Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler la décision d’exclusion définitive de son fils, prononcée par le conseil de discipline du collège Sainte Marie Bastide. Le juge a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, au motif que la requête ne contenait aucun moyen ou argumentation juridique clairement formulé. Cette décision confirme l’exigence de motivation minimale des requêtes contentieuses, conformément à l’article R. 411-1 du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 2 décembre 2025, Mme D... A... doit être regardée comme demandant au tribunal d’annuler la décision du 6 octobre 2025 par laquelle le conseil de discipline du collège Sainte Marie Bastide (33100) a prononcé l’exclusion définitive de son fils C... B... de l’établissement.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : : « Les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…). ». Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. ».
2. La requête de Mme A... tend à obtenir l’annulation de la décision du 6 octobre 2025 par laquelle le conseil de discipline du collège Sainte Marie Bastide a prononcé l’exclusion définitive de son fils C... B... de l’établissement. Cependant, Mme A... ne soulève aucun moyen clairement formulé ni aucune argumentation juridique à l’appui de sa demande. Dans ces conditions, la requête étant manifestement irrecevable, il y lieu, par application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, de la rejeter.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D... A....
Fait à Bordeaux, le 30 janvier 2026.
Le président de la 3ème chambre,
D. FERRARI
La République mande et ordonne à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
2