mardi 18 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2500741 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SCP KAPPELHOFF-LANCON - THIBAUD - VALDES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 7 et 18 février 2025, la société Free Mobile, représentée par Me Martin, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) à titre principal, de suspendre l'exécution de la décision du 22 octobre 2024 par laquelle le maire du Pian-Médoc s'est opposé à la déclaration préalable qu'elle avait déposée le 25 septembre 2024 pour l'implantation d'un pylône treillis support d'antennes de radiotéléphonie mobile sur une parcelle cadastrée section BK n° 21 située au lieu-dit A Garlyon chemin du Dragon ;
2°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au maire de Pian-Médoc de lui délivrer une décision de non-opposition dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir sous astreinte de 500 euros par jour de retard et, à défaut, de procéder au réexamen de sa demande ;
3°) de mettre à la charge de la commune le versement d'une somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- eu égard à l'intérêt public qui s'attache à la couverture du territoire national par le réseau de téléphonie mobile 3G, 4G et 5G et aux intérêts propres de la société Free Mobile qui a pris des engagements vis-à-vis de l'Etat quant à la couverture du territoire par son réseau, la condition d'urgence est satisfaite ;
- il existe des moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée ; la décision émane d'une autorité incompétente ; la décision qui doit être regardée comme une décision de retrait, a été prise en méconnaissance de la procédure instaurée par les dispositions combinées des article L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration ; en effet, à la date de la notification de la décision attaquée, le 28 octobre 2024, elle était titulaire d'une décision tacite de non opposition en vertu de l'article R. 424-1 du code de l'urbanisme ; l'existence d'une éventuelle possibilité de mutualisation ne peut justifier la décision en litige ; il n'existe aucun texte législatif ou règlementaire applicable en matière d'urbanisme qui fasse obligation aux opérateurs de téléphonie mobile de mutualiser leurs installations ; en se référant à une possibilité de mutualisation avec le pylône préexistant Chemin du Dragon, ou de l'implantation sur un autre pylône Chemin de Sablé, l'auteur de la décision s'est fait juge de l'opportunité du choix d'implantation retenu par l'exposante ; rien ne permet d'établir que d'un point de vue technique le pylône préexistant à proximité de la parcelle d'assiette, dont se prévaut le signataire de la décision litigieuse, pourrait accueillir la station relais de l'exposante projetée ; le motif tiré de la méconnaissance de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme est entaché d'erreur de droit ; aucune disposition dans le plan de prévention des risques incendies ne s'oppose à l'implantation du projet ; le maire de Pian-Médoc ne peut compétemment mettre en œuvre les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme pour s'opposer à l'implantation d'une station relais de téléphonie mobile pour des motifs sanitaires ; le maire ne pouvait s'opposer au projet en invoquant la méconnaissance de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme dès lors que les dispositions de l'article N 11 du plan local d'urbanisme posent des exigences qui ne sont pas moindres que celles posées par l'article R. 111-27 ; le maire a fait une inexacte application des dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et a, par voie de conséquence, entaché son opposition d'une erreur de droit.
Par un mémoire enregistré le 17 février 2025, la commune de Pian-Médoc, représentée par Me Valdès, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de la société requérante d'une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- il appartient à la société Free Mobile d'apporter des éléments incontestables de preuve permettant de justifier qu'il y a urgence à suspendre l'exécution de l'arrêté litigieux ;
- aucun des moyens développés par la société requérante n'est propre à créer un doute quant à la légalité de la décision contestée.
Vu :
- la requête enregistrée le 20 décembre 2024 sous le n° 2407876 par laquelle la société Free Mobile demande l'annulation de la décision du 22 octobre 2024 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code des postes et communications électroniques ;
- le code de l'urbanisme ;
- le décret n°2002-775 du 3 mai 2002 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Gay, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue le mardi 18 février 2025 à 10 heures, en présence de Mme Gioffré, greffière d'audience, Mme Gay a lu son rapport et entendu :
- Me Candelier, représentant la société Free Mobile, qui confirme ses écritures.
- Me Valdes, représentant la commune de Pian-Médoc, qui confirme ses écritures.
La clôture de l'instruction a eu lieu à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Le 25 septembre 2024, la société Free Mobile a déposé une déclaration préalable en vue de l'installation d'un pylône treillis support d'antennes avec l'édification d'une clôture sur la parcelle cadastrée section BK n° 21 située au lieu-dit A Garlyon chemin du Dragon à Pian-Médoc. Par une décision du 22 octobre 2024, le maire de Pian-Médoc s'est opposé à cette déclaration préalable. La société Free Mobile demande au juge des référés saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de cette décision.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ".
En ce qui concerne la condition d'urgence :
3. Il résulte de ces dispositions que la condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte-tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier ou le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'affaire.
4. Pour justifier de l'urgence à suspendre l'exécution de la décision du 22 octobre 2024, la société requérante se prévaut de l'intérêt public qui s'attache à la couverture du territoire national par les réseaux de téléphonie mobile et aux intérêts propres de la société Free Mobile au regard des engagements qu'elle a pris vis-à-vis de l'Etat quant à la couverture du territoire par son réseau 3G, 4G et 5G. Ces engagements figurent dans les cahiers des charges annexés aux décisions de l'Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (ARCEP) et publiés au Journal officiel de la République française. La société requérante joint, au soutien de ses allégations, des cartes détaillées, qui peuvent être prises en considération alors même que ces documents, qu'elle n'a aucun intérêt à sous-évaluer puisqu'elle justifie aussi par ces cartes de l'atteinte de ses engagements, ont été dressés par elle, montrent que le secteur d'implantation de l'équipement en litige n'est pas correctement desservi par les réseaux de cet opérateur. Ainsi, eu égard au caractère incomplet du maillage de son réseau de téléphonie mobile dans le secteur où doit être implanté la station relais en litige, la condition d'urgence doit être regardée comme remplie.
En ce qui concerne les moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée :
5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente se prononce par arrêté sur la demande de permis ou, en cas d'opposition ou de prescriptions, sur la déclaration préalable () ". Aux termes de l'article R. 424-1 du même code : " A défaut de notification d'une décision expresse dans le délai d'instruction déterminé comme il est dit à la section IV du chapitre III ci-dessus, le silence gardé par l'autorité compétente vaut, selon les cas : / a) Décision de non-opposition à la déclaration préalable () ". En vertu des dispositions de l'article R. 423-23 du même code, le délai d'instruction de droit commun est fixé à un mois pour les déclarations préalables. Aux termes de l'article R. 424-10 du même code : " La décision accordant ou refusant le permis ou s'opposant au projet faisant l'objet d'une déclaration préalable est notifiée au demandeur par lettre recommandée avec demande d'avis de réception postal () ".
6. Il résulte de ces dispositions que l'auteur d'une déclaration préalable doit être mis en mesure de savoir de façon certaine, au terme du délai d'instruction prévu par le code de l'urbanisme, s'il peut ou non entreprendre les travaux objet de cette déclaration. La notification de la décision d'opposition avant l'expiration du délai d'instruction, qui n'est pas un délai franc, constitue, dès lors, une condition de la légalité de cette décision. Cette notification intervient à la date à laquelle le demandeur accuse réception de l'arrêté portant opposition à déclaration préalable, en cas de réception dès la première présentation du pli, ou, à défaut, doit être regardée comme intervenant à la date à laquelle le pli est présenté pour la première fois à l'adresse indiquée par le demandeur.
7. Il est constant que le dossier de déclaration préalable a été déposé le 25 septembre 2024 et il n'est pas allégué que le dossier aurait été incomplet. La seule production par la commune de l'extrait du site de suivi des recommandés de La Poste, dont la capture d'écran indique que l'envoi est en cours d'acheminement vers le site de distribution le 25 octobre 2024, ne suffit pas à tenir pour établie la réception de la décision en litige à cette même date, alors que le timbre humide apposé lors de la réception de l'arrêté par les services de la société requérante indique la date du 28 octobre 2024. En l'absence de production d'élément probant quant à la date de réception de la décision litigieuse, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision datée du 22 octobre 2024, expédiée le 23 octobre aurait bien été reçue le 25 octobre 2024 par la société pétitionnaire. Ainsi, la décision contestée du 22 octobre 2024 qui doit être regardée, dans les circonstances de l'espèce, comme ayant été notifiée postérieurement au 25 octobre 2024, bien que présentée formellement comme une décision d'opposition, doit être regardée comme portant retrait de la décision tacite de non-opposition dont la requérante était titulaire.
8. Aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ". Aux termes de l'article L. 122-1 du même code : " Les décisions mentionnées à l'article L. 211-2 n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales. Cette personne peut se faire assister par un conseil ou représenter par un mandataire de son choix ".
9. Il résulte de l'instruction qu'est de nature à faire naître, en l'état de l'instruction, un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration.
10. En second lieu, la décision d'opposition à déclaration préalable du 22 octobre 2024 est fondée sur l'absence de mutualisation des pylônes existants, la méconnaissance de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme quant aux effets biologiques des rayonnements électromagnétiques et sur l'atteinte portée à l'intérêt des lieux avoisinants en méconnaissance des dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme.
11. Aux termes de l'article D. 98-6-1 du code des postes et communications électroniques : " Règles portant sur la protection de la santé et de l'environnement. / () II. L'opérateur fait en sorte, dans la mesure du possible, de partager les sites radioélectriques avec les autres utilisateurs de ces sites. / Lorsque l'opérateur envisage d'établir un site ou un pylône et sous réserve de faisabilité technique, il doit à la fois : / - privilégier toute solution de partage avec un site ou un pylône existant ; / - veiller à ce que les conditions d'établissement de chacun des sites ou pylônes rendent possible, sur ces mêmes sites et sous réserve de compatibilité technique, l'accueil ultérieur d'infrastructures d'autres opérateurs ; / - répondre aux demandes raisonnables de partage de ses sites ou pylônes émanant d'autres opérateurs ". Dès lors qu'aucune obligation de partage des sites ou des pylônes entre les opérateurs ne résulte de l'article D. 98-6-1 du code des postes et des communications électroniques, ni d'aucun autre texte législatif ou réglementaire, le motif tiré de l'absence de mutualisation des pylônes existants est, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
12. Aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ". En l'absence d'éléments circonstanciés sur l'existence, en l'état des connaissances scientifiques, de risques pouvant résulter, pour le public, de son exposition aux champs électromagnétiques émis par les antennes relais de téléphonie mobile et alors que la société pétitionnaire déclarait dans le dossier information mairie daté du 20 juin 2024, qu'elle respectait la valeur de référence du décret du 3 mai 2022, le motif tiré de la méconnaissance de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme est, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
13. Aux termes de l'article R. 111-27 du même code : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ". Pour l'application de ces dispositions, l'autorité administrative doit apprécier, dans un premier temps, la qualité du site sur lequel la construction est projetée et évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site. Il ne ressort pas des pièces du dossier que la zone boisée dans laquelle s'implante le projet présente un intérêt paysager particulier. Par ailleurs, si le pylône projeté pourrait éventuellement être visible depuis la zone urbanisée proche, cette visibilité ne serait pas susceptible de dénaturer la perception du paysage, eu égard à la présence d'autres éléments artificiels, tels qu'une station relais de téléphonie mobile à quelques mètres du terrain d'assiette du projet. Ainsi, en l'état de l'instruction, le motif tiré de l'atteinte au caractère et à l'intérêt des lieux avoisinants est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
14. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun des autres moyens de la requête de la société Free Mobile n'est, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision en litige.
15. Il résulte de ce qui précède que la société Free Mobile est fondée à demander la suspension de l'exécution de la décision contestée du 22 octobre 2024.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
16. La suspension des effets de l'exécution de la décision litigieuse ainsi ordonnée a pour effet de rétablir la validité de la décision tacite de non opposition à la déclaration préalable déposée par la société Free Mobile. Il n'y a donc pas lieu de prononcer d'injonction.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la société requérante, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que la commune de Pian-Médoc demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de la commune de Pian-Médoc une somme de 1 200 euros à verser à la société requérante au titre des frais exposés dans la présente instance.
O R D O N N E :
Article 1er : L'exécution de la décision du 22 octobre 2024 du maire de Pian-Médoc est suspendue.
Article 2 : La commune de Pian-Médoc versera à la société Free Mobile une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Free Mobile et à la commune de Pian-Médoc.
Fait à Bordeaux, le 18 février 2025.
La juge des référés,
N. Gay
La greffière,
C. Gioffré
La République mande et ordonne au préfet de Gironde en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026