LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2400894

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2400894

jeudi 25 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2400894
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
FormationJuge social

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... d’un recours contestant la décision du 23 novembre 2023 par laquelle la commission de médiation de la Gironde lui a retiré le bénéfice de sa reconnaissance comme prioritaire pour un logement, au motif que l’offre de logement proposée n’était pas adaptée à sa situation familiale et au handicap de son fils. Le tribunal a constaté que la requérante avait signé un contrat de bail le 3 avril 2025 pour un logement T4 à loyer modéré, situé dans le secteur recherché et adapté à ses besoins. En conséquence, il a jugé que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, en application des dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, un mémoire et deux mémoires en production de pièces enregistrés les 25 janvier 2024, 4 mai 2024, 16 juillet 2024 et 3 janvier 2025, Mme A... B... conteste la décision du 23 novembre 2023 par laquelle la commission de médiation de la Gironde a décidé de lui faire perdre le bénéfice de la décision du 27 avril 2023 la reconnaissant prioritaire pour une offre de logement, et sollicite qu’un logement adapté à sa situation lui soit proposée.

Elle soutient que la proposition de logement qui lui a été faite n’était pas adaptée à sa situation, notamment au regard des besoins de son fils en situation de handicap, de la situation géographique du logement et du montant du loyer.

Par deux mémoires en défense enregistrés les 29 avril 2024 et 10 septembre 2025, le préfet de la Gironde conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :
- la requérante a conclu un contrat de location avec Gironde Habitat dans la commune des Peintures le 3 avril 2025 ;
- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Par un courrier du 10 septembre 2025, les parties ont été avisées, en application de l’article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d’être fondé sur le moyen d’ordre public, relevé d’office, tiré de ce que la requête est devenue sans objet du fait de la conclusion d’un bail le 3 avril 2025 par la requérante.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Willem, premier conseiller, en application des dispositions de l’article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience publique qui s’est tenue le 11 septembre 2025 à 14 heures.

Le rapport de M. Willem, magistrat désigné, a été entendu au cours de l’audience publique qui s’est tenue le 11 septembre 2025 à 14 heures.

En l’absence des parties, la clôture de l’instruction est intervenue après appel de l’affaire à l’audience en application des dispositions de l’article R. 772-9 du code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :

1. Mme B..., qui occupe avec ses 3 enfants un logement du parc privé à Lamothe-Landerron, a été reconnue comme prioritaire et devant être relogée en urgence avec sa famille dans un logement du parc social de type T4-T5 par une décision de la commission de médiation de la Gironde du 27 avril 2023, prise sur le fondement du II de l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. En application de cette décision, le préfet de la Gironde a demandé à l’organisme Domofrance, par lettre du 9 mai 2023, d’assurer le relogement de l’intéressée au plus tard le 27 octobre 2023. Par courrier du 9 octobre 2023, Domofrance a proposé à Mme B... un logement de type T4, d’une surface de 93,49 m², situé 45 rue Dupaty à Bordeaux. Cette proposition ayant été refusée le 14 octobre 2023, la commission de médiation de la Gironde, par décision du 23 novembre 2023, a considéré que l’intéressée avait perdu le bénéfice de la décision la reconnaissant prioritaire en date 27 avril 2023. Par sa requête, Mme B... doit être regardée comme demandant au tribunal d’annuler cette décision du 24 novembre 2023 et d’enjoindre à l’administration de lui proposer un logement adapté à sa situation.

2. Il ressort toutefois des pièces du dossier que Mme B... a signé un contrat de bail avec Gironde Habitat le 3 avril 2025 pour un logement situé sur la commune des Peintures, dans le secteur recherché par l’intéressée. Il n’est pas soutenu que ce logement, de type T4, d’une surface de 85 m² et situé au rez-de-chaussée, dont le loyer s’élève à charges comprises à 480,42 euros, ne serait pas adapté à ses besoins et à ses capacités. Dans ces conditions, la requérante doit être regardée comme ayant obtenu satisfaction et ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet. Il n’y a pas lieu, par suite, d’y statuer.






DÉCIDE :

Article 1er : Il n’y pas lieu de statuer sur la requête de Mme A... B....

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A... B... et à la ministre chargée du logement. Copie en sera adressée au préfet de la Gironde.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 septembre 2025

Le magistrat désigné,

La greffière,



E. WILLEM

P.GAULON

La République mande et ordonne à la ministre chargée du logement en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions