jeudi 9 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2101839 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | BEAUVOIS SOPHIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 13 avril 2021, M. A B, représenté par Me Beauvois, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'instruction du directeur général de la police nationale du 15 octobre 2020 relative à la campagne d'indemnisation exceptionnelle des heures supplémentaires pour les personnels de la police nationale ;
2°) d'annuler la décision implicite de rejet du directeur interdépartemental de la police aux frontières de Perpignan opposé à sa demande du 14 décembre 2020 portant refus d'être indemnisé d'heures supplémentaires selon les modalités de l'instruction précitée et restitution des heures concernées ;
3°) d'enjoindre au directeur général de la police nationale, à titre principal, de réintégrer les heures supplémentaires retirées de son compteur dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, à titre subsidiaire de payer ces heures supplémentaires au taux horaire de 16,14 euros brut et sur la base de l'indice 425 ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à lui verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- L'instruction du directeur général de la police nationale du 15 octobre 2020 est illégale en imposant l'indemnisation d'heures supplémentaires en méconnaissance des dispositions de l'article 1er du décret n° 2000-194 du 3 mars 2000 et de l'arrêté du 5 septembre 2019 ;
- L'instruction est également illégale en fixant des modes de calcul contraires à ceux établis par l'article 7 du décret n° 2002-60 du 14 janvier 2002 ;
- L'illégalité de cette instruction implique l'illégalité de la mesure individuelle le concernant ;
Vu :
- la décision par laquelle le président du tribunal administratif de Montpellier a désigné M. Gayrard, vice-président, aux fins de transmission de dossier à la juridiction compétente ;
- les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Considérant que :
1. Aux termes de l'article R 311-1 du code de justice administrative : " Le Conseil d'Etat est compétent pour connaître en premier et dernier ressort : / () 2° Des recours dirigés contre les actes réglementaires des ministres et des autres autorités à compétence nationale et contre leurs circulaires et instructions de portée générale (). Aux termes de l'article R. 341-3 du même code : " Dans le cas où un tribunal administratif est saisi de conclusions distinctes mais connexes relevant les unes de sa compétence et les autres de la compétence en premier et dernier ressort du Conseil d'Etat, son président renvoie l'ensemble de ces conclusions au Conseil d'Etat. ". Et aux termes de l'article R. 351-2 de ce code : " Lorsqu'une cour administrative d'appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence du Conseil d'Etat, son président transmet sans délai le dossier au Conseil d'Etat qui poursuit l'instruction de l'affaire ().
2. L'instruction DGPN/CAB/20-04765 A du 15 octobre 2020 prise par le directeur général de la police nationale, relative à la campagne d'indemnisation exceptionnelle 2019 et 2020 des heures supplémentaires pour les personnels de la police nationale, relève de la catégorie des actes réglementaires, circulaires et instructions de portée générale des ministres. Il s'ensuit qu'en vertu des dispositions précitées de l'article R. 311-1 du code de justice administrative, les conclusions de la présente requête tendant à l'annulation de cette instruction ne ressortissent pas à la compétence du tribunal administratif mais relèvent de la compétence en premier et dernier ressort du Conseil d'Etat. En outre, en application des dispositions précitées de l'article R. 341-3 du code de justice administrative, le Conseil d'Etat est également compétent pour connaître en premier et dernier ressort des conclusions du requérant tendant à l'annulation par voie de conséquence de la mesure individuelle le concernant ainsi que de ses conclusions à fin d'injonction. Par suite, il y a lieu, conformément aux dispositions prcitées, de transmettre au Conseil d'État l'entier dossier de la requête de M. B.
O R D O N N E :
Article 1er : Le dossier de la requête de M. B est transmis au Conseil d'Etat.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B, au préfet de la zone de défense et sécurité sud, au ministre de l'intérieur, et au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat.
Fait à Montpellier, le 9 février 2023.
Le président du Tribunal,
D. BESLE
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 9 février 2023,
Le greffier en chef,
P. LALLOUE
2101839
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026