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AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2402237

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2402237

mardi 22 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2402237
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B d’un recours en plein contentieux contestant une décision de retrait de points (48 SI) sur son permis de conduire. Le ministre de l’Intérieur a informé le tribunal que, suite à la prise en compte de stages de sensibilisation, le solde de points du requérant était désormais crédité de 6 points, rendant le litige sans objet. Invité par le tribunal à confirmer le maintien de ses conclusions, l’avocat de M. B n’a pas répondu dans le délai imparti. En application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte du désistement d’instance de M. B.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 avril 2024, M. A B, représenté par Me Guilhaume demande au tribunal :

1°) de constater l'absence de notification de toute décision référencée 48 SI ;

2°) de constater le suivi de deux stages de sensibilisation à la sécurité routière, dont un bien avant la date de signature de la décision 48 SI par le ministre ;

3°) d'annuler la décision référencée 48 SI non notifiée ainsi que la décision implicite de rejet du recours gracieux reçu par le ministre de l'intérieur le 10 janvier 2024 ;

4°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de restituer les points illégalement retirés sur son permis de conduire dans un délai de 10 jours à compter de la notification de la décision à intervenir.

5°) de condamner l'Etat à verser la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 juin 2024, le ministre de l'Intérieur conclut au non-lieu à statuer sur la requête et au rejet du surplus des conclusions.

Il informe le tribunal qu'il ressort du relevé d'information intégral du requérant, les stages de sensibilisation aux causes et accidents de la route précitées ont été enregistrés dans le dossier de permis de conduire. Par l'effet de ces rectifications, le solde de points du permis de conduire du requérant est actuellement crédité de 6 points sur 12. Dès lors, les conclusions dirigées contre la décision 48 SI sont devenues sans objet.

Par lettre du 18 décembre 2024, le tribunal a demandé à Me Guilhaume, avocat de M. B, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, de confirmer expressément le maintien des conclusions de sa requête dans un délai d'un mois.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : / 1' donner acte des désistements ; () ".

2. Aux termes de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement () peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ".

3. Aux termes de l'article R. 611-8-2 du même code : " Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier. ". Aux termes de l'article R. 611-8-6 du même code : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles. ".

4. En dépit de la demande qui lui a été adressée le 18 décembre 2024 par le biais de l'application Télérecours, dont il a accusé réception le 19 décembre 2024, Me Guilhaume n'a pas, à l'expiration du délai d'un mois qui lui était imparti, confirmé le maintien des conclusions de la requête présentée pour M. B. Dans ces conditions il doit être regardé comme s'étant désisté de cette requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de M. B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée M. A B et au ministre de l'Intérieur.

Fait à Bordeaux, le 22 avril 2025.

Le président,

G. CORNEVAUX

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

la greffière,

N°2402237

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