lundi 26 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2024183 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | CATTIER |
Vu la procédure suivante :
Par ordonnance n° 462171 du 4 avril 2022, le président de la section du contentieux du Conseil d'Etat a, en application de l'article R. 351-8 du code de justice administrative, transmis au tribunal administratif de Montpellier la requête présentée par la société SARL La Poissonnerie.
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 20 août 2020 et 13 septembre 2021, la SARL La Poissonnerie, représentée par Me Cattier, doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) de prononcer la décharge, en droits et pénalités et amendes des suppléments d'impôt sur les sociétés et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été assignés respectivement au titre de ses exercices clos les 30 juin 2013, 2014 et 2015 et des périodes du 1er juillet 2012 au 30 juin 2013, du 1er juillet 2013 au 30 juin 2014 et du 1er juillet 2014 au 30 juin 2015.
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la méthode de reconstitution des recettes et du chiffre d'affaires utilisée par l'administration manque d'exhaustivité :
- elle ne prend pas en compte des offres commerciales qui portaient pourtant sur 8% des recettes réalisées ;
- le taux de perte retenu de 3% est insuffisant et devrait être de 10% ;
- le montant des ventes de noix de Saint-Jacques doit être diminué de 20% ;
- il en ressort un chiffre d'affaires théorique majoré de 13 109,47 euros et un taux de marge reconstitué de 40% légèrement supérieur à la pratique professionnelle ;
- elle ne s'appuie que sur le calcul d'une marge moyenne et n'est pas justifiée pour 2015 dès lors qu'à partir de septembre 2014 un nouveau logiciel de caisse a été utilisé ;
- la facture de 9 750,84 euros doit bénéficier de la déductibilité de la taxe sur la valeur ajoutée ;
- cette facture constitue une dette entrant dans le compte 404 " immobilisation " ;
- la déductibilité de charges exceptionnelles comptabilisés au titre de 2014 pour les montants de 5 942 euros et 2 392,93 euros est justifiée ;
- les rehaussements étant injustifiés, l'amende mise à sa charge au titre des revenus distribués est par voie de conséquence injustifiée ;
- les rehaussements étant injustifiés, la majoration de 40 % pour manquement délibéré et l'amende mises à sa charge sont injustifiées.
Par mémoires en défense, enregistrés les 29 mars et 8 novembre 2021, le directeur régional des finances publiques d'Occitanie et du département de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pater, rapporteure ;
- et les conclusions de M. Baccati, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La SARL La Poissonnerie, composée de trois établissements, détenue à 100 % par la SARL A, et appartenant à un groupe informel de quatre sociétés ayant toutes pour gérant M. A, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité pour la période du 1er juillet 2012 au 30 juin 2015. Par la présente requête, la SARL La Poissonnerie demande au tribunal de prononcer la décharge, en droits et pénalités et amendes des suppléments d'impôt sur les sociétés et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été assignés respectivement au titre de ses exercices clos les 30 juin 2013, 2014 et 2015 et des périodes du 1er juillet 2012 au 30 juin 2013, du 1er juillet 2013 au 30 juin 2014 et du 1er juillet 2014 au 30 juin 2015.
Sur le bien-fondé de l'imposition :
En ce qui concerne la reconstitution :
S'agissant de la charge de la preuve :
2. Il résulte de l'instruction que le 18 avril 2016 a été dressé un procès-verbal de rejet de comptabilité. La comptabilité, reposant sur un système de caisse informatisé, était entachée de graves irrégularités et a été écartée comme non probante par l'administration, laquelle était dès lors en droit de procéder à la reconstitution des recettes à raison de l'activité commerciale de la SARL.
3. Il résulte des dispositions de l'article L. 192 du livre des procédures fiscales que le contribuable supporte la charge de la preuve de l'exagération des bases d'imposition retenues par l'administration lorsque, d'une part, la comptabilité comporte de graves irrégularités et, que d'autre part, l'imposition a été établie conformément à l'avis de la commission départementale des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires.
4. En l'espèce, la comptabilité présentée par la SARL La Poissonnerie exploitant trois établissements de commerce de poisson sous l'enseigne " le bistrot " a été écartée pour être entachée de graves irrégularités et être ainsi dépourvue de valeur probante. Les rectifications, notifiées dans le cadre de la procédure contradictoire de vérification, ont été établies sur des bases conformes à l'avis émis par la commission départementale dans sa séance du 4 juillet 2017. Par conséquent, la charge de la preuve de l'exagération des bases d'imposition incombe à la SARL La Poissonnerie en application des dispositions précités.
S'agissant de la méthode de reconstitution :
5. Il est constant, qu'après avoir écarté la comptabilité de la société comme non probante, le service a reconstitué ses recettes au titre des exercices clos en 2014 et 2015 en déterminant à partir du dépouillement des factures d'achats un prix moyen annuel par article et d'autre part, à partir de l'extraction des données statistiques de ventes un prix moyen de vente par article. A partir de ces données, le service a alors calculé une marge moyenne par article les plus vendus par la société et appliqué, pour déterminer le chiffre d'affaires reconstitué, la marge moyenne ainsi calculée sur l'ensemble des achats comptabilisés. Le service a ensuite tiré les conséquences de cette reconstitution en matière de taxe sur la valeur ajoutée et d'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice 2014. La même technique a été utilisée pour l'exercice 2015, après extrapolation du coefficient de marge dégagé pour 2015.
6. En premier lieu, si la requérante estime injustifiée la reconstitution concernant l'exercice 2015 en raison du remplacement en septembre 2014 de la balance électronique par un nouveau logiciel de caisse, il résulte de la proposition de rectification du 29 juillet 2016, que l'administration a pris en compte l'existence des deux périodes, Toutefois, des manquements graves ont été relevés sur l'ensemble des deux périodes, tels que l'absence d'inventaire, les bandes de caisse ne comportant pas en détail la désignation et la quantité de poisson vendue, les justificatifs de vente remis aux clients qui n'ont pas fait l'objet de conservation ou de duplicata. Dans ces circonstances, c'est à bon droit que l'administration a procédé, également pour l'exercice 2015, à une reconstitution.
7. En second lieu, le contribuable à qui incombe la charge de prouver l'exagération d'une reconstitution de ses recettes peut, s'il n'est pas en mesure d'établir le montant exact de ses résultats en s'appuyant sur une comptabilité régulière et probante, soit critiquer la méthode d'évaluation que l'administration a suivie, en vue de démontrer que cette méthode aboutit, au moins sur certains points et pour un certain montant, à une exagération des bases d'imposition, soit encore, aux mêmes fins, soumettre à l'appréciation du juge une nouvelle méthode d'évaluation permettant de déterminer les bases d'imposition avec une précision meilleure que celle qui pouvait être atteinte par la méthode primitivement utilisée par l'administration. A l'appui de sa démonstration, il peut, en cours d'instance, non seulement apporter tous éléments de preuve comptables ou extracomptables, mais aussi se fonder sur des faits reconnus exacts par l'administration, ou dont le juge serait amené, en cas de contestation, à reconnaître l'exactitude.
8. Il résulte de l'instruction, d'une part, que l'utilisation d'une marge moyenne par article les plus vendus est justifiée par l'impossibilité en l'espèce, de procéder à une reconstitution de recettes par produit basée sur le rapprochement entre les quantités achetées et les quantités vendues, en raison de l'institution par la société d'un système de facturation et refacturation pour des montants globaux non détaillés entre les différentes sociétés du groupe informel dirigé par M. A.
