LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2100467

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2100467

jeudi 16 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2100467
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation4ème chambre
Avocat requérantALBRESPY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et deux mémoires enregistrés le 1er février 2021, le 24 novembre 2022 et le 27 janvier 2023, l'exploitation agricole à responsabilité limitée Les vignes du domaine du temps, représentée par Me Albrespy, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite du 1er décembre 2020 par laquelle FranceAgriMer a rejeté sa demande indemnitaire tendant au versement de 41 371,87 euros et de condamner FranceAgriMer à lui verser cette somme correspondant aux aides pour lesquelles elle a été déclarée éligible et au remboursement de la pénalité qui lui a été infligée ;

2°) à titre subsidiaire, condamner FranceAgriMer à lui verser la somme de 40 189,83 euros correspondant au montant des aides, minoré de 3%, pour lesquelles elle a été déclarée éligible et au remboursement de la pénalité qui lui a été infligée ;

3°) à titre infiniment subsidiaire, d'enjoindre à FranceAgriMer d'instruire son dossier de demande de paiement notifié à ses services le 17 avril 2019, régularisé le 9 octobre 2019 ;

4°) de mettre à la charge de FranceAgriMer une somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- sa requête n'est pas tardive car elle ne tend pas aux mêmes fins qu'un recours en excès de pouvoir qui aurait été dirigé contre le titre de recette du 11 octobre 2019 ;

- FranceAgriMer a commis une faute dans la gestion de son dossier car l'organisme lui a demandé, par courrier du 7 avril 2017 de rembourser l'avance perçue, majorée de 10%, alors qu'en vertu de l'article 9.2 de la décision du 30 décembre 2015 du directeur général de FranceAgriMer, elle pouvait prétendre, au-delà du 15 mars 2019 et jusqu'au 15 septembre 2019, au versement de l'aide pour laquelle elle était éligible ;

- la faute commise par FranceAgriMer lui a fait perdre une chance de percevoir l'aide pour laquelle elle était éligible et d'éviter la pénalité infligée ;

- son préjudice doit être indemnisé à hauteur de 41 371,87 euros, soit le montant de l'aide majorée de la pénalité indûment infligée ou, à titre subsidiaire, à hauteur de 38 219,21 euros correspondant au montant de l'aide minorée de 3%, auquel il convient d'ajouter le montant de la pénalité indûment infligée de 1970,06 euros, si l'exception de force majeure ou de circonstances exceptionnelles n'est pas reconnue.

Par deux mémoires en défense, enregistrés le 5 septembre 2022 et le 5 janvier 2023, l'établissement national des produits de l'agriculture et de la mer (FranceAgriMer) conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- la requête est irrecevable car l'expiration du délai permettant d'introduire un recours en annulation contre une décision expresse dont l'objet est purement pécuniaire fait obstacle à ce que soient présentées des conclusions indemnitaires ayant la même portée ;

- les conclusions en injonction tendant à la ré-instruction de son dossier sont irrecevables car tardives ;

- la faute qui lui est reprochée n'est pas la cause du préjudice subi par la requérante puisque :

* celle-ci n'a pas suivi son dossier d'aides économiques avec diligences, elle ne pouvait obtenir le versement de l'aide et elle aurait été amenée à rembourser le montant de l'acompte versé, majoré de 10% ;

* elle n'a pas été dissuadée de déposer une demande de paiement dans les délais qui lui étaient impartis ;

- le préjudice n'est pas établi car la requérante n'a pas complètement réalisé le projet qui était le sien.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le règlement (UE) n°1306/2013 du parlement européen et du conseil du 17 décembre 2013 relatif au financement, à la gestion et au suivi de la politique agricole commune ;

- la décision INTV-GPASV-2015-80 du 30 décembre 2015 du directeur général de FranceAgriMer ;

- le code rural et de la pêche maritime ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Lesimple, première conseillère,

- les conclusions de M. Lauranson, rapporteur public,

- et les observations de Me Albrespy, représentant l'EARL Les vignes du domaine du temps.

Une note en délibéré, présentée par l'exploitation agricole à responsabilité limitée Les vignes du domaine du temps, représentée par Me Albrespy, a été enregistrée le 3 février 2023.

Considérant ce qui suit :

1. L'exploitation agricole à responsabilité limitée (EARL) Les vignes du domaine du temps s'est vue notifier une décision d'éligibilité à une aide d'un montant de 39 401,25 euros par courrier de l'établissement national des produits de l'agriculture et de la mer (FranceAgriMer) en date du 15 septembre 2016. L'EARL s'est, par la suite, vue verser une avance, correspondant à la moitié de l'aide soit 19 700,62 euros. Par courrier du 5 avril 2019, FranceAgrimer informait la requérante que faute d'une demande de paiement adressée avant le 15 mars 2019, elle envisageait de récupérer l'avance versée additionnée d'une majoration de 1 970,06 euros, soit une majoration de 10%. La société a présenté des observations par courrier du 17 avril 2019. Par courrier du 11 octobre 2019 FranceAgriMer émettait un titre de recettes de 21 670,68 euros.

2. Par un courrier du 30 septembre 2020, notifié le 1er octobre 2020, la requérante a adressé un recours indemnitaire tendant à obtenir le remboursement du titre de recettes ainsi que le versement du reste de l'aide, soit une somme totale de 41 371,87 euros. Par la présente requête, l'EARL demande la condamnation de FranceAgriMer à lui verser une somme de 41 371,87 euros ou, à titre subsidiaire, une somme de 40 189,83 euros correspondant au montant de la pénalité de 10% qui lui a été infligée ainsi qu'au montant de l'aide à laquelle elle était éligible, minorée de 3%.

Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :

3. L'expiration du délai permettant d'introduire un recours en annulation contre une décision expresse dont l'objet est purement pécuniaire fait obstacle à ce que soient présentées des conclusions indemnitaires ayant la même portée.

4. En l'espèce, la notification du titre de recettes par courrier du 11 octobre 2019 comportait les voies et délais de recours. Si l'accusé de réception de cette notification n'est pas produit, il est constant que la société requérante en a eu connaissance au plus tard le 13 novembre 2019, date à laquelle un courrier de la chambre d'agriculture évoque cette notification rapportée par le gérant de l'EARL requérante.

5. Par ailleurs, si les conclusions de la requérante tendent à ce que FranceAgriMer soit condamnée à lui verser la totalité de l'aide initialement prévue et donc une somme plus importante que celle mise à sa charge par le titre de recettes précité, il résulte de l'instruction que ce titre, ainsi que le courrier de notification qui l'accompagnait, impliquaient nécessairement le refus de FranceAgriMer de verser l'aide de 39 401,25 euros. En outre, si l'EARL fait valoir que ses conclusions sont fondées sur la perte de chance de recevoir l'aide en litige compte tenu d'une faute commise par FranceAgriMer, se faisant elle excipe de l'illégalité du titre de recettes qui lui a été notifié. Dès lors, ses conclusions n'ont pas d'autre objet que de remettre en cause rétroactivement les effets pécuniaires de la décision notifiée par courrier du 11 octobre 2019.

6. Dans ces conditions, il résulte de ce qui précède que les conclusions indemnitaires de l'EARL Les vignes du domaine du temps ont la même portée que des conclusions tendant à l'annulation de la décision notifiée le 11 octobre 2019. Dans la mesure où cette décision est devenue définitive au plus tard le 14 janvier 2020, le courrier de réclamation du 30 septembre 2020 ainsi que la saisine du tribunal administratif le 1er février 2021 sont tardifs, en vertu du principe énoncé au point 3 du présent jugement.

7. Les conclusions de l'EARL tendant à la condamnation de FranceAgriMer doivent donc être rejetées comme irrecevables ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction.

Sur les frais liés au litige :

8. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative s'opposent à ce que la somme réclamée par l'EARL Les vignes du domaine du temps au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens soit mise à la charge de FranceAgriMer, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance.

D E C I D E :

Article 1er : La requête présentée par l'EARL Les vignes du domaine du temps est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à l'EARL Les Vignes du domaine du temps et à l'établissement national des produits de l'agriculture et de la mer.

Délibéré après l'audience du 2 février 2023, à laquelle siégeaient :

M. Eric Souteyrand, président,

M. Nicolas Huchot, premier conseiller,

Mme Audrey Lesimple, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 février 2023.

La rapporteure,

A. Lesimple Le président,

E. Souteyrand

La greffière,

M-A. Barthélémy

La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 16 février 2023.

La greffière,

M-A. Barthélémy

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions