LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2406891

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2406891

mardi 10 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2406891
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation5ème Chambre

Résumé IA

Retrait d'agrément d'assistante maternelle pour alcoolisme. Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de Mme B... contre la décision du président du conseil départemental de Lot-et-Garonne du 27 septembre 2024. Le tribunal estime que, sur le fondement des articles L. 421-3 et L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles, la consommation excessive et récurrente d'alcool de l'intéressée, même en dehors de son activité professionnelle, compromet la sécurité, la santé et l'épanouissement des enfants accueillis, justifiant ainsi le retrait sans erreur d'appréciation.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 6 novembre 2024, Mme A... B... doit être regardée comme demandant au tribunal d’annuler la décision du 27 septembre 2024 par laquelle le président du conseil départemental de Lot-et-Garonne a procédé au retrait de son agrément d’assistante maternelle.

Elle soutient que la décision attaquée est entachée d’une erreur d’appréciation dès lors que les évènements en cause ne sont pas liés à son activité professionnelle, qu’elle est très investie dans son travail et a toujours veillé au bien-être des enfants accueillis.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 novembre 2025, le conseil départemental de Lot-et-Garonne, représenté par son président en exercice, conclut au rejet de la requête.

Il soutient que le moyen soulevé par Mme B... n’est pas fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Péan,
- les conclusions de Mme Blanchard, rapporteure publique.


Considérant ce qui suit :

Mme A... B... a été agréée en qualité d’assistante maternelle par le président du conseil départemental de Lot-et-Garonne le 1er août 2022 pour l’accueil de quatre mineurs à la journée. Cet agrément a été modifié le 23 janvier 2024 s’agissant de l’adresse de l’intéressée. A la suite d’un signalement du substitut du procureur de la République, le président du conseil départemental de Lot-et-Garonne a décidé le 22 mai 2024 de suspendre l’agrément de Mme B.... Par une décision du 27 septembre 2024, cette même autorité a, après avoir recueilli l’avis de la commission consultative paritaire départementale, procédé au retrait de son agrément. Par la présente requête, Mme B... demande au tribunal d’annuler cette décision.

Aux termes de l’article L. 421-3 du code de l’action sociale et des familles : « (…) L'agrément est accordé (…) si les conditions d'accueil garantissent la sécurité, la santé et l'épanouissement des mineurs et majeurs de moins de vingt et un ans accueillis, en tenant compte des aptitudes éducatives de la personne. (…) ». Aux termes de l’article L. 421-6 du même code : « (…) Si les conditions de l'agrément cessent d'être remplies, le président du conseil départemental peut, après avis d'une commission consultative paritaire départementale, modifier le contenu de l'agrément ou procéder à son retrait. En cas d'urgence, le président du conseil départemental peut suspendre l'agrément. Tant que l'agrément reste suspendu, aucun enfant ne peut être confié. / Toute décision de retrait de l'agrément, de suspension de l'agrément ou de modification de son contenu doit être dûment motivée et transmise sans délai aux intéressés. (…) ».

Il ressort des pièces du dossier que le conseil départemental de Lot-et-Garonne a été informé, le 21 mai 2024, par le substitut du Procureur de la République du tribunal judiciaire d’Agen qu’une altercation avec son conjoint, et en présence de sa fille ainée, avait eu lieu au domicile de Mme B... le vendredi 17 mai 2024. A la suite de cette altercation, les services de la gendarmerie de Marmande ont ouvert une enquête de flagrance et auditionné Mme B... ainsi que son conjoint et sa fille ainée. Il ressort des procès-verbaux d’audition que Mme B... a une consommation d’alcool particulièrement importante le week-end, jusqu’à 7 à 8 litres d’alcool par jour selon ses propres déclarations. En outre, son conjoint et sa fille ont indiqué que les difficultés liées à l’alcool rencontrées par Mme B... sont à l’origine de chutes ou de blessures, de pertes de mémoire et de comportements agressifs. Il ressort de ces mêmes pièces que le problème d’éthylisme de l’intéressée est ancien et récurrent puisqu’elle bénéficié d’une cure en lien avec l’alcool cinq ans auparavant. Outre que ces faits ne sont pas contestés, il ressort du compte rendu de l’entretien mené au domicile de l’intéressée le 4 juillet 2024 avec un médecin et une puéricultrice que Mme B... a reconnu avoir une consommation excessive d’alcool le week-end, a indiqué « avoir un problème avec l’alcool » et ne pas pouvoir être en mesure de travailler actuellement. Dans ces conditions, alors même qu’aucun incident ne s’est produit en présence des enfants accueillis et en dépit de la production d’une attestation d’un parent faisant état de sa satisfaction, c’est sans commettre d’erreur d’appréciation que le président du conseil départemental a considéré que Mme B... n’offrait plus des conditions d’accueil garantissant la sécurité, la santé et l'épanouissement des mineurs qui lui étaient confiés et a retiré son agrément. Par suite, le moyen tiré de l’erreur d’appréciation ne peut qu’être écarté.

Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme B... doit être rejetée.


D E C I D E :


Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A... B... et au conseil départemental de Lot-et-Garonne.


Délibéré après l'audience du 27 janvier 2026, à laquelle siégeaient :

- Mme Chauvin, présidente,
- Mme Péan, première conseillère,
- Mme Lorrain Mabillon, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 février 2026.


La rapporteure,

C. PÉAN
La présidente,

A. CHAUVIN


La greffière,




C. JANIN



La République mande et ordonne préfet de Lot-et-Garonne en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,
La greffière,


Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions