vendredi 27 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2407764 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 décembre 2024, M. B A, représenté par Me Thiam, demande au tribunal :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté du préfet de la Gironde du 6 novembre 2024 en tant qu'il refuse de renouveler le titre de séjour qu'il lui avait accordé ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Gironde de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour dans l'attente de la décision au fond du tribunal sur son recours en annulation contre l'arrêté en litige, dans le délai de 48 heures à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est remplie dès lors que la décision en litige l'empêche de travailler, et ce alors qu'il est père de deux enfants dont il contribue à l'entretien et l'éducation ;
- le signataire de la décision en litige ne justifie pas d'une délégation expresse régulièrement publiée ;
- la décision en litige est insuffisamment motivée et témoigne d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- la décision en litige a été prise en méconnaissance du droit d'être entendu ;
- la décision en litige méconnaît l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision en litige méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ;
- la décision en litige est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;
- la décision en litige méconnaît l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la décision en litige méconnaît l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire, enregistré le 24 décembre 2024, le préfet de la Gironde conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu :
- la requête n° 2407450, enregistré le 6 décembre 2024, par laquelle M. A demande l'annulation de la décision du 6 novembre 2024 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Roussel Cera, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Roussel Cera, juge des référés ;
- les observations de Me Thiam, représentant M. A, présent à l'audience, qui conclut aux mêmes fins que sa requête par les mêmes moyens ;
- le préfet de la Gironde n'étant ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, de nationalité sénégalaise, est entré régulièrement en France en mai 2011, et a obtenu un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", dont le dernier expirait le 7 juillet 2024. Il demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de l'arrêté du préfet de la Gironde du 6 novembre 2024 en tant qu'il a refusé de renouveler son titre de séjour.
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
3. En l'état de l'instruction, aucun des moyens invoqués tels qu'énoncés dans les visas n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée. Par suite, sans qu'il soit besoin de statuer sur la condition d'urgence, la requête doit être rejetée, y compris les conclusions à fin d'injonction ainsi que celles tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de la Gironde.
Fait à Bordeaux, le 27 décembre 2024.
Le juge des référés,
R. ROUSSEL CERA La greffière,
C. GIOFFRE
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076
03/08/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781
03/08/2026