LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2405014

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2405014

vendredi 16 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2405014
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantBEGUIN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A, élue municipale d'opposition non inscrite, qui demandait au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'ordonner au maire de Bordeaux de lui attribuer un local permanent et un espace d'expression dans le magazine municipal. En défense, la commune a fait valoir que les demandes de Mme A avaient été satisfaites entre-temps. Le tribunal a constaté que les mesures sollicitées étaient devenues sans objet, prononçant ainsi un non-lieu à statuer sur la requête.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 7 aout 2024, Mme B A, représentée par Me Bouyer, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner au maire de Bordeaux de lui attribuer un local administratif permanent pour l'exercice de son mandat d'élue municipale d'opposition dans un délai de huit jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

2°) d'ordonner au maire de Bordeaux de lui réserver un espace d'expression au sein du magazine municipal " Bordeaux Mag " pour les éditions à venir à compter de la notification de l'ordonnance, sous astreinte de 1 000 euros par édition bimestrielle de retard ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Bordeaux une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- elle a un intérêt à agir ;

- l'urgence est constituée en raison de la préparation de la campagne électorale qui débutera en 2025 et des travaux sur le bâtiment de l'Athénée municipal à compter de septembre 2024 qui ne lui permettront plus d'utiliser ses locaux ;

- les mesures sollicitées ne font obstacle à aucune décision administrative, le maire n'ayant pas rendu de décision de rejet ;

- elle remplit les conditions légales pour se voir attribuer des moyens qui sont mis à la disposition de tous les autres conseillers d'opposition, à savoir la mise à disposition d'un local permanent pour l'exercice de son mandat d'élue municipale d'opposition et la réservation d'un espace d'expression dans le magazine de la commune que le juge doit ordonner.

Par un mémoire en défense enregistré le 13 aout 2024, la commune de Bordeaux, représentée par Me Beguin, conclut à titre principal au non-lieu à statuer sur la requête de Mme A, à titre subsidiaire à son rejet et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la requérante sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- les demandes dont Mme A a saisi le juge des référés ont été satisfaites ;

- subsidiairement, les conditions prévues par l'article L. 521-3 du code de justice administrative ne sont pas remplies.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Aurélie Chauvin, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.

1. Mme A a été candidate aux élections municipales de 2020 à Bordeaux, en quatrième position sur la liste " Bordeaux en luttes " conduite par M. C, laquelle a obtenu trois sièges au conseil municipal. En raison de la démission, le 14 décembre 2021, du troisième conseiller municipal élu sur cette liste, elle a été appelée à le remplacer et a informé le maire de Bordeaux qu'elle siègerait au conseil municipal en tant que non inscrite, compte tenu de dissensions internes au sein de l'association " collectif Bordeaux en luttes ". Elue n'appartenant pas à la majorité municipale, ni désormais au groupe " Bordeaux en luttes ", Mme A a sollicité du maire de Bordeaux en novembre 2023, puis de nouveau en mars 2024, et enfin, par lettre recommandée avec accusé de réception du 28 mai 2024, la mise à disposition d'un local administratif permanent pour l'exercice de son mandat et la réservation d'un espace d'expression au sein du magazine municipal " Bordeaux Mag " à chacune de ses parutions, en application des dispositions des articles L. 2121-27 et L. 2127-27-1 du code général des collectivités territoriales. Par courrier du 8 juillet 2024, le maire de Bordeaux a répondu à Mme A que des propositions de mise à disposition d'un local lui avaient été faites et que les conditions et modalités d'utilisation d'un espace réservé au sein du magazine municipal étaient en cours d'examen. Par la présente requête, Mme A demande au juge des référés d'ordonner au maire de Bordeaux, sous astreinte, de lui attribuer un local administratif permanent pour l'exercice de son mandat d'élue municipale d'opposition et de lui réserver un espace d'expression au sein du magazine municipal " Bordeaux Mag " pour les éditions à venir.

2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ". Saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, prescrire toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d'injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse. Le juge des référés, saisi en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour prendre en cas d'urgence toute mesure utile, peut se prononcer sans tenir d'audience publique.

3. Lorsque le juge des référés a estimé, au vu de la requête dont il est saisi, qu'il y avait lieu, non de la rejeter en l'état pour l'un des motifs mentionnés à l'article L. 522-3 du code de justice administrative, mais d'engager la procédure prévue à l'article L. 522-1 de ce code, il lui incombe de poursuivre cette procédure et, notamment, de tenir une audience publique. Il en va différemment lorsque, après que cette procédure a été engagée, intervient un désistement ou un évènement rendant sans objet la requête. Dans ce cas, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte du désistement ou constater un non-lieu sans tenir d'audience.

4. Il résulte de l'instruction que par courrier recommandé du 9 aout 2024, également transmis à Mme A par courriel le 12 aout 2024, soit postérieurement à l'introduction de sa requête et de la mise au rôle de l'affaire, le maire de Bordeaux a informé la requérante d'une part, de la mise à disposition sans frais d'un bureau dédié à ses besoins d'élue au sein de l'espace Simone Noailles, situé 47 rue Pierre Trébord à Bordeaux, précisant que les clés étaient immédiatement disponibles auprès des services de la vie associative et, d'autre part, de ce qu'une tribune lui était accessible au titre de son droit d'expression dans le magazine municipal " Bordeaux Mag " et l'a invitée à transmettre le texte qu'elle souhaite publier en se rapprochant des services de la direction de la communication de la ville pour connaitre les caractéristiques et les modalités de cette transmission. Dans ces conditions, les demandes de Mme A doivent être regardées comme ayant été satisfaites et les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte de sa requête sont devenues sans objet. Il n'y a donc plus lieu d'y statuer.

5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions des parties présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte de Mme A.

Article 2 : Les conclusions des parties présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A et à la commune de Bordeaux.

Fait à Bordeaux, le 16 aout 2024

La juge des référés,

A. CHAUVIN

La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions