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AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2402624

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2402624

jeudi 18 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2402624
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Avocat requérantMEAUDE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 18 avril 2024, M. C B, représenté par Me Meaude, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'ordonner la suspension de l'arrêté du 9 janvier 2024 par lequel le préfet de la Gironde a pris à son encontre une obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit de retourner en France ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros, à verser à Me Meaude, en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que celle-ci renonce au bénéfice de la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.

Il soutient que :

- l'urgence est constituée car M. A a formé une demande d'asile en Belgique ;

- il existe une atteinte au droit d'asile car il est demandeur d'asile en Autriche.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Katz, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.

2. M. B, ressortissant marocain qui expose au juge des référés avoir fait une demande d'asile en Autriche, prétend qu'il existe une urgence à suspendre l'exécution de la mesure d'éloignement dont il a fait l'objet le 9 janvier 2024 pour la raison que M. A a formé une demande d'asile en Belgique, sans même préciser qui est cette dernière personne. Dans ces conditions, aucune situation d'urgence propre à justifier l'intervention du juge des référés à très bref délai ne se trouve caractérisée. Par suite, la requête de M. B, en toutes ses conclusions, doit être rejetée selon la procédure prévue par l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il y ait lieu d'admettre provisoirement le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

ORDONNE :

Article 1er : M. B n'est pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B et à Me Meaude.

Fait à Bordeaux, le 18 avril 2024.

Le juge des référés,

D. Katz

La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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