lundi 16 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2103265 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | Vice-Président RABATE |
| Avocat requérant | FUSELLIER |
Vu la procédure suivante :
Par requête, enregistrée le 23 juin 2021, le syndicat des copropriétaires de la copropriété de la résidence le cantegril, représenté par son syndic et par Me Fuselier, demande au tribunal :
1°) de lui accorder la décharge de la taxe d'habitation et de la taxe foncière mises à sa charge au titre des années 2019 et 2020 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les impositions litigieuses concernent six garages qui n'ont pas été construits et n'existent pas.
Par un mémoire, enregistré le 28 octobre 2021, le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'il n'y a pas de réclamation préalable pour les taxes 2020, que le géomètre du cadastre a constaté le 14 septembre 2021 qu'il n'y a pas de garages, mais une cave de 70 m2 dans chacun des bâtiments 3 et 4, et le service en tirera les conséquences pour les taxes 2020 et 2021 et la documentation cadastrale 2022.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Rabaté, vice-président, pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de présenter des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A ;
- et les observations de Me Fuselier, représentant le requérant.
Considérant ce qui suit :
1. Le syndicat des copropriétaires de la copropriété de la résidence le cantegril demande la décharge de la taxe d'habitation et de la taxe foncière mises à sa charge au titre des années 2019 et 2020.
2. En l'absence de réclamation préalable au service qui est imposée par l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales, les conclusions relatives aux taxes 2020 sont irrecevables.
3. Il résulte de l'instruction et il est constant que les six garages situés à Castelnau Le Lez pour lesquels le syndicat a été assujetti aux taxes foncières et d'habitation de 2019 n'existent pas. Par suite, le requérant est fondé à demander la décharge des taxes litigieuses pour 2019.
4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat, à verser au requérant, la somme de 1 200 euros demandée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Le syndicat des copropriétaires de la copropriété de la résidence le cantegril est déchargé de la taxe d'habitation et de la taxe foncière mises à sa charge au titre de l'année 2019.
Article 2 : L'Etat versera au syndicat des copropriétaires de la copropriété de la résidence le cantegril une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions du recours est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié au syndicat des copropriétaires de la copropriété de la résidence le cantegril et au directeur départemental des finances publiques de l'Hérault.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 janvier 2023.
Le magistrat désigné,
V. A
Le greffier,
F. Balicki
La République mande et ordonne au ministre des comptes publics en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 17 janvier 2023.
Le greffier,
F. Balickifb
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026