LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2025200

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2025200

lundi 3 avril 2023

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2025200
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantOLLEON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par requête et mémoire, enregistrés les 15 octobre 2020 et 24 février et 10 mai 2022, la Sarl Chev'el, représentée par Me Olléon et Briand, demande au tribunal le remboursement d'un crédit de taxe sur la valeur ajoutée au titre des 3e et 4e trimestres de l'année 2019, et du 1er trimestre de l'année 2020, et de mettre à la charge de l'Etat une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient dans le dernier lieu état de ses écritures que :

- le tribunal en dépit du dégrèvement accordé doit trancher la question de la déductibilité de la taxe sur la valeur ajoutée afférente aux dépenses de courses hippiques ;

- sur les travaux de la société espagnole Sonoca Obres sl, la jurisprudence du Conseil d'Etat n°420251 lui donne raison, la taxe sur la valeur ajoutée collectée par la société Sonoca a été reversée, et les intérêts du Trésor public sont préservés ; de plus la société Sonoca a refusé de lui restituer la taxe sur la valeur ajoutée acquittée à tort, au motif qu'elle doit acquitter la taxe en raison de son établissement stable en France, et lui est très difficile d'obtenir d'elle le remboursement du montant versé ; au surplus, la société Sonoca justifie d'un établissement stable, disposition personnelle et permanente d'une installation comportant les moyens humains et techniques nécessaires à l'activité, elle loue une maison à Mons (Haute-Garonne), qui comprend un garage et un débarras, permettant de loger les salariés détachés et d'entreposer le matériel, et comportant les moyens humains et techniques nécessaires à son activité de construction ;

- l'article 5 de la convention fiscale franco-espagnole qui stipule qu'un chantier de plus de 12 mois constitue un établissement stable lui est applicable ;

- sur la taxe sur la valeur ajoutée afférente aux transports de personnes par avion privé, le contrat signé le 1er août 2014 avec Air TNB remplit la notion de permanence, vise le personnel de Chev'el, et permet son transport sur les lieux de travail, et les conditions de l'article 206 annexe II, alinéa 5 du 2 du IV, au code général des impôts, sont remplies.

Par mémoires, enregistrés les 31 mai 2021 et 22 avril et 25 mai 2022, le directeur régional des finances publiques Occitanie conclut au non-lieu partiel et au rejet du surplus du recours.

Il soutient que :

- la demande relative aux dépenses de courses hippiques est sans objet, eu égard au dégrèvement accordé ;

- les moyens invoqués sont infondés, car la société Sonoca ne dispose pas d'établissement stable en France, son siège social est en Espagne, son représentant habilité à signer les contrats y est rattaché, et la requérante n'établit pas qu'il lui était excessivement difficile d'obtenir le remboursement du montant indument versé du fournisseur ;

- les prestations d'Air TNB ne rentrent pas dans le cadre de l'article 206 de l'annexe II du code général des impôts, elles prévoient le transport, non seulement du personnel, mais des dirigeants et prestataires, et le statut des personnes visé par le transport n'est pas défini.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la directive 77/388/CEE du Conseil du 17 mai 1977 ;

- la directive 2006/112/CE du Conseil du 28 novembre 2006 ;

- la convention fiscale franco-espagnole signée à Madrid le 10 octobre 1995 ;

- le code général des impots et le livre des procédures fiscales;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Rabaté, rapporteur ;

- les conclusions de M. Baccati, rapporteur public.

- et les observations de Me Bouaziz, pour la Sarl Chevel.

Une note en délibéré, enregistrée le 20 mars 2023, a été présentée pour la Sarl Chev'el.

Considérant ce qui suit :

1. La Sarl Chev'el, éleveur de chevaux, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité en matière de taxe sur la valeur ajoutée pour la période allant du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2018. Elle demande au tribunal le remboursement d'un crédit de taxe sur la valeur ajoutée au titre des 3e et 4e trimestres de l'année 2019, et du 1er trimestre de l'année 2020.

Sur l'étendue du litige :

2. Il résulte de l'instruction que par décisions des 26 octobre 2020 et 26 avril 2022, postérieures à l'introduction du recours, le directeur régional des finances publiques Occitanie a d'abord accordé à la requérante, par compensation, un remboursement de 20 000 euros de crédit de taxe sur la valeur ajoutée, puis un dégrèvement de 35 720 euros, qui sont relatifs à la taxe sur la valeur ajoutée afférente aux dépenses affectées aux courses hippiques. Dès lors, les conclusions du recours, sont à concurrence de ces sommes, devenues sans objet.

Sur la recevabilité des conclusions :

3. En raison de cette compensation et de ce dégrèvement, les conclusions du recours à fin de trancher la question de la déductibilité de la taxe sur la valeur ajoutée afférente aux dépenses affectées aux courses hippiques, et notamment pour la somme de 20 000 euros, sont sans objet.

Sur le bien-fondé du remboursement du surplus du crédit de taxe sur la valeur ajoutée :

En ce qui concerne le transport de personnes :

4. Aux termes de l'article 271 du code général des impôts, dans sa rédaction alors applicable : " () II. 1. Dans la mesure où les biens et les services sont utilisés pour les besoins de leurs opérations imposables, et à la condition que ces opérations ouvrent droit à déduction, la taxe dont les redevables peuvent opérer la déduction est, selon le cas : a) Celle qui figure sur les factures établies conformément aux dispositions de l'article 289 et si la taxe pouvait légalement figurer sur lesdites factures ". En vertu de l'article 206 de l'annexe II du même code, dans sa rédaction alors applicable : " IV. 2/. Le coefficient d'admission est nul dans les cas suivants : 5° Pour les prestations de transport de personnes et les prestations accessoires à ce transport, à l'exclusion de celles réalisées soit pour le compte d'une entreprise de transports publics de voyageurs, soit en vertu d'un contrat permanent de transport conclu par les entreprises pour amener leur personnel sur les lieux de travail ".

5. Il résulte de l'instruction que par convention signée le 1er août 2014, la Sarl Chev'el a confié à la société Air TNB le transport aérien de ses salariés, prestataires et dirigeants. Cette convention relevait d'une prestation de transport de personnes, et non d'une prestation de transport du personnel de la société sur le lieu de travail, qui est exclue du droit à déduction. Ainsi c'est à bon droit que l'administration a refusé à la requérante la déductibilité de la taxe sur la valeur ajoutée afférente à ces prestations.

En ce qui concerne les travaux facturés par la société Sonoca Obres sl :

6. En vertu de l'article 43 de la directive 2006/112/CE du Conseil du 26 novembre 2006 : " Le lieu d'une prestation de services est l'endroit où le prestataire a établi le siège de son activité économique ou dispose d'un établissement stable à partir duquel la prestation de services est fournie ou, à défaut d'un tel siège ou d'un tel établissement stable, au lieu de son domicile ou de sa résidence habituelle ". Aux termes de l'article 259 du code général des impôts, dans sa rédaction applicable à la période en litige : " Le lieu des prestations de services est réputé se situer en France lorsque le prestataire a en France le siège de son activité ou un établissement stable à partir duquel le service est rendu ou, à défaut, son domicile ou sa résidence habituelle ". En vertu de l'article 5 de la convention fiscale franco-espagnole : " 3. Un chantier de construction ou de montage ne constitue un établissement stable que si sa durée dépasse 12 mois ".

7. Si la requérante soutient que son fournisseur espagnol disposait d'un établissement stable en France, elle ne fournit à l'appui de son allégation qu'une copie du bail conclu le 2 octobre 2017 par la société Sonoca Obres sl pour un logement de 82,5 m2 situé à Mons, en Haute-Garonne, destiné à loger ses salariés et entreposer du matériel, ne contredit pas les affirmations du service selon laquelle le siège social de cette société est en Espagne, que son représentant, seul habilité à signer les documents bancaires et les contrats, y est rattaché, que la facturation et la comptabilité sont établies en Espagne, et que cette société n'était pas enregistrée au registre du commerce et des sociétés en France lors de la période en litige. Si la requérante soutient aussi que le chantier de construction de la société Sonoca Obres sl en France a dépassé 12 mois, les factures et documents qu'elle produit relatifs au détachement de travailleurs en France ne le démontrent pas. Par suite, ce moyen sera écarté.

8. Aux termes du 1 de l'article 283 du code général des impôts, qui assure la transposition des dispositions des articles 194 et 195 de la directive 2006/115/CE du Conseil du 28 novembre 2006 relative au système commun de taxe sur la valeur ajoutée : " La taxe sur la valeur ajoutée doit être acquittée par les personnes qui réalisent les opérations imposables, () / Toutefois, lorsqu'une livraison de biens () est effectuée par un assujetti établi hors de France, la taxe est acquittée par l'acquéreur, le destinataire ou le preneur qui agit en tant qu'assujetti et qui dispose d'un numéro d'identification à la taxe sur la valeur ajoutée en France. () ". Aux termes de l'article 271 du même code, qui assure la transposition des dispositions de l'article 168 de la même directive 2006/115/CE : " I. 1. La taxe sur la valeur ajoutée qui a grevé les éléments du prix d'une opération imposable est déductible de la taxe sur la valeur ajoutée applicable à cette opération. () II. 1. Dans la mesure où les biens et les services sont utilisés pour les besoins de leurs opérations imposables, et à la condition que ces opérations ouvrent droit à déduction, la taxe dont les redevables peuvent opérer la déduction est, selon le cas : () c) Celle qui est acquittée par les redevables eux-mêmes lors de l'achat ou de la livraison à soi-même des biens ou des services ; () ". Il résulte de ces dispositions que, lorsque le régime de l'auto-liquidation s'applique, l'acquéreur d'un bien, qui est redevable de la taxe sur la valeur ajoutée afférente à cette opération, est en droit de déduire cette même taxe, de telle sorte que, en principe, aucun montant n'est dû à l'administration fiscale.

