lundi 21 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2024401 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL BIROT - RAVAUT AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par ordonnance n° 462171 du 4 avril 2022, le président de la section du contentieux du Conseil d'Etat a, en application de l'article R. 351-8 du code de justice administrative, transmis au tribunal administratif de Montpellier la requête présentée par Mme B.
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 3 septembre 2020 et 5 juillet 2021, Mme A B, représentée par Me Kerdoncuff, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de dire que la requête est recevable ;
2°) de condamner in solidum le centre hospitalier de Millau et la société hospitalière d'assurance mutuelle à l'indemniser intégralement des préjudices résultant de l'accident médical fautif survenu le 14 octobre 2015 ;
3°) d'ordonner une expertise médicale ;
4°) de condamner in solidum le centre hospitalier de Millau et la société hospitalière d'assurance mutuelle à lui verser la somme de 28 500 euros à titre de provision ;
5°) de dire et juger que l'office national d'indemnisation des accidents médicaux se substituera à la société hospitalière d'assurance mutuelle sur le fondement de l'article L.1142-15 du code de la santé publique et le condamner à lui allouer une provision de 28 500 euros ;
6°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les dépens qui comprendront les frais de signification du jugement à intervenir ainsi que les frais d'exécution.
Elle soutient que :
- sa demande est recevable ;
- le centre hospitalier a expressément renoncé à se prévaloir d'une irrecevabilité au stade de l'expertise ;
- sa demande initiale faite en 2016 auprès du centre hospitalier n'était pas une demande indemnitaire mais une demande de reconnaissance de responsabilité et n'a donc pas lié le contentieux ;
- une nouvelle demande liant le contentieux a été faite ;
- la responsabilité fautive du centre hospitalier est engagée sur le fondement de l'article L.1142-1 du code de la santé publique ;
- en l'absence de consolidation lors de la précédente expertise, une nouvelle expertise est nécessaire pour déterminer les postes de préjudices ;
- dans l'attente, une provision à hauteur de 28 500 euros devra lui être versée, fondée sur les conclusions du précèdent expert relativement aux postes de préjudices suivants :
- souffrance endurées : 6000 euros ;
- préjudice esthétique temporaire : 3000 euros ;
- assistance à tierce personne : 13 000 euros ;
- déficit fonctionnel temporaire 6 500 euros.
Par mémoire enregistré le 2 octobre 2020, la caisse primaire d'assurance maladie du Tarn déclare intervenir dans l'instance et à ce que ses droits soient réservés.
Elle soutient avoir pris en charge Mme B au titre du risque maladie mais ne pas être en l'état de son dossier chiffrer sa créance définitive.
Par un mémoire, enregistré le 28 janvier 2021, l'office national d'indemnisation des accidents médicaux, représenté par la SELARL Birot-Ravault et associés, conclut à sa mise hors de cause et au rejet de la requête.
Il soutient que :
- le centre hospitalier a engagé sa responsabilité au regard des manquements commis dans la prise en charge de Mme B ;
- la procédure de substitution prévue à l'article L. 1142-15 du code de la santé publique n'est pas applicable à la voie contentieuse ;
- l'expertise sollicitée ne revêt pas un caractère d'utilité.
Par des mémoires, enregistrés les 1er février et 20 septembre 2021, le centre hospitalier de Millau et la société hospitalière d'assurance mutuelle concluent :
- A titre principal : au rejet de la requête pour être irrecevable,
- A titre subsidiaire, à étendre la mission de l'expert à la détermination du taux de perte de chance d'éviter le dommage ;
- au rejet des conclusions au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative et à statuer sur ce que de droit pour les dépens.
Ils soutiennent que :
- les conclusions indemnitaires se heurtent à la forclusion, par application des dispositions des articles R.421-1 et R.421-3 du code de justice administrative ;
- subsidiairement, un taux de perte de chance pour Mme B d'éviter une aggravation de son état de santé et d'obtenir une amélioration doit être retenu, au minimum à hauteur de 10 % ;
- le montant des indemnités sollicitées doit être ramené à de plus justes proportions.
Par décision du 28 octobre 2021, le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale a été accordée à Mme B.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu l'ordonnance n° 1701629 du juge des référés de tribunal administratif de Toulouse du 2 juin 2017 ordonnant une expertise ;
Vu l'ordonnance n° 1701629 du vice-président du tribunal administratif de Toulouse du 2 mars 2018 taxant et liquidant les frais d'expertise à la somme de 1750 euros, avancés par l'Etat.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de la sécurité sociale ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pater, rapporteure ;
- et les conclusions de M. Baccati, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1.. Mme B née le 8 juillet 1983, a été admise aux urgences du centre hospitalier de Millau le 14 octobre 2015 en raison de douleurs en lien avec un kyste folliculaire inguinal et interne droit. Un abcès périnéal droit cutané a été diagnostiqué nécessitant une intervention chirurgicale
réalisée sous anesthésie de courte durée par protoxyde d'azote inhalé. Lors de l'incision, la patiente a ressenti une importante douleur au niveau de la hanche la faisant sursauter. Dans les suites immédiates de l'intervention, Mme B a indiqué ressentir des douleurs au niveau du membre inférieur droit. Les examens réalisés n'ont cependant retrouvé aucun signe d'irritation du nerf crural ou des racines de L1 à L4. Les douleurs étant persistantes, Mme B a bénéficié d'un traitement par patch de Vesatis et par neuro-stimulateur. La patiente présente aujourd'hui une hypoesthésie avec sensation cotonneuse et dysesthésie au niveau du membre inférieur droit. Par la présente requête, Mme B demande au tribunal de condamner in solidum le centre hospitalier de Millau et la société hospitalière d'assurance mutuelle à l'indemniser intégralement des préjudices résultant de l'accident médical fautif survenu le 14 octobre 2015, ordonner une expertise médicale, condamner in solidum le centre hospitalier de Millau et la société hospitalière d'assurance mutuelle à lui verser la somme de 28 500 euros à titre de provision, dire et juger que l'office national d'indemnisation des accidents médicaux se substituera à la société hospitalière d'assurance mutuelle sur le fondement de l'article L.1142-15 du code de la santé publique et lui allouera une provision de 28 500 euros.
Sur les conclusions dirigées contre le centre hospitalier de Millau et la société hospitalière d'assurance mutuelle :
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle ".
3. La décision par laquelle l'administration rejette une réclamation tendant à la réparation des conséquences dommageables d'un fait qui lui est imputé lie le contentieux indemnitaire à l'égard du demandeur pour l'ensemble des dommages causés par ce fait générateur, quels que soient les chefs de préjudice auxquels se rattachent les dommages invoqués par la victime et que sa réclamation ait ou non spécifié les chefs de préjudice en question.
4. Par suite, la victime est recevable à demander au juge administratif, dans les deux mois suivant la notification de la décision ayant rejeté sa réclamation, la condamnation de l'administration à l'indemniser de tout dommage ayant résulté de ce fait générateur, y compris en invoquant des chefs de préjudice qui n'étaient pas mentionnés dans sa réclamation.
5. En revanche, si une fois expiré ce délai de deux mois, la victime saisit le juge d'une demande indemnitaire portant sur la réparation de dommages causés par le même fait générateur, cette demande est tardive et, par suite, irrecevable. Il en va ainsi alors même que ce recours indemnitaire indiquerait pour la première fois les chefs de préjudice auxquels se rattachent les dommages, ou invoquerait d'autres chefs de préjudice, ou aurait été précédé d'une nouvelle décision administrative de rejet à la suite d'une nouvelle réclamation portant sur les conséquences de ce même fait générateur.
6. Il n'est fait exception à ce qui est dit au principe précèdent que dans le cas où la victime demande réparation de dommages qui, tout en étant causés par le même fait générateur, sont nés, ou se sont aggravés, ou ont été révélés dans toute leur ampleur postérieurement à la décision administrative ayant rejeté sa réclamation. Dans ce cas, qu'il s'agisse de dommages relevant de chefs de préjudice figurant déjà dans cette réclamation ou de dommages relevant de chefs de préjudice nouveaux, la victime peut saisir l'administration d'une nouvelle réclamation portant sur ces nouveaux éléments et, en cas de refus, introduire un recours indemnitaire dans les deux mois suivant la notification de ce refus.
7. Dans ce même cas, la victime peut également, si le juge administratif est déjà saisi par elle du litige indemnitaire né du refus opposé à sa réclamation, ne pas saisir l'administration d'une nouvelle réclamation et invoquer directement l'existence de ces dommages devant le juge administratif saisi du litige en premier ressort afin que, sous réserve le cas échéant des règles qui gouvernent la recevabilité des demandes fondées sur une cause juridique nouvelle, il y statue par la même décision.
8. Il résulte de l'instruction que, par courrier reçu par le centre hospitalier de Millau le 22 septembre 2016, Mme B a, après avoir rappelé les conditions de l'intervention chirurgicale subie le 14 octobre 2015 et ses suites, demandé à l'établissement " d'apporter les solutions " à sa situation, compte tenu de ce que la victime a le droit, selon la loi Kouchner du 4 mars 2002 art 58 à 63 à obtenir la réparation intégrale de ses préjudices ". Le centre hospitalier a répondu par courrier du 2 décembre 2016 indiquant qu'en l'absence de faute, la responsabilité de l'établissement n'était pas engagée. Cette réponse, notifiée à la requérante le 12 décembre 2016, comme en atteste l'accusé de réception du pli recommandé versé au dossier, indique que " la présente fin de non-recevoir peut faire l'objet d'un recours devant le Tribunal administratif de Toulouse dans un délai de deux mois " et précise que ce délai est suspendu jusqu'à la notification de l'avis, en cas de saisine dans ce délai de la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux. Le 5 avril 2017, Mme B a saisi le juge des référés du tribunal administratif de Toulouse tendant à voir ordonnée une mesure d'expertise médicale, aux fins de déterminer le préjudice résultant de l'intervention chirurgicale subie le 14 octobre 2015. L'expert a rendu son rapport le 26 février 2018. La commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, saisi par Mme B le 14 août 2018 a conclu à un " accident médical fautif " et invité la société hospitalière d'assurance mutuelle à faire une offre d'indemnisation. Par lettre du 28 mars 2018, l'assureur du centre hospitalier a toutefois opposé à Mme B la forclusion de sa demande, eu égard à l'expiration, avant la saisine de la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, du délai de deux mois suivant la réception de sa réponse le 2 décembre 2016 et a invité la requérante à saisir l'office national d'indemnisation des accidents médicaux sur le fondement de l'article l.1142-45 du code de la santé publique. L'office saisi le 27 novembre 2019 a cependant rejeté la demande de Mme B, indiquant que la forclusion faisait obstacle à l'exercice de l'action subrogatoire sollicité. Par un courrier du 12 mars 2020, dénommé " recours administratif préalable demande d'indemnité provisionnelle ", Mme B a demandé au centre hospitalier de Millau l'indemnisation du préjudice résultant de l'intervention chirurgicale du 14 octobre 2015 et a sollicité une indemnité dite " provisionnelle " à défaut d'être consolidée, de 38 500 euros au titre de l'assistance à tierce personne depuis le 14 octobre 2015 à raison de 10h30/semaine, du préjudice professionnel pour ne plus pouvoir travaillé depuis les faits, du déficit fonctionnel temporaire depuis l'intervention, des souffrances endurées, du préjudice esthétique, sur la base du rapport d'expertise.
9. Il résulte de ce qui précède que la demande de Mme B du 22 septembre 2016, qui évoquait le fait générateur et la réparation des préjudices en résultant, présente le caractère d'une demande préalable. Mme B disposait dès lors d'un délai de deux mois pour contester la décision de rejet du 2 décembre 2016 opposée par l'établissement et dument notifiée avec mention des voies et délais de recours. Ayant saisi le juge des référés ainsi que la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux au-delà de ce délai, ni les opérations d'expertise, ni l'avis de la commission n'ont eu pour effet de suspendre ledit délai. Mme B ne saurait sérieusement soutenir, qu'en défendant devant le juge des référés, le centre hospitalier aurait renoncé à la forclusion qu'il avait soulevée par courrier notifié à la requérante le 2 décembre 2016. De même, la circonstance que la prescription est de dix ans dans les affaires de responsabilité des professionnels de santé est sans incidence sur l'application de la forclusion lorsque la juridiction n'a pas été saisie dans le délai applicable après un refus d'indemnisation. Enfin, par sa lettre du 12 mars 2020, Mme B ne saurait être regardée comme demandant réparation de dommages qui, tout en étant causés par le même fait générateur, seraient nés, ou se seraient aggravés, ou auraient été révélés dans toute leur ampleur postérieurement à la décision de rejet de sa réclamation du 22 septembre 2016. Dès lors, la fin de non-recevoir opposée en défense tirée de la tardiveté des conclusions indemnitaires présentées par Mme B doit être accueillie.
10. Par suite, les conclusions dirigées contre le centre hospitalier de Millau et la société hospitalière d'assurance mutuelle doivent être rejetées pour être irrecevables.
Sur les conclusions tendant au prononcé d'une expertise :
11. Aux termes de l'article R.621-1 du code de justice administrative : " la juridiction peut, soit d'office, soit sur la demande des parties ou de l'une d'elles, ordonner, avant dire droit, qu'il soit procédé à une expertise sur les points déterminés par sa décision. ".
12. En l'espèce, les conclusions en indemnisation étant irrecevables pour forclusion, une nouvelle expertise tendant à déterminer la date de consolidation et les préjudices tels que présentés dans la demande du 12 mars 2020 s'avère non utile à la solution du litige. Par suite, les conclusions tendant à ce que soit ordonnée une expertise doivent être rejetées.
Sur les conclusions dirigées contre l'office national d'indemnisation des accidents médicaux :
13. Madame B n'allègue ni ne soutient que ses préjudices résulteraient d'un accident médical non fautif susceptible de mettre en œuvre les règles d'indemnisation par la solidarité nationale, en application des dispositions de l'article L.1142-1 II du code de la santé publique. Dès lors, les conclusions tendant à condamner l'office national d'indemnisation des accidents médicaux au versement d'une provision doivent être rejetées pour n'être pas fondées.
14. Si Mme B demande en outre au Tribunal de dire que l'office national d'indemnisation des accidents médicaux doit se substituer à l'assureur du centre hospitalier, en application de l'article L.1142-15 du code de la santé publique, la mise en œuvre de ces dispositions n'est pas ouverte à la requérante par la voie contentieuse. Par suite, ces conclusions doivent être rejetées pour être irrecevables.
Sur les frais d'expertise :
15. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties () ".
16. Dans les circonstances particulières de l'espèce, il y a lieu de mettre les frais d'expertise avancés par l'Etat, liquidés et taxés à la somme de 1750 euros, à la charge définitive du centre hospitalier de Millau.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du centre hospitalier de Millau, de la société hospitalière d'assurance mutuelle et de l'office national d'indemnisation des accidents médicaux, qui ne sont pas parties perdantes, une somme quelconque au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
DECIDE :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Les frais d'expertise, fixés à la somme de 1750 euros, sont mis à la charge définitive du centre hospitalier de Millau.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B, au centre hospitalier de Millau, à la société hospitalière d'assurance mutuelle, à l'office national d'indemnisation des accidents médicaux et la caisse primaire d'assurance maladie du Tarn.
Délibéré après l'audience du 7 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
- M. Rabaté, président,
- Mme Pater, première conseillère,
- Mme Viallet, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 novembre 2022.
La rapporteure,
B Pater Le président,
V. Rabaté
La greffière,
G Munoz
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 21 novembre 2022.
La greffière,
G Munoz
e
N°2024401gm
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026