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Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2500521

jeudi 6 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2500521
TypeOrdonnance
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui demandait le versement d'indemnités et d'heures supplémentaires. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation, M. A n'a pas produit de demande préalable à l'administration, condition nécessaire pour lier le contentieux. La décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 29 janvier 2025, M. B A demande au tribunal d'enjoindre son administration à lui verser les sommes de 815, 76 euros et 365, 04 euros correspondant à des indemnités et heures supplémentaires.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ".

2. Aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation () ". Aux termes de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. ".

3. En dépit d'une demande de régularisation qui lui a été adressée par le biais du service télérecours le 30 janvier 2025, M. A n'a pas, à l'expiration du délai de trente jours qui lui était imparti, produit de demande préalable tendant au versement des sommes réclamées et la preuve de la date à laquelle l'administration a reçu cette demande mais s'est borné à faire valoir qu'il avait adressé les pièces justificatives au service comptable compétent. Par voie de conséquence et en application des dispositions précitées, le contentieux n'ayant pas été lié, la requête de M. A est manifestement irrecevable et doit pour ce motif être rejetée.

O R D O N N E:

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Bordeaux, le 6 mars 2025.

Le président de la 1ère chambre,

M. C

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui la concerne, et à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

la greffière,