Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 24 juillet 2024 lui interdisant l’acquisition et la détention d’armes. Le préfet ayant levé cette interdiction le 10 décembre 2024, avant la communication de la requête, M. A... s’est désisté de son action. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de frais irrépétibles présentée par M. A... au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 2 décembre 2024, M. B... A..., représenté par Me Noray-Espeig, demande au tribunal :
1°) d’annuler l’arrêté du préfet de la Gironde du 24 juillet 2024 portant interdiction d’acquisition et de détention d’armes, de munitions et de leurs éléments et inscription au fichier national des interdits d’acquisition et de détention d’armes ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux du 29 août 2024 ;
2°) d’enjoindre au préfet de la Gironde de supprimer son inscription au fichier national des interdits d’acquisition et de détention d’armes ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 3 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 septembre 2025, le préfet de la Gironde conclut au non-lieu à statuer.
Il soutient qu’il a levé l’interdiction en litige par une décision du 10 décembre 2024.
Par un mémoire, enregistré le 29 septembre 2025, M. A... déclare se désister de son l’action et maintien ses conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 17 novembre 2025, le préfet de la Gironde conclut au rejet de la demande présentée sur le fondement de l’article L. 761-1 dès lors que sa décision du 10 décembre 2025 est intervenue avant que ne lui soit communiquée la requête le 13 décembre 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1 donner acte des désistements (…) ».
2. Par un mémoire enregistré le 29 septembre 2025, M. A... a déclaré se désister de l’action relatives à ses conclusions en annulation. Ce désistement est pur et simple et rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
3. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce de mettre à la charge de l’Etat le versement de la somme demandée par M. A... au titre des dispositions de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d’instance et d’action des conclusions à fin d’annulation de M. A....
Article 2 : Les conclusions tendant à l’application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au préfet de la Gironde
Fait à Bordeaux, le 26 février 2026.
La présidente de la 6ème chambre,
C. BROUARD-LUCAS
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier,