et faire toutes autres constatations utiles à l'examen des questions précédemment définies.

Article 2 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues aux articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il ne pourra recourir à un sapiteur sans l'autorisation préalable du président du tribunal administratif.

Article 3 : Préalablement à toute opération, l'expert prêtera serment dans les formes prévues à l'article R. 621-3 du code de justice administrative.

Article 4 : Les opérations d'expertise auront lieu contradictoirement entre la Communauté de communes du Grand Saint Emilionnais, à la société Aerts et Plana architectes, la société d'études techniques (Settec), la société LEEVl (BET Colbalt) et BET thermiques et fluides, la société CCE associés, le Cabinet de Conseil H D, M. B A, les sociétés Ergonova Conseil, Qualiconsult Sécurité (RCS de Versailles n°403 200 256), les sociétés Eiffage Route Sud Ouest, Jardins de Guyenne, l'Entreprise Dumas, la société d'exploitation des établissements Baran, la société Edmond David, la société Sud Atlantique Etanchéité (SAE), la société CMS Menuiseries, la société Ma Décoration, la société G F, la Société LTB Aquitaine, la sociétés Plastic Décors, la société Orona Sud-Ouest, la société Puel Génie Climatique, l'entreprise Boschet, la compagnie d'assurance Axa France Iard, la société mutuelle d'assurances du bâtiment et des travaux publics, et la société Apave infrastructures et construction France.

Article 5 : Les sociétés Apave et Qualiconsult (RCS de Versailles n°401 449 588) sont mises hors de cause et les interventions volontaires des sociétés Apave Infrastructures et Construction France et Qualiconsult (RCS de Versailles n°403 200 256) sont admises.

Article 6 : L'expert avertira les parties conformément aux dispositions de l'article R. 621-7 du code de justice administrative.

Article 7 : L'expert qui communiquera aux parties un pré-rapport, s'il l'estime utile, avec un délai leur permettant de faire valoir leurs dires avant d'analyser leurs observations dans un rapport définitif, déposera le rapport définitif au greffe en deux exemplaires dans un délai de six mois à compter de la notification de la présente ordonnance. Des copies seront notifiées par l'expert aux parties intéressées. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique. L'expert justifiera auprès du tribunal de la date de réception de son rapport par les parties.

Article 8 : Les frais et honoraires de l'expertise seront mis à la charge de la ou des parties désignées dans l'ordonnance par laquelle le président du tribunal liquidera et taxera ces frais et honoraires.

Article 9 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 10 : La présente ordonnance sera notifiée à la Communauté de communes du Grand Saint Emilionnais, à la société Aerts et Plana architectes, à la société d'études techniques (Settec), à la société LEEVl (BET Colbalt) et BET thermiques et fluides, à la société CCE associés, au Cabinet de conseil H D, à M. B A, aux sociétés Ergonova Conseil, Qualiconsult sécurité, aux sociétés Apave, Eiffage Route Sud Ouest, Jardins de Guyenne, à l'Entreprise Dumas, à la société d'exploitation des établissements Baran, à la société Edmond David, à la société Sud Atlantique Etanchéité (SAE), à la société CMS Menuiseries, à la société Ma Décoration, à la société G F, à la Société LTB Aquitaine, à la sociétés Plastic Décors, à la société Orona Sud-Ouest, à la société Puel Génie Climatique, à l'entreprise Boschet, à la société Apave Sud Europe, à la compagnie d'assurance Axa France Iard, à la société mutuelle d'assurances du bâtiment et des travaux publics, à la société Apave infrastructures et construction France et à M. C E, expert.

Fait à Bordeaux, le 18 septembre 2024.

Le juge des référés,

David Katz

La République mande et ordonne au préfet de la Gironde, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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