LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2101116

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2101116

mardi 29 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2101116
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantCABINET D'AVOCATS VALLS-MACH

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 5 mars 2021, M. B A, représenté par Me Valls, demande au tribunal :

1°) de condamner l'Etat au versement d'une somme de 3 689,60 euros en réparation de ses préjudices matériels et moraux ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à lui verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision retirant une décision créatrice de droit, révélée par les versements de ses honoraires pendant plusieurs années sur le fondement de l'article L. 141-1 du code de la sécurité sociale, est illégale et engage la responsabilité de l'Etat ;

- le code de la sécurité sociale et notamment son article L.141-1 est bien applicable à sa situation ;

- la responsabilité de l'Etat est engagée lorsqu'elle maintient un niveau de rémunération excessivement bas ;

- il a subi un préjudice matériel à hauteur de 1 689,60 euros résultant des honoraires qui ne lui ont pas été versés et un préjudice moral à hauteur de 2 000 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 31 mai 2022, la rectrice de la région académique Occitanie, rectrice de l'académie de Montpellier conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que l'Etat n'a commis aucune faute et que les préjudices ne sont pas établis.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la sécurité sociale ;

- le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 ;

- l'arrêté du 3 juillet 2007 fixant la rémunération des membres des comités médicaux prévus par le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Doumergue, rapporteure,

- et les conclusions de Mme Lorriaux, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, médecin généraliste agréé, a réalisé des expertises médicales sur plusieurs fonctionnaires d'Etat en 2018 et 2019. M. A, estimant que ses honoraires ne lui avaient pas été payés à hauteur de 1 689,60 euros et qu'il subissait un préjudice moral à hauteur de 2 000 euros, a formé une réclamation préalable le 3 mars 2021 adressée au directeur académique des services de l'éducation nationale. Aucune réponse n'a été apportée par l'administration à cette réclamation. Par la présente requête, M. A demande au tribunal de condamner l'Etat à lui verser la somme de 3 689,60 euros.

Sur les conclusions indemnitaires :

2. Il résulte de l'instruction que M. A a présenté huit feuilles d'honoraires qui ont été rejetées par la direction départementale des finances publiques de l'Hérault au motif que le taux de 4,37 pratiqué par M. A n'était pas applicable.

3. En premier lieu, M. A soutient que ce taux résulte des dispositions de l'article L. 141-1 du code de la sécurité sociale. Toutefois, les dispositions de cet article, abrogées à la date à laquelle le contentieux a été lié, se bornent à prévoir que " les contestations d'ordre médical relatives à l'état du malade ou à l'état de la victime, et notamment à la date de consolidation en cas d'accident du travail et de maladie professionnelle et celles relatives à leur prise en charge thérapeutique, () donnent lieu à une procédure d'expertise médicale dans les conditions fixées par décret en Conseil d'Etat ". De telles dispositions ne prévoient pas les conditions de rémunération des experts et M. A ne se prévaut d'aucune dispositions législative ou réglementaire mentionnant un taux de 4,37.

4. En deuxième lieu, M. A soutient que les paiements de ses honoraires pour de précédentes expertises au taux de 4,37 sont à l'origine d'une décision créatrice de droits que l'administration ne pouvait retirer. Toutefois, d'une part, M. A n'établit pas, par la production d'une seule note d'honoraire, non signée, non datée, à l'entête du secrétariat général pour l'administration du ministère de l'intérieur (SGAMI) Sud mentionnant ce taux de 4,37, qu'il aurait été habituellement payé à ce taux. D'autre part, à supposer que l'administration ait versé des honoraires au taux sollicité par le requérant, une telle erreur de liquidation, dès lors que seul l'arrêté du 3 juillet 2007 fixant la rémunération des médecins agréés, généralistes et spécialistes visés par le décret du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires est applicable, n'est pas de nature à créer un droit, pour l'avenir, à percevoir des honoraires non conformes à la réglementation.

5. En dernier lieu, si M. A soutient que la rémunération fixée par l'administration est excessivement basse, il n'établit en tout état de cause pas ce qu'il soutient en n'apportant aucune précision sur les sommes qu'il va percevoir en application de l'arrêté du 3 juillet 2007 et sur la consistance de ses missions.

6. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'engagement de la responsabilité de l'Etat. Dans ces conditions, les conclusions indemnitaires de M. A doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

7. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à M. A la somme qu'il réclame au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la rectrice de la région académique d'Occitanie.

Copie en sera adressée, pour information, au directeur départemental des finances publiques de l'Hérault.

Délibéré après l'audience du 15 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Jérôme Charvin, président,

Mme Michelle Couégnat, première conseillère,

Mme Camille Doumergue, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 novembre 2022.

La rapporteure,

C. Doumergue

Le président,

J. Charvin

La greffière,

L. Salsmann

La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier le 29 novembre 202La greffière,

L. Salsmann

Ls

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions