lundi 13 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2025684 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SCP CAMILLE ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n°462171 du 4 avril 2022, le président de la section du contentieux du Conseil d'Etat a transmis au tribunal administratif de Montpellier, en application de l'article R. 351-8 du code de justice administrative, la requête, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Toulouse, présentée par M. et Mme A.
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 4 novembre 2020 et 21 février 2022, M. B A et Mme C A, représentés par Me Pichon, demandent au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles ils ont été assujettis au titre de l'année 2014, en droits et pénalités ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- ils ne disposent plus de l'ensemble des actes d'acquisition des titres de la société Etablissements A qu'ils ont cédés ; la charge de la preuve de leurs prix d'acquisition revient à l'administration dès lors qu'elle détient entre ses mains les actes retraçant les cessions ;
- les titres étant fongibles et non identifiables, il doit être fait application de la règle dite du " prix moyen pondéré d'acquisition " et non de la règle dite du " premier entré premier sorti ", conformément à l'article 150-0 D-3 du code général des impôts confirmé par la doctrine référencée BOI-RPPM-PVBMI-20-10-20-40 n°10 et l'instruction 13-6-2001, 5 C-1-01 n°105 ;
- la somme inscrite au compte courant d'associé de M. A n'est pas un abandon de créance mais une cession de créance ; il n'a pas encaissé le chèque correspondant aux titres cédés à sa fille, laquelle lui a cédé son compte courant d'associé à hauteur de la somme due ; cette opération a été incorrectement comptabilisée ;
- la cession de créance a fait l'objet d'un acte portant reconnaissance de cession de créance de compte-courant d'associé signifié le 15 décembre 2016, avant la mise en recouvrement et opposable à l'administration ; la preuve de cette cession peut être rapportée par tout moyen ; la connaissance de la cession est établie ainsi que son acceptation sans équivoque ;
- en l'absence de volonté délibérée d'éluder l'impôt, dont le service ne rapporte pas la preuve, la majoration de 40% n'est pas fondée, ainsi que le rappelle la doctrine référencée BOI-CF-INF-10-20-20 paragraphe n°30.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 22 mars 2021 et 11 mars 2022, le directeur de contrôle fiscal Sud-Pyrénées conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Viallet, rapporteure ;
- les conclusions de M. Baccati, rapporteur public ;
- et les observations de Me Pichon, pour les époux A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, dirigeant de la SAS Etablissements A, a cédé à sa fille et à son gendre 2 736 actions sur les 6 840 actions qu'il détenait au capital, par acte du 23 septembre 2014. Concomitamment à la vérification de comptabilité de la société, M. et Mme A ont fait l'objet d'un contrôle sur pièces en matière d'impôt sur le revenu de l'année 2014. Après mise en demeure, ils ont déposé une déclaration de plus-value de 102 174 euros sur la cession de ces titres, bénéficiant de l'abattement de 65% pour durée de détention de droit commun, pour un prix total d'acquisition de 97 826 euros, soit 35,755 euros par action. Par un avis de mise en recouvrement du 23 septembre 2019, le service a procédé, au titre de l'année 2014, à un rehaussement de la plus-value imposable et à l'imposition des revenus qualifiés de distribués à l'occasion de la vérification de comptabilité. M. et Mme A demandent la réduction de ces cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquels ils ont été assujettis pour l'année 2014, en droits et pénalités.
Sur les conclusions à fin de décharge :
En ce qui concerne le bien-fondé de l'imposition en matière de plus-values de cession de titres :
S'agissant de l'application de la loi fiscale :
2. Aux termes de l'article 150-0 A du code général des impôts dans sa version applicable à l'année d'imposition en litige : " I.-1. Sous réserve des dispositions propres aux bénéfices industriels et commerciaux, aux bénéfices non commerciaux et aux bénéfices agricoles ainsi que des articles 150 UB et 150 UC, les gains nets retirés des cessions à titre onéreux, effectuées directement, par personne interposée ou par l'intermédiaire d'une fiducie, de valeurs mobilières, de droits sociaux, de titres mentionnés au 1° de l'article 118 et aux 6° et 7° de l'article 120, de droits portant sur ces valeurs, droits ou titres ou de titres représentatifs des mêmes valeurs, droits ou titres, sont soumis à l'impôt sur le revenu.() ".
3. Aux termes de l'article 150-0-D du même code : " 1. Les gains nets mentionnés au I de l'article 150-0 A sont constitués par la différence entre le prix effectif de cession des titres ou droits, net des frais et taxes acquittés par le cédant, et leur prix effectif d'acquisition par celui-ci diminué, le cas échéant, des réductions d'impôt effectivement obtenues dans les conditions prévues à l'article 199 terdecies-0 A, ou, en cas d'acquisition à titre gratuit, leur valeur retenue pour la détermination des droits de mutation. ()1 ter. L'abattement mentionné au 1 est égal à : () b) 65 % du montant des gains nets ou des distributions lorsque les actions, parts, droits ou titres sont détenus depuis au moins huit ans à la date de la cession ou de la distribution. () 1 quinquies. Pour l'application de l'abattement mentionné au 1, la durée de détention est décomptée à partir de la date de souscription ou d'acquisition des actions, parts, droits ou titres () En cas de cessions antérieures de titres ou droits de la société concernée pour lesquels le gain net a été déterminé en retenant un prix d'acquisition calculé suivant la règle de la valeur moyenne pondérée d'acquisition prévue au premier alinéa du 3, le nombre de titres ou droits cédés antérieurement est réputé avoir été prélevé en priorité sur les titres ou droits acquis ou souscrits aux dates les plus anciennes. () 3. En cas de cession d'un ou plusieurs titres appartenant à une série de titres de même nature acquis pour des prix différents, le prix d'acquisition à retenir est la valeur moyenne pondérée d'acquisition de ces titres. ".
4. En premier lieu, les requérants soutiennent ne plus être en possession de tous les actes d'acquisition de leurs titres afin d'en justifier le prix, malgré leurs demandes formulées auprès du service de l'enregistrement. Ils font valoir qu'ils ne sauraient être considérés comme défaillants, et que la charge de la preuve appartient à l'administration, seule à détenir ces documents. Toutefois, à supposer même que l'administration détienne ces documents, ils ne sauraient faire reposer sur elle la charge de la preuve alors qu'il incombe au contribuable de fournir tous les éléments relatifs à la détermination du prix d'acquisition de ses titres, dont la cession, pour être régulière, doit faire l'objet d'un ordre de mouvement ou d'un acte de cession.
5. En second lieu, il résulte de l'instruction qu'en faisant application, pour évaluer le prix d'acquisition des titres en litige, lesquels sont de même nature, de la méthode dite du " premier entré premier sorti ", prévu par les dispositions du 6 de l'article 39 duodecies du code général des impôts, alors que seule la méthode de la valeur moyenne pondérée de leur acquisition est applicable en matière de plus-value des particuliers, l'administration a méconnu les dispositions de l'article 150-0-D du code général des impôts précité.
6. En l'espèce, pour déterminer la plus-value imposable, il doit être tenu compte du prix moyen pondéré d'acquisition des titres déterminé sur la base des éléments connus et non contestés, tels qu'ils résultent de l'instruction, soit 700 titres souscrits en 1979 pour un montant de 10 671 euros, 1 700 titres reçus en donation par acte notarié du 16 avril 1994 évalués à 90 707 euros, et 730 titres acquis le 30 avril 2003 pour un montant de 40 150 euros. Ce faisant, l'assiette de la plus-value réalisée par M. et Mme A à l'occasion de la cession des 2736 titres le 23 septembre 2014, doit être déterminée en tenant compte d'un prix moyen pondéré d'acquisition par titre de 45,216 euros, soit une plus-value, avant abattement, de 76 289,02 euros.
7. Le prix d'acquisition ainsi déterminé n'étant pas inférieur à celui qui résulte de leur déclaration, M. et Mme A sont fondés à demander la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux ainsi que de la pénalité correspondante, qui leur ont été assignées à raison de la plus-value résultant de la cession de leurs titres.
S'agissant de l'application de la doctrine fiscale :
8. M. et Mme A ne sont pas fondés à se prévaloir des instructions administratives référencées BOI-RPPM-PVBMI-20-10-20-40 et 13-6-2001-5 C-1-01 n°105 qui ne comportent pas une interprétation différente de celle qui résulte de la loi.
En ce qui concerne la somme inscrite au crédit du compte courant d'associé :
9. Aux termes de l'article 1321 du code civil : " La cession de créance est un contrat par lequel le créancier cédant transmet, à titre onéreux ou gratuit, tout ou partie de sa créance contre le débiteur cédé à un tiers appelé le cessionnaire. Elle peut porter sur une ou plusieurs créances présentes ou futures, déterminées ou déterminables. ". Aux termes de l'article 1323 du même code : " Entre les parties, le transfert de la créance s'opère à la date de l'acte. Il est opposable aux tiers dès ce moment. En cas de contestation, la preuve de la date de la cession incombe au cessionnaire, qui peut la rapporter par tout moyen. ".
10. Aux termes de l'article 109-1 du code général des impôts : " Sont considérés comme revenus distribués : 2° Toutes les sommes ou valeurs mises à la disposition des associés, actionnaires ou porteurs de parts et non prélevées sur les bénéfices. ". Les sommes inscrites au crédit d'un compte courant d'associé d'une société soumise à l'impôt sur les sociétés sont, sauf preuve contraire, à la disposition de cet associé, et ont le caractère de revenus distribués, imposables entre les mains de cet associé dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers en vertu de l'article précité. Pour que l'associé échappe à cette imposition, il lui incombe de démontrer, le cas échéant, qu'il n'a pas pu avoir la disposition de ces sommes ou que ces sommes ne correspondent pas à la mise à disposition d'un revenu.
11. Il résulte de l'instruction que le 30 septembre 2014 la société Etablissements A a comptabilisé en débit du compte client " société Willom " la somme de 100 000 euros qu'elle a créditée sur le compte courant d'associé de M. A. Le service a regardé cette somme comme constitutive d'un revenu distribué, imposable à l'impôt sur le revenu. Pour contester cette position, les requérants font valoir que le compte client " société Willom " a été improprement utilisé pour retracer à la fois des opérations client-fournisseur entre la SCI Willom et la SAS Etablissements A, et des opérations d'apport-prélèvement de leur fille et de leur gendre. Ils soutiennent que M. A n'a pas procédé à l'encaissement du chèque de 100 000 euros établi par sa fille lors de l'acte de cession de titres le 23 septembre 2014, laquelle lui aurait alors cédé sa créance de compte courant d'associée à fin de remboursement, comptabilisée à tort dans le compte client " société Willom ". Au soutien de leurs allégations tenant à ce que cette somme soit qualifiée de cession de créance, les requérants versent au débat un acte de reconnaissance de cession de créance de compte-courant, daté du 30 novembre 2016 signifié le 15 décembre 2016. Cependant, la formalisation de cet acte, réalisée plus de deux ans après l'inscription en litige et la cession des titres, ne peut être regardée que comme la résultante des rectifications proposées par le service le 16 juin 2016 en matière de revenus distribués. Dans l'ensemble de ces conditions, et alors même que la jurisprudence judiciaire n'impose aucune condition de délai pour la signification d'une cession de créance, les requérants ne rapportent pas la preuve de ce que la somme litigieuse ne correspondrait pas à la mise à disposition d'un revenu. Dès lors, c'est à bon droit que le service a qualifié cette somme de revenu distribué et l'a imposée à l'impôt sur le revenu.
En ce qui concerne les pénalités :
12. Aux termes de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'État entraînent l'application d'une majoration de : a. 40 % en cas de manquement délibéré () ".
13. Pour justifier la majoration de 40% pour manquement délibéré, l'administration fiscale s'est fondée sur l'inscription injustifiée d'une somme au compte-courant d'associé de M. A, qui ne pouvait l'ignorer en sa qualité de dirigeant de cette société et titulaire du compte courant. Dans ces conditions, l'administration doit être regardée comme apportant la preuve, qui lui incombe, de l'intention délibérée de M. A, de se soustraire à l'impôt. Par suite, c'est à bon droit que le service a appliqué les pénalités de 40% pour manquement délibéré sur le fondement de l'article 1729 du code général des impôts.
14. M. et Mme A ne sont pas fondés à se prévaloir de l'instruction administrative référencée BOI-CF-INF-10-20-20, notamment son paragraphe n°30, qui ne comporte pas une interprétation différente de celle qui résulte de la loi.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin de décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquels M. et Mme A ont été assujettis au titre de l'année 2014, ne doivent être accueillies qu'à raison de la plus-value sur cession de titres.
Sur les frais liés au litige :
16. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros à verser à M. et Mme A au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DECIDE :
Article 1er : M. et Mme A sont déchargés des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, ainsi que de la pénalité correspondante, qui leur ont été assignées au titre de l'année 2014 à raison de la plus-value résultant de la cession de titres.
Article 2 : L'Etat versera à M.et Mme A une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Mme C A et au directeur départemental des finances publiques de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 30 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
M. Rabaté, président,
Mme Moynier, première conseillère,
Mme Viallet, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 février 2023.
La rapporteure,
ML. VialletLe président,
V. Rabaté
Le greffier,
F. Balicki
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 14 février 2023,
Le greffier,
F. Balicki
fb
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026