LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2402589

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2402589

mardi 19 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2402589
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantSELARL VALIERE VIALEIX

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 16 avril 2024 Mme F H, représentée par Me Catherine Chevallier, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative de prescrire une expertise aux fins de déterminer la nature et l'étendue des séquelles dont elle demeure atteinte en relation directe avec les modalités de sa prise en charge au centre hospitalier de Périgueux lors de son accouchement le 29 juin 2022 et de ses suites et d'évaluer les préjudices qu'elle a subis, en lien direct avec cette prise en charge défectueuse.

Mme F soutient que la mesure d'expertise sollicitée est utile car elle a pour objectif de déterminer la date de consolidation de son état de santé du fait de sa prise en charge défaillante au centre hospitalier de Périgueux, également de déterminer, les séquelles dont elle est victime, la nature et l'étendue des préjudices subis afin, le cas échéant, d'engager une action en responsabilité.

Par deux mémoires en défense, enregistrés le 29 avril et le 4 juin 2024, le centre hospitalier de Périgueux, représenté par Me Catherine Tamburini-Bonnefoy déclare ne pas s'opposer aux opérations d'expertise, sous toute réserve de responsabilité et demande au juge des référés :

- d'étendre les opérations d'expertise :

- au docteur G C, gynécologue exerçant à titre libéral 4, place Francheville à Périgueux (24000) ;

- au Centre hospitalier universitaire de Limoges ;

- au Centre hospitalier universitaire de Bordeaux ;

Il demande en outre que la mission d'expertise soit confiée à un gynécologue-obstétricien, de préciser dans la mission d'expertise que le principe du contradictoire impose à chaque partie d'adresser toute pièce communiquée à l'expert, dans le même temps aux autres parties et sans pouvoir leur opposer le secret médical, que l'expert rédige un pré-rapport et que les dépens soient réservés.

Il soutient qu'une partie de la prise en charge de Mme F a été effectuée par le docteur G C et par les CHU de Limoges et de Bordeaux.

Par deux mémoires en défense, enregistrés le 16 mai et le 23 mai 2024, le Centre hospitalier universitaire de Limoges, représenté par Me Jean Valière Vialeix, demande :

-à titre principal sa mise hors de cause ;

-à titre subsidiaire déclare ne pas s'opposer aux opérations d'expertise, sous toute réserve de responsabilité et demande au juge des référés de répartir l'imputabilité entre les différents intervenants en cas de responsabilité plurifactorielle et de déterminer les débours et frais médicaux en relation directe et exclusive avec cet éventuel manquement en les distinguant expressément de ceux imputables à l'état initial.

-Il demande en outre au juge des référés de rejeter la demande indemnitaire de la Caisse primaire d'assurance maladie de Pau et de préciser la mission de l'expert comme suit : rechercher si un quelconque manquement aux règles de l'art peut être reproché au Centre hospitalier universitaire de Limoges, et, dans cette éventualité, de déterminer les préjudices strictement imputables à ce manquement en les distinguant des conséquences normalement prévisibles de la pathologie initiale, à l'exclusion de tout état antérieur et de toute cause étrangère.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 mai 2024, la caisse primaire d'assurance maladie de Pau, agissant pour le compte de la Caisse primaire d'assurance maladie de la Dordogne, déclare ne pas s'opposer à l'expertise et entend intervenir dans la présente instance pour demander le remboursement des prestations qu'elle a servi en application de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale.

Par un mémoire, enregistré le 8 juillet 2024, Mme G C déclare qu'elle tient à disposition du tribunal le dossier médical de Mme F.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 juillet 2024, le Centre hospitalier universitaire de Bordeaux, représenté par Me Marina Rodrigues, déclare ne pas s'opposer aux opérations d'expertise, sous les plus expresses réserves et protestations d'usage, demande que la mesure d'expertise sollicitée fonctionne aux frais avancés de Mme F et que l'expert désigné soit gynécologue obstétricien.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. David Katz, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

Sur la mesure d'expertise sollicitée :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ".

2. Mme F, enceinte, âgée de 36 ans au moment des faits, a été admise au Centre hospitalier de Périgueux le 28 juin 2022 et a accouché d'un garçon le 29 juin 2022 à 3H51 par voie basse après l'utilisation de ventouses pour défaut d'expulsion et anomalie du rythme cardiaque fœtal. Après la délivrance du placenta, il a été constaté une déchirure vaginale latérale nécessitant la réalisation d'une suture par surjet avec des points séparés. Mme F a alors consulté plusieurs praticiens dont le docteur G C, gynécologue-obstétricien exerçant à titre libéral, et des praticiens au Centre hospitalier de Périgueux, ainsi qu'au Centre hospitalier universitaire de Limoges et au Centre hospitalier universitaire de Bordeaux. Le professeur A, du Centre hospitalier universitaire de Bordeaux, a constaté une régression de l'incontinence urinaire et anale après la rééducation et proposé de réaliser l'exérèse de la bride vaginale rendant les relations sexuelles difficiles. Le 6 mars 2024, le Professeur A a réalisé une vaginoplastie. Mme F demande au juge des référés de prescrire une expertise aux fins de déterminer la nature et l'étendue des séquelles dont elle demeure atteinte en relation directe et certaine avec sa prise en charge au centre hospitalier de Périgueux et d'évaluer les éventuels préjudices qu'elle a subis, en lien direct avec cette prise en charge. Par suite, la mesure d'expertise médicale judiciaire demandée par Mme F, qui ne préjuge en rien des responsabilités encourues, est utile et entre dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Il y a lieu, dès lors, pour le juge des référés, d'y faire droit et de fixer la mission de l'expert comme précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.

Sur la mise en cause des centre hospitaliers universitaires de Limoges et de Périgueux :

3. Le centre hospitalier de Périgueux demande que les opérations d'expertise soient effectuées au contradictoire des centres hospitaliers universitaires de Limoges et de Bordeaux. Il résulte de l'instruction que plusieurs praticiens de ces établissements ont été consultés par Mme F. Dès lors que l'ensemble de la prise en charge doit être examinée pour déterminer d'éventuelles responsabilités, il y a lieu de faire droit à la demande de mise en cause.

Sur la mise en cause du docteur G C :

4. Dans l'hypothèse où une personne privée est attraite à l'expertise, le juge peut ordonner que les opérations soient menées à son contradictoire si elle n'est pas manifestement étrangère au litige susceptible d'être porté devant la juridiction administrative.

5. Le centre hospitalier de Périgueux demande que les opérations d'expertise soient effectuées au contradictoire du docteur G C, exerçant à titre libéral, 4, place Francheville 24 000 Périgueux. Il résulte de l'instruction que Mme F a consulté le 28 septembre 2022 le docteur C qui a constaté une bride vaginale fibreuse empêchant la rééducation périnéale et des difficultés sur le plan urinaire ainsi que sphinctérien et a adressé Mme F au Centre hospitalier de Périgueux. Ainsi le docteur C ne peut être regardé comme une personne manifestement étrangère au litige susceptible d'être engagé devant la juridiction administrative quant aux séquelles subies par l'intéressée, dès lors que l'ensemble de la prise en charge doit être examinée pour déterminer d'éventuelles responsabilités. Il y a donc lieu de faire droit à la demande de mise en cause.

Sur les frais d'expertise :

6. Il n'appartient pas au juge des référés de déterminer la charge des dépens de la mesure d'instruction qu'il ordonne. Par suite, les conclusions présentées par le Centre hospitalier universitaire de Bordeaux relatives aux dépens, doivent être rejetées.

O R D O N N E

Article 1er : Le docteur B D, est désigné en qualité d'expert. Il aura pour mission :

1°) de se faire communiquer tous documents relatifs à l'état de santé de Mme F et, notamment, tous documents relatifs au suivi médical, aux actes de soins, et aux diagnostics pratiqués sur elle lors de ses prises en charge par le centre hospitalier de Périgueux, par les centres hospitaliers universitaires de Limoges et de Bordeaux et par le docteur G C ; convoquer et entendre les parties et tous sachants ; procéder à l'examen sur pièces du dossier médical de Mme F ainsi qu'éventuellement à son examen clinique ; le cas échéant en présence du conseil de cette dernière, si celle-ci y consent ;

2°) de décrire l'état de santé de Mme F et les soins et prescriptions antérieurs à son admission au centre hospitalier de Périgueux, les conditions dans lesquelles elle a été prise en charge et soignée dans cet établissement ainsi que par les centres hospitaliers universitaires de Limoges et de Bordeaux et par le docteur G C ; décrire l'état pathologique de la requérante ayant conduit aux soins, aux interventions et aux traitements pratiqués ;

3°) de donner son avis sur le point de savoir si les diagnostics établis et les traitements, interventions et soins prodigués et leur suivi ont été consciencieux, attentifs, diligents et conformes aux données acquises de la science, et s'ils étaient adaptés à l'état de santé de Mme E ; donner notamment son avis sur la pertinence des diagnostics des équipes médicales du centre hospitalier de Périgueux ainsi que des centres hospitaliers universitaires de Limoges et de Bordeaux et du docteur C des, et l'utilité des gestes opératoires pratiqués ;

4°) de rechercher si un quelconque manquement aux règles de l'art peut être reproché aux centres hospitaliers universitaires de Limoges et de Bordeaux et au docteur C, et, dans cette éventualité, de déterminer les préjudices strictement imputables à ces manquements en les distinguant des conséquences normalement prévisibles de la pathologie initiale, à l'exclusion de tout état antérieur et de toute cause étrangère.

5°) de manière générale, réunir tous les éléments devant permettre de déterminer si les diligences nécessaires pour l'établissement d'un diagnostic exact ont été mises en œuvre ; rechercher si les interventions et actes médicaux pratiqués ont été exécutés conformément aux règles de l'art ;

6°) de donner son avis sur le point de savoir si le dommage corporel constaté a un rapport avec l'état initial de Mme F, ou l'évolution prévisible de cet état ; le cas échéant, déterminer la part du préjudice présentant un lien de causalité direct, certain et exclusif avec un manquement reproché aux établissements ou au médecin exerçant à titre libéral, en excluant la part des séquelles à mettre en relation avec la pathologie initiale, son évolution ou toute autre cause extérieure ;

7°) de donner son avis sur le point de savoir si le ou les manquements éventuellement constatés ont fait perdre à Mme F une chance sérieuse de guérison des lésions dont elle était atteinte ; donner son avis sur l'ampleur (pourcentage) de la chance perdue par Mme F de voir son état de santé s'améliorer ou d'éviter de le voir se dégrader en raison de ces manquements ;

8°) de dire si l'état de Mme F a entraîné une incapacité permanente partielle résultant de troubles physiologiques ou psychologiques et en préciser les dates de début et de fin, ainsi que le ou les taux ;

9°) d'indiquer à quelle date l'état de Mme F peut être considéré comme consolidé ; préciser s'il subsiste une incapacité permanente partielle et, dans l'affirmative, en fixer le taux, en distinguant la part imputable au manquement éventuellement constaté de celle ayant pour origine toute autre cause ou pathologie, eu égard notamment aux antécédents médicaux de l'intéressée ; dans le cas où cet état ne serait pas encore consolidé, indiquer, si dès à présent, une incapacité permanente partielle est prévisible et en évaluer l'importance ;

10°) de dire si l'état de Mme F est susceptible de modification en amélioration ou en aggravation ; dans l'affirmative, fournir toutes précisions utiles sur cette évolution, sur son degré de probabilité et dans le cas où un nouvel examen serait nécessaire, mentionner dans quel délai ;

11°) de donner son avis sur l'existence éventuelle de préjudices annexes (souffrances endurées, préjudice esthétique, préjudice sexuel, préjudice d'agrément spécifique, préjudice psychologique) et le cas échéant, en évaluer l'importance, en distinguant la part imputable au manquement éventuellement constaté de celle ayant pour origine toute autre cause ou pathologie, eu égard, notamment aux antécédents médicaux de l'intéressée ;

12°) de donner son avis sur la répercussion de l'incapacité médicalement constatée sur la vie personnelle et professionnelle de Mme F ;

13°) d'une manière générale, de recueillir tous éléments et faire toutes autres constatations utiles à l'examen des questions précédemment définies.

Article 2 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues aux articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il ne pourra recourir à un sapiteur sans l'autorisation préalable du président du tribunal administratif.

Article 3 : Préalablement à toute opération, l'expert prêtera serment dans les formes prévues à l'article R. 621-3 du code de justice administrative.

Article 4 : Les opérations d'expertise auront lieu contradictoirement entre Mme F, le centre hospitalier de Périgueux, les centres hospitaliers universitaires de Limoges et de Bordeaux, la caisse primaire d'assurance maladie de Pau et le docteur G C.

Article 5 : L'expert avertira les parties conformément aux dispositions de l'article R. 621-7 du code de justice administrative.

Article 6 : L'expert communiquera aux parties les conclusions qu'il envisage de tirer des constatations auxquelles il a procédé. Cette communication sera réalisée par la transmission d'un pré-rapport ou selon toute autre modalité équivalente. Après avoir accordé aux parties un délai leur permettant de faire valoir leurs observations, l'expert recueillera et consignera leurs dires dans un rapport définitif. Il déposera le rapport définitif au greffe par voie électronique dans un délai de six mois à compter de la notification de la présente ordonnance. Des copies seront notifiées par l'expert aux parties intéressées. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique. L'expert justifiera auprès du tribunal de la date de réception de son rapport par les parties.

Article 7 : Les frais et honoraires de l'expertise seront mis à la charge de la ou des parties désignées dans l'ordonnance par laquelle le président du tribunal liquidera et taxera ces frais et honoraires.

Article 8 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 9 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme F H, au centre hospitalier de Périgueux, aux centre hospitaliers universitaires de Limoges et de Bordeaux, à la caisse primaire d'assurance maladie de Pau, au docteur G C et au docteur B D, expert.

Fait à Bordeaux, le 19 novembre 2024.

Le juge des référés,

David Katz

La République mande et ordonne à la ministre de la santé et de l'accès aux soins en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions