vendredi 5 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2408076 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 décembre 2024, M. A B doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des cotisations de taxes foncière sur les propriétés bâties et de taxes d'enlèvements sur les ordures ménagères auxquelles il a été assujetti au titre des années 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 ;
2°) d'engager la responsabilité des agents de l'administration fiscale de la Dordogne qui ont eu à traiter son dossier ainsi que celle d'un notaire liquidateur ;
3°) de condamner l'Etat au paiement d'indemnités concernant son préjudice moral ainsi qu'au remboursement des diverses photocopies et courriers envoyés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement () peuvent, par ordonnance, () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ".
Sur les conclusions tendant à la mise en cause de la responsabilité personnelle d'agents publics et d'un notaire liquidateur :
2. Il n'appartient pas à la juridiction administrative de se prononcer sur les conclusions qui mettent en cause la responsabilité personnelle des agents publics ou fonctionnaires ou notaire liquidateur. Les conclusions tendant à la mise en cause de la responsabilité personnelle d'agents publics et d'un notaire liquidateur ne peuvent ainsi qu'être rejetées comme portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
Sur les conclusions à fin de décharge et d'indemnisation :
3. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision contestée. ".
4. En l'espèce, il résulte de l'instruction que M. B a fait l'objet de décisions de rejet de ses réclamations, le 6 décembre 2018 concernant la taxe d'enlèvement sur les ordures ménagères de la même année, le 3 août 2022 concernant ses réclamations sur les taxes foncières et taxes d'enlèvement des ordures ménagères des années allant de 2018 à 2020, le 6 juillet 2022 concernant ces mêmes cotisations au titre de l'année 2021, le 4 janvier 2024, de nouveau pour les mêmes cotisations au titre de l'année 2022. Enfin, sa réclamation concernant la taxe foncière au titre de l'année 2023 a été rejetée le 20 février 2024, rejet dont il a accusé réception le 27février suivant. Si l'intéressé a fait une nouvelle réclamation concernant la cotisation au titre de l'année 2023, l'administration fiscale a confirmé le rejet de celle-ci le 6 mai 2024, confirmation qui dès lors qu'elle a déjà fait l'objet d'une première décision de rejet notifiée, n'a pas eu pour objet de proroger le délai de recours contentieux. Par suite, la requête de M. B ayant été enregistrée le 30 décembre 2024, il n'a pas respecté le délai de deux mois mentionné au point précédent à la suite du rejet de l'ensemble de ses réclamations, il s'ensuit que ces conclusions aux fins de décharge ne peuvent qu'être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'indemnisation.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Bordeaux, le 5 septembre 2025.
Le président de la 3ème chambre,
D. FERRARI
La République mande et ordonne à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026