lundi 3 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2002770 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SCP GERMA POVEDA BAISSAS ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 15 juillet 2020 et le 12 février 2021, Mme A B représentée par Mes Germa et Bensetti, avocats, demande au tribunal :
1°) la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de prélèvements sociaux et des pénalités auxquels elle a été assujettie au titre des années 2015 et 2016 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- en refusant sa demande de saisir la commission des impôts directs, l'administration l'a privée d'une garantie de procédure substantielle ;
- la doctrine administrative exprimée dans le BOI-CF-PGR-30-40-10, n°80 et n°110 du 4 octobre 2017, est opposable à l'administration ;
- en ne l'informant pas de la possibilité de bénéficier des dispositions de l'article L. 77 du livre des procédures fiscales, l'administration l'a privée d'une garantie ;
- l'administration n'établit pas lui avoir adressé la proposition de rectification relative à l'année 2016 ;
- l'administration a estimé à tort qu'elle était la seule associée de la société civile immobilière (SCI) Fonderie de la Dure pour la taxer de l'intégralité des revenus fonciers de cette société ;
- l'administration ne pouvait l'imposer dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers à raison des distributions de l'association Peace Factory qui n'a pas de capital social ouvrant droit à la répartition d'un bénéfice ;
- la doctrine administrative exprimée dans le BOI-RPPM-RCM-10-20-10, n°20 du 12 septembre 2012 est opposable à l'administration ;
- l'administration n'établit pas, par la seule circonstance qu'elle disposait seule de la signature sur le compte bancaire de l'association Peace Factory, qu'elle était maître de l'affaire alors que cette signature était plafonnée à 3 000 euros et que la gestion de l'association est collégiale ;
- l'association n'a pas procédé à la distribution de résultats qui ont été affectés en report à nouveau ;
- faute d'avoir été destinataire de la proposition de rectification relative à l'année 2016, elle ignore les motifs ayant conduit l'administration à rappeler la somme de 9 319 euros dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée ;
- cette somme correspond à des frais de déplacements à l'étranger ;
- les pénalités ne sont pas motivées et ne peuvent pas s'appliquer également sur les contributions sociales.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 21 décembre 2020 et le 24 février 2021, le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault doit être regardé comme concluant au non-lieu à statuer, à concurrence de la somme de 6 346 euros dégrevée en droits et pénalités par décision du 16 décembre 2020, et au rejet du surplus des conclusions de la requête.
Il expose que les suppléments d'impôt mis à sa charge dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée au titre de l'année 2015 ont été dégrevés et que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre de procédures fiscales.
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pater, rapporteure ;
- les conclusions de M. Baccati, rapporteur public ;
- les parties n'étant ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B demande la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de prélèvements sociaux et des pénalités auxquels elle a été assujettie au titre des années 2015 et 2016.
Sur l'étendue du litige :
2. Par une décision du 16 décembre 2020, postérieure à l'introduction de la requête, le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault a prononcé le dégrèvement, en droits et pénalités, à hauteur de la somme de 6 346 euros, des suppléments d'impôt sur le revenu mis à la charge de Mme B au titre de l'année 2015. Par suite, les conclusions de la requête de Mme B sont, dans cette mesure, devenues sans objet.
Sur le surplus des conclusions :
En ce qui concerne la régularité de la procédure :
3. En premier lieu, il résulte de l'instruction et n'est pas sérieusement contesté, que Mme B a accusé réception, le 27 décembre 2018, de la proposition de rectification relative à l'année 2016 que le service lui a notifiée le 20 décembre 2018. Par suite, le moyen tiré de ce que l'administration n'établit pas lui avoir adressé cette proposition de rectification doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 66 du livre des procédures fiscales : " Sont taxés d'office : 1° à l'impôt sur le revenu, les contribuables qui n'ont pas déposé dans le délai légal la déclaration d'ensemble de leurs revenus (). ". Aux termes de l'article L. 67 du même livre : " La procédure de taxation d'office prévue aux 1° et 4° de l'article L. 66 n'est applicable que si le contribuable n'a pas régularisé sa situation dans les trente jours de la notification d'une mise en demeure. () ". Il résulte de l'instruction et n'est pas sérieusement contesté que Mme B a fait l'objet d'une taxation d'office en application de ces dispositions précitées, ce qui ne lui permet pas de solliciter la saisine de la commission des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires. Par suite, le moyen tiré de ce qu'en refusant de soumettre à la commission le désaccord persistant sur les rectifications notifiées au titre de l'année 2015, l'administration l'a privée d'une garantie substantielle, doit être écarté.
5. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 77 du livre des procédures fiscales : " En cas de vérification simultanée des taxes sur le chiffre d'affaires et taxes assimilées, de l'impôt sur le revenu ou de l'impôt sur les sociétés, le supplément de taxes sur le chiffre d'affaires et taxes assimilées afférent à un exercice donné est déduit, pour l'assiette de l'impôt sur le revenu ou de l'impôt sur les sociétés, des résultats du même exercice, sauf demande expresse des contribuables, formulée dans le délai qui leur est imparti pour répondre à la proposition de rectification. / () Les entreprises soumises à l'impôt sur les sociétés peuvent, dans la mesure où le bénéfice correspondant aux rectifications effectuées est considéré comme distribué, par application des articles 109 et suivants du code général des impôts, à des associés ou actionnaires dont le domicile ou le siège est situé en France, demander que l'impôt sur le revenu supplémentaire dû par les bénéficiaires en raison de cette distribution soit établi sur le montant du rehaussement soumis à l'impôt sur les sociétés diminué du montant de ce dernier impôt. () / L'imputation prévue aux troisième et quatrième alinéas est soumise à la condition que les associés ou actionnaires reversent dans la caisse sociale les sommes nécessaires au paiement des taxes sur le chiffre d'affaires et des taxes assimilées, de l'impôt sur les sociétés et de la retenue à la source sur les revenus de capitaux mobiliers se rapportant aux sommes qui leur ont été distribuées. ". Il résulte de ces dispositions, qu'il appartient à la personne morale soumise à l'impôt sur les sociétés qui entend qu'il soit fait application de la cascade complète, et à la condition que les associés ou actionnaires aient reversé dans sa caisse sociale les sommes nécessaires, notamment au paiement de l'impôt sur les sociétés, d'en faire la demande à l'administration, puis en cas de refus, de contester la décision de l'administration, si elle s'y croit fondée, devant le juge. Il résulte de l'instruction et n'est pas sérieusement contesté que l'association Peace Factory d'où procèdent les suppléments d'impôt sur le revenu mis à la charge de Mme B au titre des années 2015 et 2016, n'a ni reversé les sommes nécessaires au paiement de l'impôt sur les sociétés, ni demandé à l'administration de bénéficier des dispositions précitées de l'article L. 77 du livre des procédures fiscales. Par suite, le moyen tiré de ce que l'administration aurait privé Mme B d'une garantie en ne l'informant pas de la possibilité de bénéficier des dispositions de l'article L. 77 du livre des procédures fiscales, doit être écarté.
En ce qui concerne le bien-fondé de l'imposition :
S'agissant de l'application de la loi fiscale :
Quant aux revenus d'origine indéterminée :
6. D'une part, il résulte de l'instruction et n'est pas contesté que le dégrèvement prononcé le 16 décembre 2020 prive d'objet les conclusions de Mme B relatives aux suppléments d'impôt sur le revenu mis à sa charge, dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée, au titre de l'année 2015.
7. D'autre part, Mme B ne fait valoir aucun moyen à l'encontre des suppléments d'impôt sur le revenu mis à sa charge, dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée, au titre de l'année 2016.
Quant aux revenus fonciers :
8. Aux termes de l'article 8 du code général des impôts : " () les associés des sociétés en nom collectif () sont, lorsque ces sociétés n'ont pas opté pour le régime fiscal des sociétés de capitaux, personnellement soumis à l'impôt sur le revenu pour la part de bénéfices sociaux correspondant à leurs droits dans la société. () Il en est de même, sous les mêmes conditions : 1° Des membres des sociétés civiles qui ne revêtent pas, en droit ou en fait, l'une des formes de sociétés visées au 1 de l'article 206 et qui, sous réserve des exceptions prévues à l'article 239 ter, ne se livrent pas à une exploitation ou à des opérations visées aux articles 34 et 35 ; () ".
9. Il résulte de l'instruction qu'à l'issue de la vérification de comptabilité de la SCI Fonderie de la Dure, l'administration a assujetti Mme B à des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, dans la catégorie des revenus fonciers, au titre de l'année 2015. Il est constant que Mme B était, jusqu'au décès survenu en 2007 C, co-associée avec ce dernier de la SCI Fonderie de la Dune dont les statuts ne prévoient pas la continuation avec les héritiers. En outre, Mme B ne produit aucune pièce qui établirait que le fils héritier C était associé de la SCI au titre de l'année 2015. Par suite, le moyen tiré de ce que l'administration a estimé à tort qu'elle était la seule associée de la SCI Fonderie de la Dure pour la taxer de l'intégralité des revenus fonciers de cette société, doit être écarté.
Quant aux revenus de capitaux mobiliers :
10. Aux termes de l'article 109 du code général des impôts : " 1. Sont considérés comme revenus distribués : 1° Tous les bénéfices ou produits qui ne sont pas mis en réserve ou incorporés au capital ; () ". Si peuvent seuls être imposés, en application de ces dispositions, les revenus réputés distribués qui ont été effectivement appréhendés par le contribuable, le contribuable qui est maître d'une affaire est réputé avoir appréhendé les distributions réalisées par la personne morale qu'il contrôle et sur laquelle il dispose d'un pouvoir exclusif sur la gestion.
11. D'une part, il résulte de l'instruction, que si les 31 décembre 2015 et 2016, l'assemblée générale de l'association Peace Factory a décidé de l'affectation en report des résultats bénéficiaires des exercices 2015 et 2016, Mme B ne produit aucun document qui attesterait de l'enregistrement de ces décisions dans la comptabilité de l'association. Par suite, le moyen tiré de ce que l'association n'a procédé à la distribution d'aucun résultat doit être écarté.
12. D'autre part, il résulte de l'instruction qu'en sa qualité de directrice, Mme B disposait d'une délégation du président pour engager des dépenses et accéder au compte de l'association. Si Mme B se prévaut de l'annexe à la convention de délégation de pouvoir et de responsabilité du président à sa directrice du 6 mai 2015 limitant à 3 000 euros les dépenses de fonctionnement qu'elle pouvait engager, elle ne produit aucun document bancaire qui en attesterait. Ainsi, l'administration établit que Mme B se comportait en maître de l'affaire.
S'agissant de l'interprétation de la loi fiscale :
13. Aux termes de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales : " Il ne sera procédé à aucun rehaussement d'impositions antérieures si la cause du rehaussement poursuivi par l'administration est un différend sur l'interprétation par le redevable de bonne foi du texte fiscal et s'il est démontré que l'interprétation sur laquelle est fondée la première décision a été, à l'époque, formellement admise par l'administration. () ". Mme B ne peut se prévaloir ni de la doctrine administrative exprimée dans le BOI-CF-PGR-30-40-10, n°80 et n°110 du 4 octobre 2017, postérieure aux années en litige et relative à la procédure d'imposition, ni de celle publiée dans le BOI-RPPM-RCM-10-20-10, n°20 du 12 septembre 2012 qui ne comporte aucune interprétation différente de la loi dont il lui a été fait application.
En ce qui concerne les pénalités :
14. D'une part, aux termes de l'article 1728 du code général des impôts : " 1. Le défaut de production dans les délais prescrits d'une déclaration ou d'un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt entraîne l'application, sur le montant des droits mis à la charge du contribuable ou résultant de la déclaration ou de l'acte déposé tardivement, d'une majoration de : () b. 40 % lorsque la déclaration ou l'acte n'a pas été déposé dans les trente jours suivant la réception d'une mise en demeure, notifiée par pli recommandé, d'avoir à le produire dans ce délai ; () ". Il résulte des termes mêmes de ces dispositions que la majoration de 40 % qu'elles prévoient, s'applique indifféremment à toute imposition assise sur les éléments qui auraient dû figurer dans la déclaration et que le contribuable a omis de déposer dans le délai de trente jours suivant l'envoi d'une mise en demeure. Par suite, le moyen tiré de ce que la majoration de 40% ne peut s'appliquer sur les contributions sociales doit être écarté.
15. D'autre part, aux termes de l'article L. 80 D du livre des procédures fiscales : " Les décisions mettant à la charge des contribuables des sanctions fiscales sont motivées () ". Il résulte de l'instruction, que les propositions de rectification indiquent les circonstances de fait et de droit ayant conduit à appliquer la majoration de 40% prévue par les dispositions de l'article 1728 du code général des impôts. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation des pénalités doit être écarté.
16 Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de prélèvements sociaux et des pénalités auxquels elle a été assujettie au titre des années 2015 et 2016.
Sur les frais liés au litige :
17. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
18. Ces dispositions font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, le versement des sommes que Mme B demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme B à concurrence de la somme de 6 346 euros.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme B est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au directeur départemental des finances publiques de l'Hérault.
Délibéré après l'audience du 19 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
- M. Rabaté, président,
- Mme Pater, première conseillère,
- Mme Viallet, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 octobre 2022.
La rapporteure,
B Pater
Le président,
V. Rabaté
Le greffier,
S. Sangaré
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 4 octobre 2022.
Le greffier,
S. Sangaré
N°2002770sa
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026