Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... pour contester une décision du préfet de la Gironde suspendant son permis de conduire pour six mois. Le préfet a informé le tribunal avoir retiré cette décision et restitué le permis, rendant le litige sans objet. Invité à confirmer le maintien de sa requête, M. A... n'a pas répondu dans le délai imparti. En application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de son désistement d'instance.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 novembre 2024, M. B... A... demande au tribunal d’annuler la décision en date du 11 septembre 2024 par laquelle le préfet de la Gironde a prononcé à son encontre une suspension de permis de conduire pour une durée de 6 mois.
Par un mémoire en défense enregistré le 1er décembre 2025, le préfet de la Gironde conclut au non-lieu à statuer sur la requête
Il informe le tribunal qu’il a accordé une suite favorable à la demande du requérant. La décision a été retirée et le permis de conduire a été restitué.
Par une lettre du 2 décembre 2025, le président du tribunal a demandé à M. A..., en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, de confirmer expressément le maintien des conclusions de sa requête dans le délai d’un mois.,
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : / 1 donner acte des désistements ; (...) ».
2. Aux termes de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative : « Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (…) peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ».
3. Aux termes de l’article R. 611-8-2 du même code : « Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier. ». Aux termes de l’article R. 611-8-6 du même code : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles. ».
4. En dépit de la demande adressée le 2 décembre 2025 par le président du tribunal par le biais de l’application Télérecours citoyen et réputée avoir été notifiée deux jours ouvrés plus tard en application de l’article R. 611-8-2 du code de justice administrative, M. A... n’a pas, à l’expiration du délai d’un mois qui lui était imparti, confirmé le maintien de ses conclusions. Dans ces conditions il doit être regardé comme s’étant désisté de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d’instance de M. A....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au préfet de la Gironde.
Fait à Bordeaux, le 13 janvier 2026
Le président,
G. CORNEVAUX
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
la greffière,