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AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2025355

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2025355

jeudi 22 septembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2025355
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation1ère chambre
Avocat requérantMAIGNIAL SALVAIRE ARNAUD-LAUR LABADIE BOONSTOPPEL GROS LAURENT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par ordonnance du 4 avril 2022, le président de la section du contentieux du Conseil d'Etat a attribué au tribunal administratif de Montpellier le jugement de la requête de Mme B D, enregistrée par le greffe du tribunal administratif de Toulouse le 23 octobre 2020 sous le n° 2005355. Cette requête a été enregistrée par le greffe du tribunal administratif de Montpellier sous le n° 2025355.

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 23 octobre 2020 et 27 janvier 2022, Mme B D, représentée par Me Laclau, demande au tribunal :

1°) de condamner le centre hospitalier de Revel à lui verser la somme globale de 182 450,32 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait de l'accident de service dont elle a été victime le 7 avril 2013 et d'augmenter cette somme des intérêts au taux légal à compter de la réception de sa demande d'indemnisation du 24 avril 2020 ainsi que la capitalisation des intérêts à compter d'un an d'intérêts échus ;

2°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Revel une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la responsabilité du centre hospitalier même sans faute doit être engagée à son égard en raison de l'accident de service dont elle a été victime le 7 avril 2013 ;

- elle sollicite la réparation du préjudice lié à l'aide humaine à hauteur d'une heure par semaine qui lui a été nécessaire jusqu'à la consolidation de son état de santé ; pour ce chef de préjudice elle réclame la somme de 11 640 euros, somme à laquelle il convient de rajouter l'indemnisation des 500 euros dont elle a dû s'acquitter pour avoir recours aux services du docteur A, spécialiste de l'indemnisation des préjudices corporels ;

- l'accident de service a une incidence professionnelle caractérisée par l'impossibilité de conduire de nuit et par l'incidence du déficit visuel sur les manipulations ; elle demande la réparation de ce préjudice à hauteur de 30 000 euros ;

- elle sollicite la préparation du préjudice lié à l'assistance par une tierce personne permanente à hauteur de 70 572,32 euros ;

- elle sollicite la réparation du déficit fonctionnel temporaire à hauteur de 5238 euros ; la réparation des souffrances endurées à hauteur de 6 000 euros ; elle sollicite la réparation du préjudice esthétique temporaire à hauteur de 1 500 euros et la somme de 56000 euros pour la réparation du préjudice fonctionnel permanent à hauteur de 25% et la réparation du préjudice esthétique permanent à hauteur de 1 000 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 septembre 2021, le centre hospitalier de Revel, représenté par la SCPI Salvaire - Labadie - Boonstoppel - Laurent, conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- la requête est irrecevable dès lors que les demandes de Mme B D sont prescrites ;

- les demandes de réparation sont exorbitantes et injustifiées ; elle n'a subi aucune incidence professionnelle ; les dépenses relatives à la réduction de l'autonomie ne sont pas justifiées ; dans la meilleure des hypothèse le déficit fonctionnel temporaire sera indemnisé à hauteur de 1 940 euros ; les souffrances endurées ne saurait excéder 2 000 euros, le préjudice esthétique temporaire ne saurait excéder 1 000 euros et de le déficit fonctionnel permanent ne saurait excéder 2 000 euros et aucun préjudice esthétique permanent ne sera reconnu.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la loi du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière ;

- la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'Etat, les départements, les communes et les établissements publics ;

- le décret modifié n° 97-487 du 12 mai 1997 fixant les dispositions communes applicables aux stagiaires de la fonction publique hospitalière ;

- l'ordonnance du 3 décembre 2019 du président du tribunal administratif de Toulouse taxant et liquidant les frais d'expertise à la somme de 2006,69 euros ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Pastor, première conseillère,

- les conclusions de Mme Villemejeanne, rapporteure publique,

- les observations de Me Teyssere, représentant Mme B D, et celles de Me Caiessezol, représentant le centre hospitalier de Revel.

Considérant ce qui suit :

1. Le 7 avril 2013 Mme B D, aide-soignante stagiaire au sein du centre hospitalier de Revel, a été victime d'un accident dans l'exercice de ses fonctions, un patient l'ayant frappée violemment au visage. Le 24 avril 2020, elle a, par l'intermédiaire de son conseil, saisi l'établissement de santé d'une demande préalable d'indemnisation des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait de cet accident. Cette demande ayant été implicitement rejetée, Mme B D demande au tribunal de condamner le centre hospitalier à lui verser la somme globale de 182 450,32 euros en réparation des préjudices subis résultant de son accident de service.

