Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2505618

mardi 9 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2505618
TypeOrdonnance
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme irrecevable la requête de M. A C, qui demandait l'annulation d'une lettre du directeur académique de Bordeaux datée du 3 mai 2019. Le tribunal a jugé que cette lettre, informant M. C de la tenue d'un comité médical, constituait un acte préparatoire et non une décision faisant grief, et n'était donc pas susceptible de recours pour excès de pouvoir. La solution a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés les 21 et 22 août et 2 septembre 2025, M. A C demande au tribunal d'annuler la lettre du directeur académique de Bordeaux du 3 mai 2019.

Il soutient que cette lettre ne lui a jamais été adressée, à tout le moins qu'il ne peut l'avoir reçu, et qu'elle correspond à une exécution tardive du jugement du tribunal administratif de Pau du 7 décembre 2018.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens. "

2. M. C demande l'annulation de la lettre du 3 mai 2019 par laquelle le directeur académique de Bordeaux l'a informé que le comité médical siégerait le 22 mai suivant pour émettre un avis concernant son aptitude à exercer ses fonctions. Toutefois, une telle lettre ne constitue pas une décision faisant grief mais uniquement un acte préparatoire qui n'est pas susceptible, en lui-même, de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Par suite, la requête ne peut qu'être rejetée comme irrecevable.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C et au recteur de l'académie de Bordeaux.

Fait à Bordeaux, le 9 septembre 2025.

Le président de la 1ère chambre

M. B

La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,