lundi 26 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2003363 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SCP GERMA POVEDA BAISSAS ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par requête, enregistrée le 30 juillet 2020, l'association Peace Factory représentée par Me Germa et Bensetti, avocats, demande au tribunal :
1°) - la décharge des cotisations d'impôt sur les sociétés et des pénalités auxquelles elle a été assujettie au titre de ses exercices clos les 31 décembre 2015 et 2016 ;
2°) - la mise à la charge de l'Etat de la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la procédure de taxation d'office est irrégulière faute pour l'administration d'avoir adressé les pièces de procédure à son représentant légal ;
- l'administration l'a privée de la garantie prévue à l'article L. 77 du livre des procédures fiscales ;
- elle se prévaut de la doctrine administrative exprimée dans le BOI-CF-PGR-30-40-10, n° 8 et n°110 du 4 octobre 2017 ;
- remettant en cause son régime fiscal, l'administration supporte la preuve d'établir qu'elle doit être assujettie à l'impôt sur les sociétés ;
- l'administration, en ne délimitant pas précisément son secteur géographique d'intervention, n'établit pas qu'elle entrerait en concurrence avec des opérateurs privés ;
- l'administration n'établit pas que sa gestion serait intéressée en affirmant que le prix de ses prestations est élevé ;
- elle n'utilise pas de méthode publicitaire ;
- elle se prévaut de la doctrine administrative exprimée dans le BOI-IS-CHAMP-10-50-10-20, n°670 du 7 juin 2017 ;
- l'article 109 du code général des impôts est inapplicable et l'administration n'apporte pas la preuve de l'appréhension des bénéfices par la directrice de l'association ;
- elle se prévaut de la doctrine administrative exprimée dans le BOI-RPPM-RCM-10-20-10, n°20 ;
- les pénalités sont insuffisamment motivées.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 janvier 2021, le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault conclut au rejet de la requête.
Il expose, à titre principal, que la requête est irrecevable, à titre subsidiaire, que les moyens ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 4 mai 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 15 juin 2021.
Un mémoire, enregistré le 30 juin 2021, a été présenté pour la requérante.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Rabaté, rapporteur ;
- les conclusions de M. Baccati, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. L'association Peace Factory demande la décharge des cotisations d'impôt sur les sociétés et des pénalités auxquelles elle a été assujettie au titre de ses exercices clos les 31 décembre 2015 et 2016.
2. Aux termes du premier alinéa de l'article R. 197-4 du livre des procédures fiscales : " Toute personne qui introduit ou soutient une réclamation pour autrui doit justifier d'un mandat régulier. Le mandat doit, à peine de nullité, être produit en même temps que l'acte qui l'autorise ou enregistré avant l'exécution de cet acte. ". Cet article n'a pas pour objet, lorsque la partie pour le compte de laquelle l'avocat présente l'action est une personne morale, de dispenser le juge de s'assurer, le cas échéant, que le représentant de cette personne morale justifie de sa qualité pour engager cette action. Tel est également le cas pour les recours administratifs préalables obligatoires présentés devant l'administration.
3. Dans les statuts de l'association Peace Factory, adoptés le 1er décembre 1993, aucune stipulation ne réserve à un quelconque organe la capacité de décider de former une action devant le juge administratif. Ainsi, ni la réclamation adressée le 3 septembre 2019 par le conseil de l'association à l'initiative de son président, ni la requête enregistrée le 30 juillet 2020 par le même conseil qui ne se réfère à aucun organe de l'association le mandatant, ne sont recevables. Par suite, il y a lieu d'accueillir la fin de non-recevoir opposée par le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault et de rejeter la requête de l'association Peace Factory comme irrecevable.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de l'association Peace Factory est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à l'association Peace Factory et au directeur départemental des finances publiques de l'Hérault.
Délibéré après l'audience du 5 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
- M. Rabaté, président,
- Mme Pater, première conseillère,
- Mme Viallet, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 décembre 2022.
Le président,
V. Rabaté
L'assesseure la plus ancienne,
B. Pater
Le greffier,
F. Balicki
La République mande et ordonne au ministre des comptes publics en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 4 janvier 2023.
Le greffier,
F. Balicki fb
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026