Sur le régime de responsabilité :

2. Placée dans un corps de la fonction publique hospitalière en qualité de stagiaire, et ayant alors vocation à être titularisée, Mme B D disposait, à la date de son accident de service, d'un statut assimilable à celui d'un fonctionnaire hospitalier. En outre, Mme B D entend se prévaloir de l'obligation qui incombe aux collectivités publiques, de garantir leurs agents, au nombre desquels figurent les agents stagiaires, contre les risques qu'ils peuvent courir dans l'exercice de leurs fonctions.

3. Les dispositions des articles 36 et 37 du décret du 26 décembre 2003 et l'article 80 de la loi du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière qui instituent, en faveur des fonctionnaires victimes d'accidents de service ou de maladies professionnelles, une rente viagère d'invalidité en cas de mise à la retraite et une allocation temporaire d'invalidité en cas de maintien en activité doivent être regardées comme ayant pour objet de réparer les pertes de revenus et l'incidence professionnelle résultant de l'incapacité physique causée par un accident de service ou une maladie professionnelle. Les dispositions instituant ces prestations déterminent forfaitairement la réparation à laquelle les fonctionnaires concernés peuvent prétendre, au titre de ces chefs de préjudice, dans le cadre de l'obligation, qui incombe aux collectivités publiques, de garantir leurs agents contre les risques qu'ils peuvent courir dans l'exercice de leurs fonctions. Ces dispositions ne font en revanche obstacle ni à ce que le fonctionnaire qui subit, du fait de l'invalidité ou de la maladie, des préjudices patrimoniaux d'une autre nature ou des préjudices personnels, obtienne de la personne publique qui l'emploie, même en l'absence de faute de celle-ci, une indemnité complémentaire réparant ces chefs de préjudice, ni à ce qu'une action de droit commun pouvant aboutir à la réparation intégrale de l'ensemble du dommage soit engagée contre la personne publique, dans le cas notamment où l'accident ou la maladie serait imputable à une faute de nature à engager la responsabilité de cette personne ou à l'état d'un ouvrage public dont l'entretien lui incombait.

Sur l'exception de prescription quadriennale opposée en défense :

4. Aux termes de l'article 1er de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'Etat, les départements, les communes et les établissements publics : " Sont prescrites, au profit de l'Etat, des départements et des communes, sans préjudice des déchéances particulières édictées par la loi, et sous réserve des dispositions de la présente loi, toutes créances qui n'ont pas été payées dans un délai de quatre ans à partir du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle les droits ont été acquis. / Sont prescrites, dans le même délai et sous la même réserve, les créances sur les établissements publics dotés d'un comptable public. ". Selon l'article 2 de la même loi : " La prescription est interrompue par : / Toute demande de paiement ou toute réclamation écrite adressée par un créancier à l'autorité administrative, dès lors que la demande ou la réclamation a trait au fait générateur, à l'existence, au montant ou au paiement de la créance, alors même que l'administration saisie n'est pas celle qui aura finalement la charge du règlement. / Tout recours formé devant une juridiction, relatif au fait générateur, à l'existence, au montant ou au paiement de la créance, quel que soit l'auteur du recours et même si la juridiction saisie est incompétente pour en connaître, et si l'administration qui aura finalement la charge du règlement n'est pas partie à l'instance ; () / Un nouveau délai de quatre ans court à compter du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle a eu lieu l'interruption. Toutefois, si l'interruption résulte d'un recours juridictionnel, le nouveau délai court à partir du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle la décision est passée en force de chose jugée. ". En vertu de l'article 3 de cette loi : " La prescription ne court ni contre le créancier qui ne peut agir, soit par lui-même ou par l'intermédiaire de son représentant légal, soit pour une cause de force majeure, ni contre celui qui peut être légitimement regardé comme ignorant l'existence de sa créance ou de la créance de celui qu'il représente légalement. ".

5. Pour l'application de l'article 1er de la loi du 31 décembre 1968 s'agissant d'une créance indemnitaire détenue sur une collectivité publique au titre d'un dommage corporel engageant sa responsabilité, le point de départ du délai de la prescription quadriennale est le premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle les infirmités liées à ce dommage ont été consolidées. Il en est ainsi pour tous les postes de préjudice, aussi bien temporaires que permanents, qu'ils soient demeurés à la charge de la victime ou aient été réparés par un tiers, tel qu'un organisme de sécurité sociale, qui se trouve subrogé dans les droits de la victime.

6. Il résulte de l'instruction que l'état de santé de Mme B D a été considéré comme consolidé tant par la commission de réforme dans sa séance du 17 avril 2014 que par l'expert judiciaire mandaté par le tribunal le 30 avril 2014. Ainsi, le délai de prescription courrait normalement à compter du 1er janvier 2015. Toutefois, par une requête, enregistrée le 28 juillet 2017, l'intéressée a demandé au juge des référés de prescrire une expertise en vue de déterminer l'étendue des préjudices subis en raison de son accident de service et a, dès lors, interrompu le délai de prescription, un nouveau délai n'ayant commencé à courir qu'à compter de l'année suivant celle de la notification du rapport d'expertise aux parties, soit le 1er janvier 2020. Par suite, le centre hospitalier universitaire de Revel n'est pas fondé à faire valoir que les créances résultant de l'accident de service dont l'intéressée a été victime étaient d'ores et déjà prescrites à la date à laquelle elle a formé sa demande d'indemnisation.

Sur l'évaluation des préjudices :

En ce qui concerne les préjudices patrimoniaux :

S'agissant de l'incidence professionnelle :

7. Mme B D sollicite la réparation de l'atteinte professionnelle que son déficit visuel et l'impossibilité de conduire de nuit lui causent. Toutefois un tel préjudice, qui relève de l'incidence professionnelle, peut seulement être réparé par l'obtention d'une rente ou d'une allocation temporaire d'invalidité et n'est donc pas au nombre des préjudices indemnisables au titre de l'obligation, qui incombe aux collectivités publiques, en l'absence de faute, de garantir leurs agents contre les risques qu'ils peuvent courir dans l'exercice de leurs fonctions.

S'agissant des frais d'expertise du docteur A :

8. Il résulte de l'instruction que Mme B D a mandaté, en parallèle de l'expertise judiciaire, le docteur A, spécialiste en réparation juridique du dommage corporel, à l'effet de diligenter une expertise médicale sur l'étendue des préjudices résultant de l'accident de service dont elle a été victime. Cette expertise, diligentée par la victime, ayant été utile à la détermination du préjudice indemnisable, il y a lieu d'accorder à l'intéressée la somme de 500 euros correspondant au montant facturé de cette expertise, dont elle justifie.

S'agissant des frais d'assistance à tierce personne :

9. D'une part, il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise judiciaire rendu par le docteur E et des dires du docteur A que la perte importante de la vue d'un œil et le manque de vision binoculaire a nécessité, pour Mme B D, une assistance quotidienne à hauteur d'une heure par jour jusqu'à la date de consolidation de son état de santé. Il y a lieu d'évaluer le préjudice indemnisable de ce besoin d'aide humaine non médicalisée jusqu'à la consolidation de son état de santé, par application d'un taux horaire de 13 euros tenant compte des charges patronales et des majorations de rémunération pour travail le dimanche, et sur une base de 412 jours par an pour tenir compte des congés et jours fériés, à la somme de 5 800 euros. En revanche, alors que l'expert estime qu'elle est autonome depuis la consolidation de son état de santé, elle ne démontre pas, en faisant état de manière très générale avoir besoin d'aide, notamment, pour se maquiller, que l'accident de service nécessiterait l'assistance d'une tierce personne depuis le 30 avril 2014.

En ce qui concerne les préjudices extrapatrimoniaux :

S'agissant du déficit fonctionnel temporaire :

10. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise judiciaire, que Mme B D a subi un déficit fonctionnel temporaire partiel de 25 % en raison des nombreuses séances de rééducation orthoptiques et des douleurs aux cervicales liées au changement de posture induit par ses troubles oculaires. Il sera fait une juste appréciation de l'indemnisation due à ces titres en lui accordant, sur la base d'une somme de 75 euros par mois d'incapacité totale, la somme de 1000 euros.

S'agissant du déficit fonctionnel permanent :

11. Il résulte de l'instruction que Mme B D, alors qu'elle voyait parfaitement de son œil gauche (10/10ème), en a perdu la quasi-totalité de son acuité visuelle, étant de l'ordre de 1/20ème non améliorable. Si l'expert judiciaire doute de la sincérité et de la réalité de ce diagnostic, aucun élément ne permet de remettre en cause cette perte d'acuité visuelle. Il y a, ainsi, lieu de fixer le déficit fonctionnel permanent correspondant à la perte de l'acuité visuelle de cet œil à 25 %, retenu par le docteur A. Dans ces conditions, il sera fait une juste appréciation de la réparation due pour ce chef de préjudice, eu égard à ce taux, établi par une exacte application de la règle dite de Balthazar, et compte tenu de l'âge de la victime au jour de la consolidation, soit presque 48 ans, en lui accordant la somme de 42 000 euros.

S'agissant des souffrances endurées :

12. Il résulte de l'instruction que l'expert a fixé à 1.5 sur une échelle de 1 à 7 les souffrances qu'elle a endurées en raison de l'agression physique violente dont elle a été la victime. Le docteur A estime, quant à lui, que cette évaluation est sous-estimée dès lors qu'elle a enduré de réelles souffrances pour n'avoir pas été bien prise en charge à la suite de l'accident. Compte tenu du fait que les souffrances liées à un retard éventuel de prise en charge ne sont pas directement imputables à l'accident de service dont elle a été victime, il sera fait une juste appréciation de la réparation de ce chef de préjudice en lui allouant une somme de 2 000 euros.

S'agissant du préjudice esthétique temporaire et permanent :

13. Le préjudice esthétique temporaire de Mme B D, qui a été estimé à 1 sur une échelle de 1 à 7, doit donner lieu à une indemnisation dont il sera fait une juste appréciation en le fixant à la somme de 1 000 euros. En revanche, l'expert ne retient aucun préjudice esthétique permanent, en relevant qu'elle ne présente qu'une exophorie, accessible à la rééducation. Si Mme B D se prévaut des conclusions, non motivées sur ce point, du docteur A qui fixe à 1/7 l'existence d'un préjudice esthétique permanent, elle n'en démontre pas la réalité et ne peut, ainsi, prétendre à une indemnisation.

14. Il résulte de tout ce qui précède que le centre hospitalier de Revel doit être condamné à verser à Mme B D la somme globale de 51 800 euros en réparation de ses différents préjudices.

Sur les intérêts et leur capitalisation :

15. Lorsqu'ils ont été demandés, et quelle que soit la date de cette demande, les intérêts moratoires courent à compter du jour où la demande de paiement du principal est parvenue au débiteur ou, en l'absence d'une telle demande préalablement à la saisine du juge, à compter du jour de cette saisine.

16. Il y a lieu de faire droit à la demande de Mme B D tendant à ce que les sommes mises à la charge du centre hospitalier de Revel portent intérêts au taux légal à compter du 6 mai 2020, date de réception de la demande préalable, ainsi qu'à la capitalisation des intérêts à compter du 6 mai 2021 puis à chaque échéance annuelle éventuelle à compter de cette date.

Sur les frais d'expertise :

17. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'État. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. / L'État peut être condamné aux dépens. ".

18. Par une ordonnance du président du tribunal administratif de Toulouse du 3 décembre 2019, les frais et honoraires de l'expertise ont été liquidés et taxés à la somme de 2 006,69 euros. Ces frais doivent être mis à la charge définitive du centre hospitalier de Revel.

Sur les frais liés au litige:

19. En application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, il y a lieu et de mettre à la charge du centre hospitalier de Revel une somme de 1500 euros au titre des frais non compris dans les dépens exposés par elle.

D E C I D E :

Article 1er : Le centre hospitalier de Revel est condamné à verser à Mme B D la somme de 51 800 euros. Cette somme portera intérêts au taux légal à compter du 6 mai 2020. Les intérêts de cette somme échus à la date du 6 mai 2021 puis à chaque échéance annuelle éventuelle à compter de cette date seront capitalisés à chacune de ces dates pour produire eux-mêmes intérêts.

Article 2 : Les frais de l'expertise liquidés et taxés à la somme de 2 006,69 euros sont mis à la charge définitive du centre hospitalier de Revel.

Article 3 : Le centre hospitalier de Revel versera à Mme B D la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme F B D et au centre hospitalier de Revel.

Délibéré après l'audience du 8 septembre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Lison Rigaud, présidente,

Mme Isabelle Pastor, première conseillère,

M. François Goursaud, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 septembre 2022.

La rapporteure

I. Pastor La présidente,

L. Rigaud

La greffière,

M. C

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 22 septembre 2022.

La greffière,

M. C

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