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AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2505573

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2505573

vendredi 5 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2505573
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SCI Immo-Industrie d’une demande de dégrèvement de la taxe sur les logements vacants pour un bien situé à Bordeaux. En cours d’instance, l’administration fiscale a accordé le dégrèvement sollicité, rendant le litige sans objet. Invitée à confirmer le maintien de sa requête, la société n’a pas répondu dans le délai imparti. En application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté le désistement d’instance de la requérante.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 19 août 2025, la SCI Immo-Industrie, représentée par son associé M. A... B..., doit être regardée comme demandant au tribunal de prononcer le dégrèvement de la taxe sur les logements vacants (TLV) à laquelle elle a été assujettie au titre de l’année 2024 pour un bien situé au 171 rue Fondaudège sur la commune de Bordeaux.


Par un mémoire en défense, enregistré le 15 octobre 2025, le directeur régional des finances publiques de la Nouvelle-Aquitaine et du département de la Gironde conclut au non-lieu à statuer, dès lors que la somme dont il est sollicité la décharge a été entièrement dégrévée.


Par un courrier du 21 octobre 2025, le tribunal administratif de Bordeaux a demandé à la société requérante, en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, de confirmer expressément le maintien de sa requête.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. D’une part, aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) Les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) 1°Donner acte des désistements ; (…) ».






2. D’autre part, aux termes de l’article R. 612-5-1 du même code : « Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ». Enfin, aux termes de l’article R. 611-8-6 de ce code : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai (…) ».

3. Par un courrier adressée le 21 octobre 2025 par le biais de l’application Télérecours citoyen, mis à disposition le même-jour et réputé lui avoir été notifié deux jours ouvrés plus tard en application de l’article R. 611-8-2 du code de justice administrative, la SCI Immo-Industrie a été invitée à confirmer expressément le maintien de sa requête dans le délai d’un mois. Le délai d’un mois imparti étant expiré et aucune confirmation n’étant parvenue à la juridiction à la date de la présente ordonnance, la SCI Immo-Industrie est réputée s’être désistée de la requête. Il y a lieu de lui donner acte de ce désistement.


O R D O N N E :


Article 1 er : Il est donné acte du désistement d’instance de la SCI Immo-Industrie.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SCI Immo-Industrie et au directeur régional des finances publiques de Nouvelle-Aquitaine et du département de la Gironde.


Fait à Bordeaux, le 5 décembre 2025.


Le président de la 3ème chambre,




D. FERRARI

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Le greffier,


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