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AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2507414

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2507414

lundi 16 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2507414
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler la revalorisation de son loyer, décidée par le maire de Pessac-sur-Dordogne. Le juge a rejeté cette requête par ordonnance, estimant qu’elle ne relevait manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. En application des articles L. 213-4-1 et L. 213-4-4 du code de l’organisation judiciaire, le contentieux relatif à un contrat de location d’habitation, même avec une personne publique, relève du juge des contentieux de la protection, juge judiciaire. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence de la juridiction administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 23 octobre 2025, M. A... B... demande au tribunal d’annuler la revalorisation du montant de son loyer notifiée le 13 octobre 2025 par le maire de Pessac-sur-Dordogne.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’organisation judiciaire ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) ; 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; / (...) ».

2. Aux termes de l’article L. 213-4-1 du code de l’organisation judiciaire : « Au sein du tribunal judiciaire, un ou plusieurs juges exercent les fonctions de juge des contentieux de la protection. » et aux termes de l’article L. 213-4-4 du même code : « Le juge des contentieux de la protection connaît des actions dont un contrat de louage d'immeubles à usage d'habitation ou un contrat portant sur l'occupation d'un logement est l'objet, la cause ou l'occasion ainsi que des actions relatives à l'application de la loi n° 48-1360 du 1er septembre 1948 portant modification et codification de la législation relative aux rapports des bailleurs et locataires ou occupants de locaux d'habitation ou à usage professionnel et instituant des allocations de logement. ».

3. Les rapports qui régissent les relations entre un locataire et son bailleur sont des rapports de droit privé. Il résulte des dispositions précitées qu’il appartient au seul juge des contentieux de la protection, juge judiciaire, de connaître des actions afférentes aux contrats de louage d’immeubles à usage d’habitation opposant un locataire à son bailleur, alors même que ce dernier est une personne morale de droit public. La requête de M. B... ne relève dès lors manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. Elle doit par suite être rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître en application des dispositions du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaitre.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Copie sera adressée à la commune de Pessac-sur-Dordogne.


Fait à Bordeaux, le 16 février 2026.


La présidente de la 5ème chambre




A. CHAUVIN



La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,


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