9. Et il résulte de la directive 2006/115/CE du Conseil, du 28 novembre 2006 relative au système commun de taxe sur la valeur ajoutée, telle qu'interprétée par la Cour de justice de l'Union européenne notamment dans son arrêt du 26 avril 2017 C-564/15 Tibor Farkas et son arrêt du 11 avril 2019 C-691/17 PORR Epitesi Kft, que, lorsque l'acquéreur d'un bien a versé par erreur au fournisseur la taxe sur la valeur ajoutée mentionnée à tort sur les factures émises par ce dernier, alors que, en application du régime de l'auto-liquidation, il aurait dû, en tant que bénéficiaire d'une livraison de biens, s'acquitter directement de la taxe sur la valeur ajoutée auprès des autorités fiscales, il ne peut pas se prévaloir d'un droit à déduction de la taxe acquittée à tort. Les autorités fiscales nationales sont, dès lors, fondées à refuser à l'acquéreur l'exercice de ce droit, ainsi que, le cas échéant, la restitution du crédit de taxe déductible qui en découle. En revanche, l'acquéreur peut demander au fournisseur le remboursement de la taxe qu'il a indûment versée. En l'absence de réglementation de l'Union en matière de demandes de restitution de taxes, il appartient à l'ordre juridique interne de chaque État membre de prévoir les conditions dans lesquelles une telle demande peut être exercée. Conformément aux principes d'équivalence et d'effectivité, ces conditions ne doivent pas être moins favorables que celles concernant des réclamations semblables et fondées sur des dispositions du droit interne, ni aménagées de manière à rendre pratiquement impossible ou excessivement difficile l'exercice, par l'acquéreur des biens, des droits conférés par l'ordre juridique de l'Union. Si le remboursement de la taxe sur la valeur ajoutée devient impossible ou excessivement difficile, notamment en cas d'insolvabilité du vendeur, le principe d'effectivité peut exiger que l'acquéreur puisse diriger sa demande de restitution directement contre les autorités fiscales. Enfin, lorsque le non-respect des règles du régime de l'auto-liquidation entraîne un risque de perte de recettes fiscales pour l'Etat membre intéressé, ce dernier peut, avant d'accorder la restitution demandée, vérifier que le risque d'une telle perte a été préalablement éliminé, notamment du fait que l'auteur de la facture erronée a reversé au Trésor public la taxe indûment collectée.

10. Il résulte de ce qui précède que, pour déterminer si un assujetti à la taxe sur la valeur ajoutée en France relevant du régime de l'auto-liquidation est en droit d'obtenir, de la part des autorités fiscales françaises, la restitution de la taxe payée par erreur à son fournisseur, il y a lieu de rechercher s'il avait la faculté de demander à son fournisseur le remboursement de la taxe payée à tort et si, mettant en œuvre les procédures applicables, il lui est impossible ou s'avère excessivement difficile d'obtenir de son fournisseur le remboursement du montant indûment versé. Dans l'affirmative, les autorités fiscales françaises doivent procéder à la restitution demandée, pour autant qu'ait été au préalable éliminé tout risque d'un préjudice financier pour le Trésor public.

11. Si la société Chev'el demande, en application des principes exposés au point 9, le remboursement de la TVA payée par erreur à son fournisseur, la société espagnole Sonoca Obres sl, pour des travaux, elle n'apporte aucun justificatif sur les difficultés qu'elle aurait rencontrées pour obtenir de ce fournisseur le remboursement du montant de taxe indûment versé, alors que ce fournisseur était dans les délais prévus par l'article R. 196-1 du livre des procédures fiscales pour présenter une réclamation à l'administration fiscale. Par suite, cette demande sera rejetée.

12. Il résulte de ce qui précède que la requérante n'est pas fondée à demander le remboursement du crédit de taxe sur la valeur ajoutée qui reste en litige.

Sur les frais liés au litige :

13. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête, à concurrence des sommes de 20 000 et 35 720 euros.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de la société Chev'el est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Chev'el et au directeur régional des finances publiques Occitanie.

Délibéré après l'audience du 20 mars 2023, à laquelle siégeaient :

- M. Rabaté, président,

- Mme Couégnat, première conseillère,

- Mme Viallet, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 avril 2023.

Le président,

V. Rabaté

L'assesseure la plus ancienne,

M. A Le greffier,

F. Balicki

La République mande et ordonne au ministre des comptes publics en ce qui le concerne ou à

tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties

privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 4 avril 2023.

Le greffier,

F. Balickifb

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions