LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2508883

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2508883

vendredi 23 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2508883
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B..., ressortissant tchadien, d'une demande d'injonction visant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction de son titre de séjour, en raison de l'absence de réponse de la préfecture de la Gironde à sa demande de renouvellement. En cours d'instance, le préfet a justifié avoir édité un nouveau titre de séjour valable jusqu'en janvier 2027, ainsi qu'une attestation de décision favorable. Le juge des référés a constaté que la demande de M. B... était ainsi satisfaite et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte, rejetant le surplus des conclusions, notamment la demande de frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 décembre 2025, et des pièces supplémentaires enregistrées le 29 décembre 2025, M. A... B... doit être regardé comme demandant au juge des référés :

d’enjoindre au préfet de la Gironde de lui délivrer, sans délai, une attestation de prolongation d’instruction, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

de mettre à la charge de l’Etat une somme de 50 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. B... soutient que depuis le 25 décembre 2025, date d’expiration de son titre de séjour, il est, en dépit d’une demande de renouvellement de celui-ci formulée dès le 29 septembre 2025 sur la plate-forme administration numérique des étrangers en France, en situation irrégulière ce qui le place dans une situation de grande précarité dès lors qu’il ne peut plus travailler ni poursuivre ses études ni accéder aux soins.

Par un mémoire en défense enregistré le 6 janvier 2026, le préfet de la Gironde conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’injonction et au rejet du surplus des conclusions.

Le préfet de la Gironde fait valoir que l’édition d’un titre de séjour valable du 6 janvier 2026 au 5 janvier 2027 a été lancée.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Bilate pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

M. A... B..., ressortissant tchadien né en 2001, a sollicité le 29 septembre 2025 le renouvellement de son titre de séjour arrivant à échéance le 25 décembre 2025, sur la plate-forme administration numérique des étrangers en France. Faisant valoir que l’administration n’a pas donné suite à cette demande, il demande au juge des référés d’enjoindre à la préfecture de la Gironde de lui délivrer, sans délai, une attestation de prolongation d’instruction.

Sur les conclusions à fin d’injonction et d’astreinte :

Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ». Saisi sur l²e fondement d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.

Il résulte de l’instruction que le 6 janvier 2026, le préfet de la Gironde a procédé à l’édition d’un titre de séjour valable du 6 janvier 2026 au 5 janvier 2027, et d’une attestation de décision favorable de demande de renouvellement de son titre de séjour. L’intéressé, à qui les écritures de la préfecture et l’attestation de décision favorable ont été communiquées, n’a pas contesté avoir réceptionné cette pièce. Par suite, la demande M. B... doit être regardée comme satisfaite. Dès lors, les conclusions de la requête présentées à fin d’injonction et d’astreinte ont perdu leur objet.

Sur les frais liés au litige :

Dans les circonstances de l’espèce, dès lors que le requérant ne justifie pas de dépenses engagées en ce sens, il n’y a pas lieu de mettre à la charge de l’Etat la somme demandée en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.








O R D O N N E :


Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B... aux fins d’injonction et d’astreinte.

Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

La présente ordonnance sera notifié à M. A... B..., et au préfet de la Gironde.

Fait à Bordeaux, le 23 janvier 2026.

Le juge des référés,

X. BILATE










La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,

La greffière,




Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions