vendredi 23 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2405148 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SELARL BOISSY AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 14 août 2024, la commune de Bègles, représentée par Me Boissy, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre aux occupants sans droit ni titre installés sur le terrain situé rue Louis Blériot à Bègles et correspondant aux parcelles cadastrées BN n° 36 et n° 50 de libérer les lieux sans délai, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance à venir.
Elle soutient que :
* la requête est recevable ;
* la mesure demandée est urgente ;
* la mesure demandée est utile ;
* la mesure ne se heurte à aucune contestation sérieuse.
La requête a été communiquée, par voie administrative, aux occupants sans droit ni titre, qui n'ont pas produit de mémoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
* le code général de la propriété des personnes publiques ;
* le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif a désigné M. Naud, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référés.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
* le rapport de M. Naud, juge des référés ;
* les observations de Me Dubois, pour la commune de Bègles, qui confirme ses écritures et soutient, en outre, que les lieux sont toujours occupés dans les mêmes conditions.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".
2. Lorsque le juge des référés est saisi, sur le fondement de ces dispositions, d'une demande d'expulsion d'un occupant du domaine public, il lui appartient de rechercher si, au jour où il statue, cette demande présente un caractère d'urgence et ne se heurte à aucune contestation sérieuse.
3. Il résulte de l'instruction et notamment du procès-verbal de constat d'huissier du 13 août 2024 qu'un groupe de gens du voyage a investi avec une trentaine de véhicules et caravanes un terrain situé rue Louis Blériot à Bègles et correspondant aux parcelles cadastrées BN n° 36 et n° 50. Ce site, sur lequel est aménagé le parc des Berges doté notamment d'un sentier pédestre et de jeux pour enfants, appartient au domaine public de la commune de Bègles. Il constitue une bande de terrain bordée d'un côté par la Garonne et de l'autre par un grand centre commercial, ainsi qu'une crèche notamment. La présence des occupants et leur mode d'installation mettent en péril l'état du site tel qu'il est aménagé, de surcroît pendant la période estivale où le parc est particulièrement fréquenté, et portent ainsi atteinte à l'utilisation par les usagers de ces aménagements conformément à leur destination. Par ailleurs, les occupants ont procédé à des branchements sauvages aux réseaux d'eau et d'électricité, en particulier à partir de bornes d'incendie, ce qui augmente le risque d'incendie pour les usagers mais également pour les riverains. Enfin, en l'absence d'installation sanitaire, le campement ne présente pas des garanties de salubrité suffisantes. Dans ces conditions, les conditions d'urgence et d'utilité exigées par l'article L. 521-3 du code de justice administrative sont remplies, sans que la mesure sollicitée ne se heurte à aucune contestation sérieuse.
4. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de faire droit à la demande de la commune de Bègles et d'enjoindre aux occupants sans droit ni titre du terrain situé rue Louis Blériot à Bègles et correspondant aux parcelles cadastrées BN n° 36 et n° 50 de libérer les lieux sans délai, sous astreinte de 50 euros par personne et par jour de retard à compter de l'expiration d'un délai de 48 heures suivant la notification de la présente ordonnance.
ORDONNE :
Article 1er : Il est enjoint aux occupants sans droit ni titre du terrain situé rue Louis Blériot à Bègles et correspondant aux parcelles cadastrées BN n° 36 et n° 50 d'évacuer sans délai les lieux, sous astreinte de 50 euros par personne et par jour de retard à l'expiration d'un délai de 48 heures à compter de la notification de la présente ordonnance.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Bègles et aux occupants sans droit ni titre du lieu concerné.
Fait à Bordeaux, le 23 août 2024.
Le juge des référés,
G. NAUD
La greffière,
C. GIOFFRÉ
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026