Site expérimental.Les contenus sont rédigés avec l'aide d'une intelligence artificielle, qui peut se tromper. Si vous voyez une information fausse, merci de nous prévenir à contact@meilleuravocats.fr : nous corrigeons rapidement. Notre objectif est d'aider les avocats et les professionnels, jamais de leur nuire.

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2503645

vendredi 27 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2503645
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A B, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 30 août 2024 du préfet de la Gironde l'expulsant du territoire français. Le tribunal a constaté que la décision d'expulsion, notifiée le 10 septembre 2024 avec mention des voies et délais de recours, n'avait été contestée que le 5 juin 2025, soit après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée sans invitation à régulariser.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 5 juin 2025, M. A B doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler l'arrêté du 30 août 2024 par lequel le préfet de la Gironde l'a expulsé du territoire français.

Par une pièce complémentaire, enregistrée le 5 juin 2025, le préfet produit l'arrêté d'expulsion pris à l'encontre de M. B le 30 août 2024 ainsi que l'avis de réception de cette décision avisée à l'intéressé le 10 septembre 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ". Aux termes de l'article R. 421-1 du même code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () "

2. Il ressort des pièces du dossier qu'un arrêté d'expulsion, qui présente la mention des voies et délais de recours, a été pris à l'encontre de M. B le 30 août 2024. Le préfet a produit l'avis de réception de cette décision, dont les mentions concordent avec celles présentes sur l'arrêté, qui a été avisé auprès de l'intéressé le 10 septembre 2024. Ainsi, la requête de M. B, enregistrée au greffe que le 5 juin 2025, soit après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois. Par suite, elle ne peut qu'être rejetée comme étant entachée d'une irrecevabilité manifeste.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au préfet de la Gironde.

Fait à Bordeaux, le 27 juin 2025.

Le président de la 3ème chambre,

D. Ferrari

La République mande et ordonne au préfet de la Gironde, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présentée décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,