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Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2406927

mercredi 27 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2406927
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B et Mme C, qui demandaient une nouvelle correction de la copie de leur fils à l'épreuve anticipée de français du baccalauréat 2024. Les requérants invoquaient une erreur matérielle, mais le tribunal a jugé qu'il ne lui appartient pas de contrôler l'appréciation souveraine d'un jury sur les mérites des candidats. La requête a été considérée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 9 et 18 novembre 2024, M. D B et Mme F C demandent au tribunal d'organiser une nouvelle correction de la copie de leur fils A E à l'épreuve anticipée de français du baccalauréat session 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4 Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ".

2. M. B et Mme C demandent au tribunal d'organiser une nouvelle correction de la copie de leur fils A E à l'épreuve anticipée de français du baccalauréat session 2024 en faisant valoir qu'il existe une erreur matérielle, l'appréciation du correcteur ainsi que la note, mentionnées sur la copie sont celles d'un autre élève et ne correspondent en aucun point à la copie de leur fils A. Toutefois, il n'appartient pas au tribunal de contrôler l'appréciation souveraine portée par un jury sur les mérites des candidats.

3. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B et Mme C est manifestement irrecevable et doit, par suite, être rejetée en faisant application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B et Mme C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D B et Mme F C.

Fait à Bordeaux, le 27 novembre 2024.

Le président de la 3ème chambre,

D. FERRARI

La République mande et ordonne à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,