9. D'autre part, pour contester la méthode utilisée par le service, estimée non exhaustive, la SARL La Poissonnerie reproche à l'administration de ne pas avoir pris en compte les offres commerciales, qu'elle propose d'évaluer à 80% des recettes réalisées. Toutefois, et alors que ces offres sont soulignées comme étant importantes en terme de stratégie commerciale et de gestion d'écoulement des stocks, leur détail n'a été donné à l'administration qu'au stade de la réponse aux observations du contribuable et n'est toujours justifié par aucun document comptable de nature à permettre une estimation. De même, si la SARL La Poissonnerie soutient que le taux de perte retenu de 3% retenu par l'administration est insuffisant et propose un taux de 10%, elle n'apporte aucun justificatif lié à son activité en se bornant à se référer aux taux de perte des grandes surfaces et à celui relevé dans le rapport remis au parlement par l'observatoire de la formation des prix et des marges de produits alimentaires.
10. Enfin, l'extrapolation à 2015 du taux de marge moyenne reconstitué au titre de l'exercice 2014 est justifié par l'absence de modification radicale des conditions d'exploitation en 2015, comme indiqué au point 6.
11. Il résulte de ce qui précède, que la SARL La Poissonnerie n'établit pas le caractère exagéré des conséquences en termes de rehaussement de la reconstitution.
En ce qui concerne la déductibilité de la taxe sur la valeur ajoutée afférente à une facture de 9 750 euros :
12. Aux termes de l'article 271 du code général des impôts : " I - 1. La taxe sur la valeur ajoutée qui a grevé les éléments du prix d'une opération imposable est déductible de la taxe sur la valeur ajoutée applicable à cette opération. 2. Le droit à déduction prend naissance lorsque la taxe déductible devient exigible chez le redevable. ".
13. Si la SARL La Poissonnerie conteste le refus par l'administration d'inscrire en compte " taxe sur la valeur ajoutée déductible ", une facture de 9 750 euros émise par le fournisseur " CRUZ par société I.S.A. Lejeune " pour l'aménagement de ses magasins, elle ne justifie pas, en tout état de cause, conformément aux dispositions de l'article 271 I 2 précités, avoir finalement supporté elle-même le montant de cette facture, dont il résulte de l'instruction qu'elle a été réglée par une autre société du groupe informel dont elle fait partie.
En ce qui concerne la déductibilité de charges exceptionnelles :
14. Aux termes de l'article 39 du code général des impôts : " 1. Le bénéfice net est établi sous déduction de toutes charges, celles-ci comprenant, sous réserve des dispositions du 5, notamment : / 1° Les frais généraux de toute nature, les dépenses de personnel et de main-d'œuvre, le loyer des immeubles dont l'entreprise est locataire () ". Si, en vertu des règles gouvernant l'attribution de la charge de la preuve devant le juge administratif, applicables sauf loi contraire, il incombe, en principe, à chaque partie d'établir les faits qu'elle invoque au soutien de ses prétentions, les éléments de preuve qu'une partie est seule en mesure de détenir ne sauraient être réclamés qu'à celle-ci. Il appartient, dès lors, au contribuable, pour l'application des dispositions précitées du code général des impôts, de justifier tant du montant des charges qu'il entend déduire du bénéfice net défini à l'article 38 du code général des impôts que de la correction de leur inscription en comptabilité, c'est-à-dire du principe même de leur déductibilité. Pour être admises en déduction du résultat imposable, les charges doivent être exposées dans l'intérêt direct de l'exploitation ou se rattacher à la gestion normale de l'entreprise et être appuyées de justifications suffisantes. Le contribuable apporte cette justification par la production de tous éléments suffisamment précis portant sur la nature de la charge en cause, ainsi que sur l'existence et la valeur de la contrepartie qu'il en a retirée. Dans l'hypothèse où le contribuable s'acquitte de cette obligation, il incombe ensuite au service, s'il s'y croit fondé, d'apporter la preuve de ce que la charge en cause n'est pas déductible par nature, qu'elle est dépourvue de contrepartie, qu'elle a une contrepartie dépourvue d'intérêt pour le contribuable ou que la rémunération de cette contrepartie est excessive.
15. Si la SARL La Poissonnerie reproche à l'administration fiscale d'avoir réintégré aux résultats imposables des opérations enregistrées comme " charges exceptionnelles sur opération de gestion " au titre de l'année 2014 les sommes de 5 942,21 euros et 1 109,57 euros, elle n'apporte devant le tribunal aucun justificatif concernant la nature de la charge et la contrepartie que la société en a retiré. La lettre de la banque populaire datée du 31 octobre 2012 et les réponses indiquées faites par le cabinet CLM Conseil, expert-comptable de la société requérante au vérificateur, font référence à des opérations anciennes, non datées et non expliquées. Dès lors, la société n'apporte pas d'élément suffisants sur la nature de la charge en cause, ainsi que sur l'existence et la valeur de la contrepartie.
Sur l'inscription d'un solde créditeur d'un montant de 12 665 euros porté au compte 404 " immobilisation " ;
16. Aux termes du 2 de l'article 38 du code général des impôts : " Le bénéfice net est constitué par la différence entre les valeurs de l'actif net à la clôture et à l'ouverture de la période dont les résultats doivent servir de base à l'impôt diminuée des suppléments d'apport et augmentée des prélèvements effectués au cours de cette période par l'exploitant ou par les associés. L'actif net s'entend de l'excédent des valeurs d'actif sur le total formé au passif par les créances des tiers, les amortissements et les provisions justifiés. ".
17. La société reproche à l'administration d'avoir rectifié l'inscription d'un solde créditeur d'un montant de 12 665 euros porté au compte 404 " immobilisation ", en faisant valoir que cette somme correspond à un impayé à la suite d'un litige de finalisation de travaux avec le fournisseur Cruz à laquelle elle avait commandé des travaux pour l'aménagement de ses magasins à Lacroix-Falgarde et à Eaunes, et que l'entreprise avait sous-traité auprès de l'entreprise I.S.A. Lejeune. Toutefois, la société ne justifie pas par ses écritures faisant état d'un faisceau d'indices et les pièces produites au dossier, en particulier le devis du 20 mars 2013 de la société Cruz qui n'a été immatriculée au registre du commerce et des sociétés qu'en avril 2014, et est adressé à " Le Bistrot ", ainsi que le courrier du représentant de la société Cruz du 5 décembre 2014 relatif au litige pour laquelle l'administration indique sans être contesté qu'elle utilise un numéro correspondant à une autre société, que la prestation commandée au fournisseur Cruz, a été effective. Dès lors que la société ne justifiant pas de ce passif dans les conditions prévues par les dispositions de l'article 38 du code général des impôts, le service était fondé à procéder à un rehaussement en base, en matière d'impôt sur les société à hauteur de la somme de 12 665 euros.
18. Il résulte de ce qui précède que la société n'est pas fondée à contester les rehaussements d'impôts sur les sociétés et les rappels de taxe sur la valeur ajoutée établis.
Sur les amende et pénalités :
19. Il résulte de l'instruction que les rectification et rappels de taxe sur la valeur ajoutée ont été assorties de la majoration de 40 % pour manquement délibéré, en application des dispositions de l'article 1729 du code général des impôts, et de l'amende prévue à l'article 1759 du même code, que la SARL requérante conteste par voie de conséquence de sa contestation des rehaussements mis à sa charge.
20. En l'absence de moyen propre soulevé et eu égard à ce qui précède, les conclusions relatives aux pénalités et amendes doivent dès lors être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
21. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat une somme quelconque au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
DECIDE :
Article 1er : la requête de la SARL La Poissonnerie est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SARL La Poissonnerie et au directeur régional des finances publiques d'Occitanie et du département de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 5 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
- M. Rabaté, président,
- Mme Pater, première conseillère,
- Mme Viallet, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 décembre 2022.
La rapporteure,
B. Pater
Le Président,
V. Rabaté
Le greffier,
F. Balicki
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 4 janvier 2023.
Le greffier,
F. Balicki fb
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026