mardi 21 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2500181 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | BOYANCÉ |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 13 et 20 janvier 2025, le préfet de la Gironde demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, l'expulsion, sous un délai de 8 jours, de Mme F B du logement qu'elle occupe avec ses enfants de manière irrégulière, situé 13 rue Léon Jouhaux, appartement 190, centre d'accueil des demandeurs d'asile (CADA) géré par le groupe SOS Solidarités à Bordeaux.
2°) d'autoriser le recours à la force publique pour procéder à l'évacuation forcée des lieux passé ce délai de 8 jours ;
3°) d'autoriser le préfet de la Gironde à donner toutes instructions au groupe SOS Solidarités, gestionnaire du CADA, afin de débarrasser les lieux des biens meubles s'y trouvant, aux frais et risques des occupants, à défaut pour eux de les avoir emportés.
Le préfet de la Gironde soutient que :
- la demande relève de la compétence du juge administratif en vertu de l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- Mme Aurore Le Bonnec, secrétaire générale de la préfecture de la Gironde a reçu délégation de signature par un arrêté du 12 novembre 2024 à l'effet de signer notamment les requêtes et mémoires ;
- M. C D, directeur départemental de l'emploi, du travail et des solidarités de la Gironde était habilité à signer la mise en demeure adressée à Mme B en vertu de l'article 3 de l'arrêté du 1er septembre 2023 ;
- les occupants ayant été régulièrement mis en demeure de quitter le logement, la requête est recevable en vertu des articles L. 551-12 et R. 552-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la mesure demandée présente un caractère d'utilité et d'urgence dès lors que les capacités en centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) et hébergements d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA) de la Gironde sont saturées ; compte tenu du nombre de demandeurs d'asile et de personnes vulnérables concernées, le fonctionnement du dispositif exige de la fluidité ; le maintien d'occupants déboutés du droit d'asile compromet l'objectif d'égal accès aux usagers ;
- la mesure demandée ne se heurte à aucune contestation sérieuse, en application de l'article L. 552-15 du code précité, dès lors que l'occupant ne dispose d'aucun droit à se maintenir dans le logement ; Mme B ainsi que ses enfants étrangers ont vu leur demande d'asile rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), rejet confirmé par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) ; par une lettre du 10 juin 2024 notifiée le 17 juillet 2024, les occupants ont été mis en demeure de quitter le logement ; en outre, sa demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français a été rejetée par un arrêté du 22 octobre 2022.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 janvier 2025, Mme B, représentée par Me Boyancé, conclut :
- au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
- à titre principal, au rejet de la requête ;
- à titre subsidiaire, à ce qu'il lui soit donné un délai de six mois pour quitter le logement qu'ils occupent ;
- à ce qu'il soit mis à la charge de l'Etat le versement à son conseil ou, subsidiairement, à elle-même, d'une somme de 1 200 euros au titre de l'article 37 alinéa 2 de la loi relative à l'aide juridictionnelle et de l'article L761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que
- la compétence de l'auteur de la requête n'est pas établie :
- la simple référence aux derniers chiffres relatifs au volume des demandes d'asile ne suffit pas à caractériser l'utilité et l'urgence de la demande du préfet ;
- il existe des contestations sérieuses : il appartient à la préfecture de justifier de la compétence du signataire de la lettre de mise en demeure qui lui a été adressée ; sa situation est exceptionnelle dès lors qu'elle vit seule avec ses 5 enfants dont 4 sont scolarisés et n'a pas de solution de relogement ; elle a déjà vécu en France en situation régulière de 2015 à 2016 mais sa précédente demande de titre de séjour a été rejetée en 2022 sans qu'elle en ait été informée avant l'année 2024 ; elle n'a plus d'attache au Nigéria depuis le décès de sa mère en 2020 et de son père en 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Gay, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu, au cours de l'audience publique tenue le mardi 21 janvier 2025 à 10h00, en présence de Mme Souris, greffière d'audience :
- Mme Gay, juge des référés, en son rapport ;
- Mme A, représentant la préfecture de la Gironde, qui conclut aux mêmes fins et par les mêmes moyens que dans requête ;
- Me Boyancé, pour Mme B, qui maintient ses écritures en défense.
L'instruction a été close à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire :
1. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu d'admettre, à titre provisoire, Mme B au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :
2. Par un arrêté du préfet de la Gironde du 12 novembre 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial n°33-2024-11-12-00003 du même jour, Mme Aurore Le Bonnec, secrétaire générale de la préfecture de la Gironde, et signataire de la requête introductive d'instance, bénéficiait d'une délégation à l'effet de signer notamment les requêtes et mémoires concernant les attributions de l'Etat dans le département de la Gironde. Par suite, la fin de non-recevoir opposée par Mme B et tirée de l'incompétence de la signataire de la requête doit être écartée.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
3. D'une part, aux termes de l'article L.541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le demandeur d'asile dont l'examen de la demande relève de la compétence de la France et qui a introduit sa demande auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides bénéficie du droit de se maintenir sur le territoire français. ". L'article L. 551-11 du même code, dans sa version applicable à compter du 1er mai 2021 dispose que : " L'hébergement des demandeurs d'asile prévu au chapitre II prend fin au terme du mois au cours duquel le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français a pris fin, dans les conditions prévues aux articles L. 542-1 et L. 542-2 ". En vertu des dispositions de l'article L. 542-1 de ce code, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin, en l'absence de recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides dans le délai prévu à l'article L. 532-1, à la notification de cette décision, ou, lorsqu'un recours a été formé dans ce délai contre la décision de l'Office, à la date de lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, à la date de notification de celle-ci. Aux termes de l'article L. 552-1 du même code : " Sont des lieux d'hébergement pour demandeurs d'asile : / 1° Les centres d'accueil pour demandeurs d'asile définis à l'article L. 348-1 du code de l'action sociale et des familles ; / 2° Toute structure bénéficiant de financements du ministère chargé de l'asile pour l'accueil de demandeurs d'asile et soumise à déclaration, au sens de l'article L. 322-1 du même code ". L'article L. 552-2 de ce code dispose que : " Les lieux d'hébergement mentionnés à l'article L. 552-1 accueillent les demandeurs d'asile pendant la durée d'instruction de leur demande d'asile () ", et son article L. 552-14 que : " Les décisions de sortie d'un lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile sont prises par l'Office français de l'immigration et de l'intégration, après consultation du directeur du lieu d'hébergement, sur la base du schéma national d'accueil des demandeurs d'asile et, le cas échéant, du schéma régional prévus à l'article L. 551-2 et en tenant compte de la situation du demandeur ". Enfin, en vertu de l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'il est mis fin à l'hébergement dans les conditions prévues aux articles L. 551-11 à L. 551-14, l'autorité administrative compétente ou le gestionnaire du lieu d'hébergement peut demander en justice, après mise en demeure restée infructueuse, qu'il soit enjoint à cet occupant sans titre d'évacuer ce lieu. () La demande est portée devant le président du tribunal administratif, qui statue sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et dont l'ordonnance est immédiatement exécutoire ".
4. D'autre part, aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". Il résulte de ces dispositions que, saisi par le préfet d'une demande tendant à ce que soit ordonnée l'expulsion d'un lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile d'un demandeur d'asile dont la demande a été définitivement rejetée, le juge des référés du tribunal administratif y fait droit dès lors que la demande d'expulsion ne se heurte à aucune contestation sérieuse et que la libération des lieux présente un caractère d'urgence et d'utilité.
5. Il résulte de l'instruction que Mme B née le 24 avril 1974, nationalité nigérianne et ses enfants, G B né le 21 avril 2009 à Lagos (Nigéria), Oluwadamilo Joseph B né le 15 mai 2014 à Creil, Oluwadamisi Christiana B née le 21 août 2017 au Texas (États-Unis), Modesireoluwa B Bapele née le 19 juin 2011 à Bordeaux et Joshua Oluwademilade B né le 5 janvier 2022 à Bordeaux, ont sollicité l'asile en France. Ils ont été accueillis au sein d'un logement situé 13 rue Léon Jouhaux, appartement 190, qui est un centre d'accueil des demandeurs d'asile (CADA) géré par le groupe SOS Solidarités à Bordeaux, le temps de l'instruction des demandes présentées au nom de Mme B et de ses trois premiers enfants. Ces demandes ont toutefois été rejetées par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et du droit d'asile (OFPRA) qui a été confirmées par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 5 juillet 2022. Par une lettre de sortie du 31 mai 2024 remise en main propre le même jour, l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) les a informés qu'ils étaient autorisés à se maintenir dans les lieux jusqu'au 29 juillet 2022 et leur a demandé de quitter les lieux. Par courrier du 10 juin 2024, notifié le 17 juillet suivant, le préfet de la Gironde les a mis en demeure de libérer le logement occupé.
6. En premier lieu, il résulte de l'instruction et il n'est pas sérieusement contesté, que la continuité du service public de l'accueil de ces demandeurs d'asile n'est pas assurée de façon satisfaisante dans le département de la Gironde. Si les pouvoirs publics y disposent de 1 151 places de centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) et de 786 places d'hébergement d'urgence pour les demandeurs d'asile (HUDA), il n'est pas contesté en effet qu'au 30 septembre 2024, la préfecture de la Gironde recense 4 478 demandeurs d'asile et 180 bénéficiaires de la protection internationale, non hébergés dans le dispositif d'accueil des demandeurs d'asile. Parmi toutes ces personnes, au 13 décembre 2024, on dénombre quatre familles avec enfants mineurs, deux couples sans enfant, et 25 personnes isolées considérées comme vulnérables par la structure de premier accueil des demandeurs d'asile (SPADA) de Bordeaux. La mesure sollicitée doit ainsi permettre un fonctionnement normal du service d'accueil et d'hébergement des demandeurs d'asile, eu égard aux tensions persistantes sur ce dispositif dans le département de la Gironde, et présente dès lors un caractère d'utilité et d'urgence.
7. En deuxième lieu, par l'article 3 de l'arrêté préfectoral du 1er septembre 2023, publié le même jour au recueil des actes administratifs n° 33-2023-09-01-00011, le préfet de la Gironde donne délégation de signature à M. C D, directeur départemental de l'emploi, du travail et des solidarités de la Gironde à l'effet de signer notamment tous les actes et décisions dans le cadre des missions relevant de sa direction, à l'exception de ceux exclus par l'article 4 du même arrêté, parmi lesquels ne figurent pas les lettres de mise en demeure. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la mise en demeure datée du 10 juin 2024 ne peut qu'être écarté.
8. En troisième lieu, Mme B se prévaut de ses cinq enfants mineurs dans le logement, dont quatre sont scolarisés et de l'absence d'attaches familiales au Nigéria depuis le décès de sa mère en 2020 et de son père en 2022. Elle fait valoir également qu'elle a présenté une demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Toutefois, par un arrêté du 26 octobre 2022, le préfet de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. Enfin, il résulte des débats au cours de l'audience que sa demande de titre de séjour datée du 26 août 2024 a fait l'objet d'une décision implicite de rejet. En tout état de cause, ces circonstances ne suffisent pas à caractériser une vulnérabilité particulière de nature à justifier leur maintien dans une structure d'accueil et d'hébergement pour demandeurs d'asile. Pour cette raison, dès lors que, comme il a été dit, Mme B ne remplit plus les conditions pour se maintenir dans le logement qu'elle occupe, la mesure sollicitée ne rencontre aucune contestation sérieuse.
9. Il suit de tout ce qui précède que le préfet de la Gironde est fondé à demander l'expulsion de Mme B du logement qu'elle occupe avec ses enfants, situé 13 rue Léon Jouhaux, appartement 190, centre d'accueil des demandeurs d'asile géré par le groupe SOS Solidarités à Bordeaux, et l'autorisation, d'une part, de recourir à la force publique pour l'exécution de cette mesure, d'autre part, de faire évacuer dudit logement les biens meubles s'y trouvant, aux frais et risques de l'intéressée. Toutefois, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de fixer à un mois suivant la notification de l'ordonnance, le délai à l'expiration duquel Mme B et ses cinq enfants devront avoir quitté les lieux avec leurs biens, sous peine d'en être expulsés avec le concours de la force publique.
Sur les conclusions relatives aux frais de l'instance :
10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une quelconque somme au profit du conseil de Mme B au titre des frais exposés et non compris dans les dépens, sur le fondement de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.
O R D O N N E :
Article 1erer : Mme B est admise, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2er : Il est enjoint à Mme F B de quitter avec ses enfants, sous un délai d'un mois, l'hébergement pour demandeurs d'asile qu'ils occupent de manière irrégulière, 13 rue Léon Jouhaux, appartement 190, centre d'accueil des demandeurs d'asile géré par le groupe SOS Solidarités à Bordeaux. A défaut d'exécution de cette injonction, le préfet de la Gironde pourra recourir à la force publique pour y faire procéder ainsi que pour faire vider les lieux des biens meubles des occupants aux frais et risques de ces derniers.
Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée au ministre de l'intérieur, au préfet de la Gironde ainsi qu'à Mme Mme F B.
Fait à Bordeaux, le 21 janvier 2025.
La juge des référés,La greffière,
N. Gay E. Souris
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent arrêt.
Pour expédition conforme,
La greffière,
6
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026