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Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2405929

mardi 15 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2405929
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision du préfet de la Gironde du 20 août 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation. La requérante invoquait des difficultés à produire les documents demandés et une erreur d’adresse, mais le tribunal a jugé qu’elle ne critiquait pas utilement le motif de classement fondé sur l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. En l’absence de moyens sérieux, la requête a été considérée comme manifestement irrecevable et rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 23 septembre 2024, Mme B A doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 20 aout 2024 par laquelle le préfet de la Gironde a procédé au classement sans suite de sa demande en vue d'acquérir la nationalité française.

Elle soutient que :

- elle n'a pas pu produire les documents demandés dans leur intégralité ;

- il y a une erreur sur son adresse dès lors qu'elle réside à Lodève (34700) et non à Macau (33460), de sorte que sa demande dépend de la préfecture de l'Hérault à qui elle demande de transférer son dossier.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : ()7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ()".

2. A l'appui de sa requête, Mme A reconnait n'avoir pas été en mesure de produire dans leur intégralité les documents demandés en vue de compléter sa demande de naturalisation et ne critique pas utilement le motif de classement sans suite auquel a procédé le préfet de la Gironde par la décision du 20 aout 2024 attaquée, en application de l'article 40 du décret du 30 décembre 1993. Dès lors, cette requête est entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit être rejetée en application des dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Copie sera adressée au préfet de la Gironde.

Fait à Bordeaux, le 15 octobre 2024.

La présidente de la 5ème chambre

A. Chauvin

La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,