LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2403565

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2403565

jeudi 19 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2403565
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
FormationJuge social

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d'un recours en plein contentieux contre le refus de remise gracieuse d'un indu d'allocation de logement sociale. La juridiction constate que, durant la procédure, la CAF a accordé une remise partielle et un remboursement, éteignant ainsi la dette. En conséquence, le tribunal prononce un non-lieu à statuer, la requête ayant perdu son objet.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 5 juin 2024, Mme A... B... demande au tribunal d’annuler la décision du 22 avril 2024 par laquelle la caisse d’allocations familiales de la Gironde a refusé de lui accorder une remise gracieuse de sa dette relative à un indu d’allocation de logement sociale d’un montant de 696 euros, et de lui accorder la remise de sa dette si mieux n’aime de mettre en place un échelonnement.

Elle soutient que :
- elle a pour seules ressources une allocation chômage d’un montant de 620 euros ;
- sa situation d’extrême précarité fait obstacle au remboursement de sa dette sauf à mettre en péril sa subsistance et celle de sa famille ;
- le cas échéant, un échelonnement adapté à ses capacités doit être mis en place.

Par un mémoire en défense enregistré le 25 février 2026, la caisse d’allocations familiales de la Gironde conclut au non-lieu à statuer.

Elle fait valoir que l’indu est fondé mais qu’après un nouvel examen, cet indu a fait l’objet d’une remise gracieuse partielle à hauteur de 606 euros, permettant l’extinction du solde de la dette.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Willem, premier conseiller, en application des dispositions de l’article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience publique qui s’est tenue le 5 mars 2026 à 14 heures 15.

Le rapport de M. Willem, magistrat désigné, a été entendu au cours de l’audience publique.

En l’absence des parties, la clôture de l’instruction est intervenue après appel de l’affaire à l’audience en application des dispositions de l’article R. 772-9 du code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Mme B... était connue de la caisse d’allocations familiales (CAF) de la Gironde comme étant en couple sans enfant à charge. Le foyer a bénéficié de l’allocation de logement sociale pour la location de sa résidence. Mme B... ayant déclaré le 11 octobre 2022 la séparation du couple à compter du 25 septembre 2022, et après recalcul du droit à l’allocation, un indu d’allocation de logement sociale a été notifié le même jour à Mme B... pour un montant de 808 euros au titre de la période allant d’avril 2021 à septembre 2022. Le 30 octobre 2023, l’intéressée a sollicité la remise gracieuse de cette dette. Par décision du 22 avril 2024, la directrice de la caisse d’allocations familiales a rejeté sa demande à hauteur du solde restant dû de la dette soit, compte tenu des retenues sur prestations, la somme de 696 euros. Mme B... demande au tribunal d’annuler cette décision et de lui accorder une remise de sa dette, sinon un échelonnement adapté à ses capacités financières.

2. Toutefois, il résulte de l’instruction qu’en cours d’instance, après réexamen de la situation et la prise en compte de ce que le trop-versé avait été généré par le système informatique de l’organisme, la CAF de la Gironde a accordé à Mme B..., d’une part, une remise gracieuse partielle de 75%, soit 606 euros, d’autre part, a remboursé à l’intéressée la somme de 115 euros correspondant à la différence entre les sommes déjà prélevées en remboursement de la dette à hauteur de 317 euros et excédant la somme de 202 euros laissée à sa charge au titre de l’indu. Le bien-fondé de cet indu n’étant pas contesté et la dette éteinte à la date du présent jugement, Mme B... doit ainsi être regardée dans les circonstances particulières de l’espèce comme ayant obtenu satisfaction. Par conséquent, la requête a perdu son objet en cours d’instance et il n’y a plus lieu d’y statuer.


DÉCIDE :



Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme A... B....




Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A... B... et à la caisse d’allocations familiales de la Gironde.

Rendu public par mise à disposition au greffe 19 mars 2026.



Le magistrat désigné,

E. WILLEM
La greffière,

P. GAULON



La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,

La greffière,


Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions