LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2103260

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2103260

jeudi 22 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2103260
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationPrésident BESLE
Avocat requérantSCP VIAL-PECH DE LACLAUSE-ESCALE-KNOEPFFLER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 23 juin 2021, Mme F E J, représentée par Me Knoepffler, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 14 avril 2021 par laquelle la présidente du conseil départemental des Pyrénées-Orientales a confirmé la décision du 5 mars 2020, adressée le 20 janvier 2021, du directeur de la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Orientales lui notifiant un indu de revenu de solidarité active de 8 931,73 euros pour la période du 1er avril 2017 au 31 août 2018.

2°) d'annuler l'avis de sommes à payer n° 7596 émis le 31 décembre 2020 par la présidente du conseil départemental des Pyrénées-Orientales pour le recouvrement du solde de cet indu pour un montant de 8 601,73 euros ;

3°) de la décharger du paiement de l'indu mis à sa charge ;

4°) de mettre à la charge du département des Pyrénées-Orientales une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'avis de sommes à payer méconnaît les dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration pour ne pas comporter la signature de son auteur ;

- la décision du 14 avril 2021 a été prise par une autorité incompétente faute pour le département des Pyrénées-Orientales de rapporter la preuve de l'existence et de la régularité d'une délégation de compétence ou de signature ;

- l'avis de sommes à payer méconnaît l'article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 dès lors qu'il n'indique pas les bases de liquidation ;

- l'indu pour le recouvrement duquel l'avis de sommes à payer a été émis est prescrit en application de l'article L. 262-45 du code de l'action sociale et des familles ;

- cet indu n'est pas fondé dès lors qu'elle a résidé en France de manière stable et effective.

Par un mémoire en défense, enregistré le 24 février 2022, le département des Pyrénées-Orientales conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. B ;

- les observations de Me Agier, représentant Mme E J.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Mme E J est bénéficiaire du revenu de solidarité active dans le département des Pyrénées-Orientales depuis le mois de février 2017. Suite à l'établissement d'un rapport de contrôle du 15 janvier 2020, le directeur de la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Orientales, par une décision du 5 mars 2020 notifiée le 20 janvier 2021, a mis à la charge de Mme E J un indu de revenu de solidarité active de 8 931,73 euros pour la période du 1er avril 2017 au 31 août 2018. Par la présente requête, Mme E J demande l'annulation de la décision du 14 avril 2021 par laquelle la présidente du conseil départemental des Pyrénées-Orientales a confirmé la décision du 5 mars 2020 et de l'avis de sommes à payer n° 7596 émis le 31 décembre 2020 pour le recouvrement du solde de cet indu pour un montant de 8 601,73 euros.

Sur la décision du 14 avril 2021 :

2. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de revenu de solidarité active, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.

3. En premier lieu, il résulte de l'instruction que la présidente du conseil départemental des Pyrénées-Orientales a donné délégation, par un arrêté n° 2193/2021, à M. C A, directeur de l'insertion et de l'accès aux droits, à l'effet de signer les décisions individuelles sur les recours en matière de revenu de solidarité active et, en cas d'absence ou d'empêchement de ce dernier, à Mme G D, responsable de l'" unité contentieux ". Par suite, la décision attaquée du 14 avril 2021, signée par Mme G D, n'est pas entachée d'incompétence et le moyen ne peut qu'être écarté comme manquant en fait.

4. En second lieu, aux termes de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un montant forfaitaire, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre () ". Aux termes de l'article R. 262-5 du même code : " Pour l'application de l'article L. 262-2, est considérée comme résidant en France la personne qui y réside de façon permanente ou qui accomplit hors de France un ou plusieurs séjours dont la durée de date à date ou la durée totale par année civile n'excède pas trois mois. Les séjours hors de France qui résultent des contrats mentionnés aux articles L. 262-34 ou L. 262-35 ou du projet personnalisé d'accès à l'emploi mentionné à l'article L. 5411-6-1 du code du travail ne sont pas pris en compte dans le calcul de cette durée. / En cas de séjour hors de France de plus de trois mois, l'allocation n'est versée que pour les seuls mois civils complets de présence sur le territoire. ". Aux termes de l'article R. 262-37 de ce code : " Le bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer ; il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments ".

5. Il résulte de ces dispositions que, pour bénéficier de l'allocation de revenu de solidarité active, une personne doit remplir une condition de ressources et résider en France de manière stable et effective. Pour apprécier si cette seconde condition est remplie, il y a lieu de tenir compte de son logement, de ses activités, ainsi que de toutes les circonstances particulières relatives à sa situation, parmi lesquelles le nombre, les motifs et la durée d'éventuels séjours à l'étranger et ses liens personnels et familiaux. La personne qui remplit les conditions pour bénéficier de l'allocation de revenu de solidarité active a droit, lorsqu'elle accomplit hors de France un ou plusieurs séjours dont la durée de date à date ou la durée totale par année civile n'excède pas trois mois, au versement sans interruption de cette allocation. En revanche, lorsque ses séjours à l'étranger excèdent cette durée de trois mois, le revenu de solidarité active ne lui est versé que pour les mois civils complets de présence en France. En toute hypothèse, le bénéficiaire du revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation, outre l'ensemble des ressources dont il dispose, sa situation familiale et tout changement en la matière, toutes informations relatives au lieu de sa résidence, ainsi qu'aux dates et motifs de ses séjours à l'étranger lorsque leur durée cumulée excède trois mois.

6. Il résulte de l'instruction que l'indu mis à la charge de Mme E J résulte des conclusions d'un rapport d'enquête établi le 15 janvier 2020 par un agent assermenté de la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Orientales. Aux termes de ce rapport, dont les constatations font foi jusqu'à preuve du contraire, il est relevé que l'analyse des opérations bancaires de Mme E J établissent des séjours en Espagne, au cours de la période en litige, du 4 avril au 7 septembre 2017, du 11 septembre au 28 septembre 2017, du 3 octobre 2017 au 26 décembre 2017, du 2 janvier au 8 février 2018 et du 21 février 2018 au 4 novembre 2018. En outre, il résulte des termes de ce rapport que Mme E J a effectué l'ensemble de ses déclarations trimestrielles depuis l'Espagne. Si Mme E J produit, pour remettre en cause ces constatations, un relevé de leçons de conduite, ces dernières ont été suivies au cours d'une période antérieure à celle en litige. En outre, la seule production d'un bulletin d'analyses médicales effectuées le 20 mars 2017 sur le territoire national, de même que la circonstance particulière, que Mme E J n'établit pas, selon laquelle ses séjours en Espagne résultent notamment de la nécessité de rendre visite à son père malade, ne sont pas de nature à remettre en cause les constatations consignées dans ce rapport. C'est par suite sans méconnaître les dispositions citées au point 3 que la présidente du conseil départemental des Pyrénées-Orientales a pu confirmer la décision du 5 mars 2020 par laquelle le directeur de la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Orientales a notifié à Mme E J un indu de revenu de solidarité active de 8 931,73 euros pour la période du 1er avril 2017 au 31 août 2018.

7. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de Mme E J dirigées contre la décision du 14 avril 2021 doivent être rejetées.

Sur l'avis de sommes à payer du 31 décembre 2020 :

8. Aux termes de l'article L. 262-45 du code de l'action sociale et des familles : " L'action en vue du paiement du revenu de solidarité active se prescrit par deux ans. Cette prescription est également applicable, sauf en cas de fraude ou de fausse déclaration, à l'action intentée par l'organisme chargé du service du revenu de solidarité active ou le département en recouvrement des sommes indûment payées. / La prescription est interrompue par une des causes prévues par le code civil. L'interruption de la prescription peut, en outre, résulter de l'envoi d'une lettre recommandée avec demande d'avis de réception, quels qu'en aient été les modes de délivrance. / La prescription est interrompue tant que l'organisme débiteur des prestations familiales se trouve dans l'impossibilité de recouvrer l'indu concerné en raison de la mise en œuvre d'une procédure de recouvrement d'indus relevant des articles L. 553-2, L. 821-5-1 ou L. 845-3 du code de la sécurité sociale, L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles ou L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation. ". Selon l'article L. 262-46 du même code : " () Toute réclamation dirigée contre une décision de récupération de l'indu, le dépôt d'une demande de remise ou de réduction de créance ainsi que les recours administratifs et contentieux, y compris en appel, contre les décisions prises sur ces réclamations et demandes ont un caractère suspensif. () ". L'article 2234 du code civil dispose que : " () La prescription ne court pas ou est suspendue contre celui qui est dans l'impossibilité d'agir par suite d'un empêchement résultant de la loi, de la convention ou de la force majeure. ". Aux termes de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales : " () 3° L'action des comptables publics chargés de recouvrer les créances des régions, des départements, des communes et des établissements publics locaux se prescrit par quatre ans à compter de la prise en charge du titre de recettes. / Le délai de quatre ans mentionné à l'alinéa précédent est interrompu par tous actes comportant reconnaissance de la part des débiteurs et par tous actes interruptifs de la prescription () ". Il résulte de ces dispositions, d'une part, que, sauf fraude ou fausse déclaration, le délai de prescription applicable à l'organisme chargé du service du revenu de solidarité active ou au département est de deux ans et, d'autre part, que le délai de prescription applicable au comptable public pour poursuivre le recouvrement est de quatre ans à compter de la prise en charge du titre de recettes.

9. Il résulte de l'instruction que l'indu de revenu de solidarité active concerné par le titre exécutoire en litige a été mis à la charge de Mme E J par une décision du directeur de la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Orientales du 5 mars 2020. Par suite, Mme E J n'est pas fondée à soutenir que l'avis de sommes à payer émis le 31 décembre 2020 a méconnu le délai de prescription applicable au comptable public pour poursuivre le recouvrement de l'indu de revenu de solidarité active de 8 601,73 euros restant à sa charge.

10. En deuxième lieu, aux termes des dispositions du 4° de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales : " Quelle que soit sa forme, une ampliation du titre de recettes individuel ou de l'extrait du titre de recettes collectif est adressée au redevable. L'envoi sous pli simple ou par voie électronique au redevable de cette ampliation à l'adresse qu'il a lui-même fait connaître à la collectivité territoriale, à l'établissement public local ou au comptable public compétent vaut notification de ladite ampliation. () / En application de l'article L. 111-2 du code des relations entre le public et l'administration, le titre de recettes individuel ou l'extrait du titre de recettes collectif mentionne les nom, prénoms et qualité de la personne qui l'a émis ainsi que les voies et délais de recours. / Seul le bordereau de titres de recettes est signé pour être produit en cas de contestation. ".

11. Il résulte de ces dispositions, d'une part, que le titre de recettes individuel ou l'extrait du titre de recettes collectif doivent mentionner les nom, prénoms et qualité de l'auteur de cette décision, au sens des dispositions citées au point 8, de même, par voie de conséquence, que l'ampliation adressée au redevable et, d'autre part, qu'il appartient à l'autorité administrative de justifier en cas de contestation que le bordereau de titre de recettes comporte la signature de cet auteur. Lorsque le bordereau est signé non par l'ordonnateur lui-même mais par une personne ayant reçu de lui une délégation de compétence ou de signature, ce sont, dès lors, les noms, prénoms et qualité de cette personne qui doivent être mentionnés sur le titre de recettes individuel ou l'extrait du titre de recettes collectif, de même que sur l'ampliation adressée au redevable.

12. Il résulte de l'instruction que l'avis de sommes à payer du 31 décembre 2020 a été signé par M. H I, directeur des finances publiques. Il résulte de même de l'instruction que le bordereau de titres de recettes a été signé par cette même personne prise en la même qualité. Le moyen tiré du défaut de signature du titre en litige ne peut par suite qu'être écarté.

13. En troisième lieu, aux termes du deuxième alinéa de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 : " Toute créance liquidée faisant l'objet () d'un ordre de recouvrer indique les bases de la liquidation () ". Ainsi, tout état exécutoire doit indiquer les bases de la liquidation de la créance pour le recouvrement de laquelle il est émis et les éléments de calcul sur lesquels il se fonde, soit dans le titre lui-même, soit par référence précise à un document joint à l'état exécutoire ou précédemment adressé au débiteur.

14. En l'espèce, il résulte des termes mêmes du titre exécutoire en litige que celui-ci a été émis pour le recouvrement d'une dette de 8 601,73 euros correspondant à un indu de revenu de solidarité active pour la période du 1er avril 2017 au 31 octobre 2018. Il résulte en outre des termes du recours administratif adressé le 18 février 2021 par Mme E J à la présidente du conseil départemental des Pyrénées-Orientales que cette dernière était informée du motif de l'indu de revenu de solidarité active mis à sa charge, tirés de l'absence de déclaration de son changement de résidence. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'avis de sommes à payer du 31 décembre 2020 doit être écarté.

15. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de Mme F E J dirigées contre l'avis de sommes à payer du 31 décembre 2020 doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge du département des Pyrénées-Orientales, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, le versement d'une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme E J est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme E J, au département des Pyrénées-Orientales et à la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Orientales.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 décembre 2022.

Le président,

D. BLa greffière,

F. Roman

La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 22 décembre 2022.

La greffière,

F. Roman

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions