jeudi 13 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2101464 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | COTEG & AZAM ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 24 mars 2021 et le 14 avril 2022, la société Ora E-Car, représentée par Me Azam, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner la commune d'Agde à lui verser la somme de 33 034,82 euros TTC en réparation du préjudice que lui a causé l'inexécution du contrat de location de voiture électrique pour le golf international du Cap d'Agde, assortie des intérêts au taux de la banque centrale européenne majoré de 10 points à compter du 7 décembre 2020 et capitalisation des intérêts ;
2°) de mettre à la charge de la commune d'Agde la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle est spécialisée dans la location de voiture de golf ;
- la commune d'Agde gère le golf international du Cap d'Agde et a conclu avec la société ORA VE, le 20 juillet 2016, un accord cadre de fournitures courantes et de services portant sur la location de voiturettes électriques ; elle est le seul titulaire ; l'accord cadre était conclu pour quatre ans ;
- quatre contrats de location ont été conclus à compter du 22 juillet 2016 pour une durée de quatre ans, respectivement pour 5, 4, 13 véhicules et 22 GPS ; le 7 juillet 2017, elle a racheté la société ORA VE, et a poursuivi les contrats ;
- le 8 mars 2020, le golf a signalé la panne des véhicules 1, 3, 4, 5, 8, 13, 14 et d'un véhicule sans numéro, et un problème de charge sur le véhicule n°17 ;
- un technicien, qui a procédé au diagnostic le 12 mars 2020, a mis en évidence un manque d'entretien des véhicules ;
- le contrat excluait la garantie des batteries en cas de manque d'entretien ;
- elle a néanmoins proposé la prise en charge du coût de la main d'œuvre et de 50% du coût des batteries ;
- l'accord cadre arrivait à échéance le 21 juillet 2020 ;
- dans le cadre de la restitution des véhicules, elle a émis le 14 septembre 2020 une facture de 26 476,94 euros TTC pour la remise en état des véhicules pour les quatre contrats, ainsi qu'une facture de transport de 1 480,40 euros TTC pour les frais de transport ;
- des factures de location d'un montant de 5 517,39 euros TTC restent impayées ;
- le golf a procédé au paiement des frais de transport le 13 janvier 2021 ; il a d'ailleurs admis être redevable des loyers de juin et juillet 2020 ;
- le cahier des clauses particulières prévoit les modalités d'exécution du contrat, notamment de garantie des véhicules ; s'ajoute également les conditions spécifiques à chacun des quatre contrats, qui prévoient notamment les conditions de restitution ;
- le golf a reconnu un mauvais entretien des véhicules ;
- la commune reste redevable de la somme de 5 517,39 euros TTC au titre des loyers de juin et juillet 2020 ;
- les dommages aux véhicules restitués sont établis par le constat d'huissier, et la commune doit lui verser la somme de 26 476,94 euros TTC au titre des frais de remise en état ;
- elle a exposé la somme de 864,09 euros TTC au titre des frais d'huissier ;
- la commune lui doit les frais forfaitaires de recouvrement au titre des trois factures, à hauteur de 49 euros HT chacune, soit 176,40 euros TTC ;
- elle a droit un intérêt contractuelle au taux BCE majoré de 10 points à compter de la mise en demeure du 7 décembre 2020.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 février 2022, la commune d'Agde, représentée par la SCP CGCBetAssociés, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la société Ora E-Car au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les demandes de la société Ora E-Car sont irrecevables ;
- la société ORA E-Car a admis la fourniture de batteries défectueuses ;
- lors de la restitution des véhicules, ses techniciens ont constaté leur état satisfaisant ;
- elle accepte de payer les loyers pour les véhicules en état de fonctionnement ;
- elle admet devoir payer les frais de transport pour les véhicules ;
- les frais de remise en état facturés ne sont pas justifiés ; les voiturettes ont été remises dans un état d'usure normale ; ces voiturettes présentaient des malfaçons ; certains frais ont été abusivement facturé, notamment le remplacement des batteries et des housses de banquettes ;
- la société ORA E-Car aurait dû solliciter la garantie du constructeur dans le délai de 4 ans ainsi que le prévoit la fiche technique ; elle ne justifie pas avoir activité cette garantie constructeur ;
- sur les loyers impayés : elle a signalé les problèmes de batteries le 18 mars 2020, et le technicien a constaté la décharge profonde de certaines batteries due à l'échange de batterie opéré en août 2019 mais sans que ne soit refait le circuit de remplissage automatique, impliquant l'évaporation répétée de l'eau déminéralisé ; le 26 mai 2020, le technicien n'a procédé qu'au remplissage automatique des batteries changées en août 2019, sans procéder à leur remplacement ; la société Ora E-Car n'a pas respecté ses obligations contractuelles ;
- elle souhaite seulement payer les locations pour les véhicules en état de fonctionnement ;
- l'intervention d'un huissier de justice à la demande de la société Ora E-car a eu lieu en dehors de tout contentieux et les frais doivent rester à sa charge ;
- les frais forfaitaires de recouvrement ne sont pas dus dès lors que la société Ora E-Car n'a pas respecté ses obligations contractuelles.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A ;
- les conclusions de M. Lauranson, rapporteur public ;
- les observations de Me Azam, représentant la société Ore E Car ;
- et les observations de Me Euzé, représentant la commune d'Agde.
Considérant ce qui suit :
1. La commune d'Agde, qui gère le golf international du Cap d'Agde, a conclu le 20 juillet 2016 un accord cadre d'une durée de quatre ans avec la société ORA EV pour la location de voiturettes électriques pour les besoins de ce golf, en application de l'ordonnance du 23 juillet 2015 et du décret du 25 mars 2016 relatifs aux marchés publics. Trois contrats ont été conclus, le 22 juillet 2016, pour une durée de quatre ans pour la location de 22 voiturettes de marque Club Car, modèle Précédent, couleur bleu nuit, dont 18 étaient neuves et 4 reconditionnées. Un quatrième contrat a, quant à lui, été conclu pour la location de 22 modules GPS de marque GPSI, modèle GPS Guardian (G2). A la restitution des voiturettes et modules GPS, en juillet 2020, à l'expiration des contrats, la société ORA E-Car, qui avait racheté la société ORA Ev en juillet 2017, a facturé des frais de remise en état et de transports et a émis des factures le 14 septembre 2020 d'un montant respectif de 26 476,94 euros TTC et de 1 480,40 euros TTC et a, ensuite, adressé de multiples mises en demeure de régler ces sommes. Le 13 janvier 2021, la commune d'Agde a payé la facture relative aux frais de transport. Par sa requête, la société ORA E-Car demande le paiement de la facture de remise en état, des factures pour les loyers impayés de juin et juillet 2020, les frais annexes de facturation et les frais au titre du constat d'huissier.
Sur la recevabilité :
2. Si la commune d'Agde fait valoir dans ses conclusions que les demandes de la société Ora E-Car seraient irrecevables, elle ne développe toutefois aucune fin de non-recevoir dans le reste de ses écritures. Par ailleurs, à supposer même que la commune d'Agde ait entendu soulever une telle fin de non-recevoir dans ses développements concernant l'absence de mise en œuvre de la garantie constructeur du fabricant des véhicules par la société Ora E-Car, cette circonstance ne relève pas de la recevabilité de la requête, mais seulement du bien-fondé des sommes réclamées. Par suite, la fin de non-recevoir opposée par la commune d'Agde doit être, en tout état de cause, écartée.
Sur les conclusions tendant au paiement des factures :
En ce qui concerne les frais de remise en état :
3. Il résulte de l'instruction qu'en vertu des contrats de location longue durée en litige, les voiturettes, neuves ou reconditionnées, font l'objet d'une garantie constructeur de 4 ans pièces, y compris les batteries, et main d'œuvre. Par ailleurs, la fiche technique du fabricant du modèle Précédent Club Car indique que la garantie de 4 ans concerne les batteries, le toit, les pièces électroniques, les pédales et les sièges standards.
S'agissant des batteries :
4. Il résulte de l'instruction que la société ORA E-Car, considérant que le golf international n'avait pas assuré un entretien correct des voiturettes, a facturé le remplacement des batteries pour sept véhicules pour un montant unitaire de 719,34 euros HT, après déduction d'une prise en charge de sa part à hauteur de 50%, soit un total de 5 035,38 euros HT/6 042,45 euros TTC. Toutefois, il résulte de l'instruction que des packs batteries ont été remplacés par la société Ore E Car en août/septembre 2019 sur de très nombreuses voiturettes mais que le remplissage automatique des batteries, par de l'eau déminéralisée, n'avait pas été remis en place par les techniciens de la société requérante après leur remplacement. Par ailleurs, il ressort des contrats de location que les voiturettes devaient rester en dépôt en morte saison, soit 6 mois par an d'octobre à fin mars, si bien que l'exploitant du golf a pu ne pas se rendre compte de l'assèchement progressif des batteries pendant cette période qui a suivi le remplacement des batteries et eu égard à l'intervention récente des techniciens. Ensuite, il résulte de l'instruction que le constat du 12 mars 2020 d'une décharge profonde concernant sept véhicules en raison de batterie sèche est intervenu à la sortie de cette période de remisage et concernait également des véhicules dont la batterie avait été remplacée en aout/septembre 2019. Par suite, la société Ora E-Car n'est pas fondée à demander le paiement de la somme au titre des remplacements des batteries.
S'agissant des autres dégâts facturés :
5. En premier lieu, il résulte de l'instruction que la société Ora E-Car a facturé le remplacement de 19 housses de banquette sur 22 véhicules, alors qu'il ressort du constat d'huissier réalisé les 23 et 24 juillet 2020 que la plupart de ces banquettes étaient affectées de la même lacération du vinyle aux mêmes endroits et qu'en conséquence, cette usure ne relève pas d'un usage inapproprié du fait du golf international mais d'un vieillissement anormal devant rester à la charge du propriétaire des véhicules. Par suite, la société Ora E-Car n'est pas fondée à demander le paiement des sommes au titre des remplacements des 19 housses de banquette.
6. En deuxième lieu, et contrairement à ce que soutient la commune d'Agde, la société ORA E-Car n'a pas facturé les pneus pour l'ensemble des véhicules mais seulement pour deux véhicules, et le remplacement total d'une roue sur deux véhicules. Par ailleurs, la commune, qui ne conteste pas leur état d'usure très avancé, ne soutient pas que ces changements de pneus seraient inclus dans le contrat de location. Par suite, la société Ora E-Car est fondée à demander le paiement de la somme de 212,40 euros HT pour le remplacement de deux roues et la somme de 373,76 euros HT pour le remplacement de huit pneus.
7. En troisième lieu, il résulte de l'instruction que sur 22 véhicules, 10 ont été restitués avec soit un parebrise manquant soit cassé. Ce constat purement objectif sur des éléments non couverts par la garantie ne correspond pas à un usage normal, et ouvre droit comme le demande la requérante à la facturation des kits parebrises à 160,35 euros HT l'unité, soit un total de 1 603,50 euros HT.
8. En quatrième lieu, il résulte de l'instruction, et n'est pas contesté, que sur 48 clefs de véhicules, seules 16 ont été restituées. Ce constat purement objectif ne correspond pas à un usage normal et ouvre droit comme le demande la requérante, à la facturation des clefs manquantes, à savoir la somme totale de 64,40 euros HT pour le remplacement de 14 jeux de clefs et 14,40 euros HT pour le remplacement de 4 clefs de contact ezgo.
9. En cinquième lieu, si la société Ora E-Car demande le paiement de prestations de reprise de carrosserie pour des rayures, elle ne se fonde que sur un constat d'huissier, lequel n'a pas été ni fait contradictoirement ni réalisé par une personne dotée d'une expérience revendiquée dans le domaine particulier des voiturettes de golf. Par suite, il ne résulte pas de l'instruction que les dégâts à la carrosserie des véhicules loués dépasseraient ceux liés à un usage normal de ce type de véhicule, notamment par rapport au référentiel du syndicat des loueurs tel que mentionné à l'article 6 des conditions générales de location annexées aux contrats en litige, et n'est donc pas fondé à demander le paiement des autres prestations et matériels facturés.
10. Il résulte de ce qui précède que la société Ora E-Car est fondée à demander le paiement de la somme de 2 268,46 euros HT, soit 2 722,15 euros TTC au titre de la remise en état des véhicules.
En ce qui concerne les factures de loyers :
11. Il ne résulte pas de l'instruction que le disfonctionnement éventuel d'une voiturette autoriserait la commune d'Agde à ne pas payer, même partiellement, les loyers qu'elle doit contractuellement pour l'ensemble de la flotte de véhicules. Par suite, la société Ora E-Car est fondée à demander le paiement de la somme de 5 517,39 euros TTC pour la location des 22 GPS et 22 voiturettes pour les mois de juillet et août 2020.
En ce qui concerne les frais forfaitaires de recouvrement :
12. L'article 7 " clause de résiliation - incidents de paiement " des conditions générales de location, paraphé par les deux parties et annexées au contrat de location, prévoit des frais forfaitaires de 49 euros HT par impayé. Par suite, et dès lors que les factures de location de juin et juillet 2020 et la facture de remise en état n'ont pas été réglées dans le délai de paiement prévu, la société Ora E-Car est fondée à demander le paiement de la somme de 147 euros.
Sur les intérêts et leur capitalisation :
13. Contrairement à ce que soutient la société Ora E-Car, les factures en litige prévoient expressément un taux de pénalité de 1,5 fois le taux d'intérêt légal, dérogeant ainsi au taux prévu par l'accord cadre prévoyant le taux d'intérêt appliqué par la banque centrale européenne majoré de huit points de pourcentage. Par suite, la société Ora E-Car a droit aux intérêts au taux de 1,5 fois le taux d'intérêt légal sur la somme de 8 239,54 TTC à compter du 7 décembre 2020, comme demandé. Le montant de l'indemnité forfaitaire de gestion ne donne pas droit, ainsi que sa dénomination l'indique, à ces pénalités.
14. La capitalisation des intérêts peut être demandée à tout moment devant le juge du fond, même si, à cette date, les intérêts sont dus depuis moins d'une année. En ce cas, cette demande ne prend toutefois effet qu'à la date à laquelle, pour la première fois, les intérêts sont dus pour une année entière. La capitalisation des intérêts a été demandée le 14 avril 2022, date d'enregistrement du mémoire en réplique de la requérante. Or, à la date du présent jugement, il n'était pas dû une année d'intérêts. Dès lors, conformément aux dispositions de l'article 1343-2 du code civil, il y a lieu de rejeter cette demande.
Sur les frais liés au litige :
15. Dès lors que les constats réalisés par l'huissier mandaté par la société Ore ECar ont été en partie utiles dans le cadre de la présente instance, il y a lieu de mettre à la charge de la commune d'Agde les frais d'huissier exposés par la société requérante. Par suite, la commune d'Agde versera la somme 864,09 euros TTC à la société Ore Ecar au titre de l'article R. 761-1 du code de justice administrative.
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la société Ora E-Car, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à la commune d'Agde la somme qu'elle réclame au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. En revanche, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la commune d'Agde le versement à la société Ora E-Car d'une somme de 1 500 euros sur le fondement de ces mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La commune d'Agde est condamnée à verser à la société Ora E-Car la somme de 8 239,54 euros TTC et la somme de 147 euros. La somme de 8 239,54 euros TTC porterait intérêt au taux de 1,5 fois le taux d'intérêt légal à compter du 7 décembre 2020.
Article 2 : La commune d'Agde versera la somme de 864,09 euros TTC à la société Ore E Car au titre de l'article R. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La commune d'Agde versera la somme de 1 500 euros à la société Ora E-Car au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la société Ora E-Car et à la commune d'Agde.
Délibéré après l'audience du 28 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Souteyrand, président,
M. Huchot, premier conseiller,
Mme Lesimple, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 octobre 2022.
Le rapporteur,
N. A
Le président,
E. Souteyrand La greffière,
M-A. Barthélémy
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier le 13 octobre 2022.
La greffière,
M-A. Barthélémy
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026