lundi 18 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2103296 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par requête et mémoires, enregistrés les 15 juin et 11 septembre 2021, 4 janvier, 3 mars et 7 mars 2022, M. B C, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner le centre hospitalier universitaire de Montpellier à lui verser une indemnité de 1 698 0005,03 euros, en réparation des préjudices subis par lui et sa fille mineure, E C, à la suite de l'opération chirurgicale de son épouse Mme G C .
Il soutient que les préjudices s'élèvent à la somme de :
- en ce qui le concerne :
- Préjudice économique lié à la perte de revenus actuels : 205 408 euros
- Préjudice économique lié à la perte de revenus futurs : (à partir de 2026) : 1 072 597, 03 euros à verser en capital ou en rente viagère ;
- Préjudice d'accompagnement et d'affection : 100 000 euros :
- Préjudice extrapatrimoniaux exceptionnels : 20 000 euros ;
- Préjudice d'accession à la propriété : 140 000 euros ;
- Préjudice d'accession au logement locatif : 50 000 euros ;
En ce qui concerne sa fille, Mme E C :
- Préjudice extrapatrimoniaux exceptionnels : 30 000 euros
- Préjudice d'accompagnement et d'affection : 80 000 euros.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 14 et 15 février 2022, le centre hospitalier universitaire de Montpellier, représenté par Mme D, conclut :
A titre liminaire : à ce que la requête doit déclarée irrecevable pour défaut de liaison du contentieux.
- à ce qu'il soit sursis à statuer dans l'attente de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Toulouse ;
- A titre principal :
- au rejet de la requête ;
- à la condamnation de M. C à lui verser la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
- Subsidiairement à ce que les postes et les sommes demandées soient accueillis de façon limitée ;
- En tout état de cause, à ce qu'il soit prononcé, en application des dispositions de l'article L.741-2 du code de justice administrative, la suppression des discours injurieux, outrageants ou diffamatoires et la condamnation de M. C à lui verser la somme de 2 500 euros à titre de dommages et intérêts.
Il soutient qu'aucune faute n'est caractérisée et qu'il n'y a pas de lien de causalité direct et certain entre les préjudices allégués et les fautes prétendues.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 octobre 2022, l'office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales, représenté par M. F conclut à sa mise hors de cause et au rejet des demandes.
Il soutient que les requérants n'ont pas formulé de demande à l'encontre de l'office, que les conditions d'intervention de l'office ne sont pas réunie en l'absence d'anormalité des dommages subis par Mme G C, et d'accident médical non fautif caractérisé,
Par une ordonnance du 15 septembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 15 novembre 2022 ;
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pater, première conseillère ;
- les conclusions de Mme Villemejeanne, rapporteure publique ;
- les observations de M. C, et de celles de Me Le Junter, représentant le centre hospitalier universitaire de Montpellier.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, alors âgée de vingt-sept ans, a été opérée au centre hospitalier universitaire de Montpellier le 21 juin 2011, selon la technique dite de " chirurgie éveillée ", d'un gliome de bas grade frontal gauche. A son réveil, elle a présenté un déficit moteur hémi-corporel droit, des troubles du langage et de la mémoire et une altération des fonctions cognitives. Elle a mis en cause la responsabilité du centre hospitalier universitaire de Montpellier. Par jugement n° 1703616 du 29 mars 2021, le tribunal de céans a jugé que l'exérèse de la tumeur a porté sur les deux zones de la tumeur, sa partie supérieure mais également sa partie inférieure qui intervient dans les émotions et les comportements, pour laquelle la réalisation de tests de stimulation était impossible, alors que Mme C n'avait donné son consentement que pour la résection de la seule partie supérieure et s'était opposée à ce que l'intervention atteigne la zone pour laquelle la réalisation de test de stimulation est impossible. Alors même qu'aucune faute dans la réalisation de l'opération n'a été relevée, le tribunal a retenu une absence de consentement à l'intervention telle que réalisée engageant la responsabilité de l'établissement de santé qui a été condamné à réparer l'intégralité des préjudices subis par Mme C, soit la somme de 143 283 euros, outre à prendre à sa charge définitive les frais d'expertise. Le tribunal a par le même jugement rejeté sa demande relative aux préjudices de son époux, M. B C et de leur fille mineure, E faute d'être parties au litige. Un appel a été interjeté par le centre hospitalier, qui est en instance devant la cour administrative d'appel de Toulouse. Par la présente requête, M. C demande au tribunal, en son nom et en tant que représentant légal de sa fille, de condamner le centre hospitalier universitaire de Montpellier à leur verser la somme globale de 1 698 005,03 euros en réparation de leur préjudice par ricochet. Le centre hospitalier universitaire demande la suppression de passages injurieux des mémoires du requérant et sa condamnation à lui verser des dommages et intérêts à ce titre.
Sur la demande du centre hospitalier universitaire de Montpellier de surseoir à statuer dans l'attente de la décision de la cour administrative d'appel de Toulouse :
2. Il n'y a pas lieu, compte tenu de l'ancienneté de cette affaire, pour une bonne administration de la justice, de surseoir à statuer.
Sur la demande de mise hors de cause de l'office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales :
3. Les dispositions du II de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique ne prévoient d'indemnisation au titre de la solidarité nationale que pour les préjudices du patient et, en cas de décès, de ses ayants droit. Par suite, s'agissant d'un litige relatif à l'indemnisation de victimes par ricochet d'un fait générateur n'ayant pas causé de décès, l'office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales doit être mis hors de cause.
Sur les conclusions indemnitaires :
Sur la fin de non-recevoir opposée par le centre hospitalier universitaire :
4. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. / () ".
5. Il résulte des dispositions précitées qu'en l'absence d'une décision de l'administration rejetant une demande formée devant elle par le requérant ou pour son compte, une requête tendant au paiement d'une somme d'argent est irrecevable. L'intervention de cette décision en cours d'instance rend toutefois recevable le recours.
6. En l'espèce, M. C ayant fait une demande préalable d'indemnisation par courrier du 15 avril 2021 reçue le 15 mai suivant par le centre hospitalier universitaire, le silence gardé par l'établissement durant deux mois a fait naitre une décision implicite de rejet intervenue le 16 juin 2021, soit postérieurement à l'enregistrement de la requête, ce qui, contrairement à ce qui soutenu en défense, ne rend pas celle-ci irrecevable. Par suite, la fin de non-recevoir opposée en défense ne peut être accueillie.
Sur les préjudices subis par M. C :
En ce qui concerne le préjudice économique :
7. Au soutien de sa demande d'indemnisation du préjudice économique, M. C indique avoir dû démissionner de son emploi d'infirmier au centre hospitalier universitaire de Montpellier pour s'occuper de son épouse et de leur enfant. Il justifie de cette démission par une lettre adressée au directeur de l'établissement le 25 mars 2013, soit le jour même de la réunion de la commission des droits et de l'autonomie fixant le taux d'incapacité de son épouse à 80 % et lui attribuant une allocation d'adulte handicapée. Cette décision a été suivie d'une décision de la même commission du 2 septembre 2013 d'attribution d'une prestation de compensation pour aide à domicile de 6 heures par jour. Il résulte toutefois de l'instruction, d'une part, que cette démission est indiquée être donnée pour " convenance personnelle ", d'autre part, et contrairement à ce le requérant déclare, il ne disposait pas d'un emploi stable de fonctionnaire mais avait été nommé en qualité de stagiaire par le centre hospitalier universitaire de Montpellier depuis le 7 janvier 2013, soit moins de trois mois avant sa démission. Précédemment, l'intéressé justifie avoir travaillé dans le secteur privé à la SA Orpea durant 20 jours en décembre 2012, à la maison de retraite de Soubes en septembre 2012, dans l'entreprise Taga Médical Sud en juillet 2012, et à la clinique du Pic Saint Loup en février 2012. Enfin, il n'est justifié d'aucun emploi en 2011 et d'un seul mois de travail à " Les Opalines " en janvier 2010. Dès lors, compte tenu du caractère précaire de la situation des stagiaires qui ne peuvent se prévaloir d'aucun droit à titularisation, de son instabilité professionnelle et de la discontinuité de ses contrats, à supposer même l'existence d'un lien direct entre sa démission et la situation de son épouse, M. C ne démontre pas la perte d'un revenu qu'il n'aurait pas manqué de continuer à percevoir en l'absence de démission. Par suite, sa demande d'indemnisation du préjudice économique lié à la perte d'emploi actuel et futur doit être rejetée.
En ce qui concerne les préjudices résultant de l'accès à l'acquisition d'un bien immobilier et à l'accès au logement social :
8. Si M. C fait valoir qu'il n'a pu acquérir un bien immobilier du fait de son impossibilité d'obtenir un crédit, il ne justifie pas, en particulier par des courriers émanant de lui-même, que la cause en serait, comme il le soutient, sa situation d'aidant ou la situation d'handicapée de son épouse. Il en est de même des difficultés rencontrées pour l'obtention d'un logement social, toutes les réponses des organismes produites se bornant à faire état de l'absence de disponibilité d'un logement répondant aux besoins de la famille.
En ce qui concerne le préjudice dit d'accompagnement et d'affection :
9. Il sera fait une juste appréciation de ce préjudice subi par M. C, marié depuis 2009, en l'évaluant à la somme de 10 000 euros.
En ce qui concerne le préjudice extrapatrimonial exceptionnel :
10. Il résulte de l'instruction que, si les troubles cognitifs connus par Mme C ont été induits par l'intervention chirurgicale, celle-ci était, compte tenu de son état de santé en tout état de cause, exposée au risque de transformation anaplasique de sa tumeur et ainsi à une évolution prévisible à plus ou moins long terme de sa pathologie initiale. Dans ces conditions, il n'est pas justifié de préjudice extrapatrimonial exceptionnel.
Sur les préjudices subis par Mme E C :
11. Il sera fait une juste appréciation du préjudice dit d'accompagnement et d'affection subi par la fille mineure du requérant et de Mme C, née le 10 décembre 2010, en l'évaluant à la somme de 10 000 euros. Pour les mêmes motifs qu'exposés au point 9, il ne sera pas accordé d'indemnisation au titre du préjudice extrapatrimonial exceptionnel.
12. Il résulte de ce qui précède que le centre hospitalier universitaire de Montpellier doit être condamné à verser à M. C, en son nom personnel, une somme de 10 000 euros et à M. C, en tant que représentant légal de sa fille mineure E, une somme de 10 000 euros.
Sur les conclusions du centre hospitalier universitaire tendant à l'application de l'article L.741-2 du code de justice administrative
13. Aux termes de l'article L. 741-2 du code de justice administrative : " Sont également applicables les dispositions des alinéas 3 à 5 de l'article 41 de la loi du 29 juillet 1881 ci-après reproduites : "Art. 41, alinéas 3 à 5. - Ne donneront lieu à aucune action en diffamation, injure ou outrage, ni le compte rendu fidèle fait de bonne foi des débats judiciaires, ni les discours prononcés ou les écrits produits devant les tribunaux. Pourront néanmoins les juges, saisis de la cause et statuant sur le fond, prononcer la suppression des discours injurieux, outrageants ou diffamatoires, et condamner qui il appartiendra à des dommages-intérêts. () ". En vertu des dispositions de l'article 41 de la loi du 29 juillet 1881 reproduites à l'article L. 741-2 du code de justice administrative, les tribunaux administratifs peuvent, dans les causes dont ils sont saisis, prononcer, même d'office, la suppression des écrits injurieux, outrageants ou diffamatoires.
14. En l'espèce, les passages du mémoire du requérant enregistré le 11 septembre 2021 commençant par les mots " Le Dr A a publié " et se terminant par " escroquerie intellectuelle ", commençant par " c'est un danger pour la santé publique " et se terminant par " dans le dos et le handicaper ", commencent par les mots " le handicap est lié " et se terminant par " à cacher la vérité ", commençant par " même si le centre hospitalier a essayé " et se terminant par " le code pénal " , commençant par " le centre hospitalier continue à opérer " et se terminant par " totalement irresponsable ", commençant par " parmi les centaines de patients " et se terminant par " bilan post opératoire ", les passages du mémoire du requérant enregistré le 4 janvier 2022, commençant par " le centre hospitalier a envoyé à la cour " et se terminant par " participé à l'expertise de 2019 ", commençant par " le centre hospitalier n'a pas contacté que " et se terminant par " on peut donner des noms ", commençant par " en effet lorsque les juges " et se terminant par " des difficultés de langage, commençant par " alors vu que le nouveau expert " et se terminant par " un usage de faux ", excèdent les limites de la controverse entre les parties dans le cadre d'une procédure contentieuse et présentent un caractère injurieux. Par suite, il y a lieu d'en prononcer la suppression.
15. Dans la mesure où les allégations diffamatoires dont s'agit ont, avec les faits de la cause, un lien suffisant, compte tenu de ce qu'il est décidé de leur suppression, il y a lieu de condamner M. C à verser au centre hospitalier universitaire une somme symbolique d'un euro à titre de dommages et intérêts.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. C, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que le centre hospitalier universitaire de Montpellier demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : L'office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales est mis hors de cause.
Article 2 : Le centre hospitalier universitaire de Montpellier est condamné à verser à M. C, en son nom propre, la somme de 10 000 euros, et en tant que représentant légal de sa fille mineure, la somme de 10 000 euros.
Article 3 : Les passages mentionnés au point 14 du présent jugement sont supprimés en application de l'article L. 741-2 du code de justice administrative.
Article 4 : M. C est condamné à verser au centre hospitalier universitaire de Montpellier la somme d'un euro à titre de dommages et intérêts.
Article 5 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, au centre hospitalier universitaire de Montpellier, et à l'office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales.
Délibéré après l'audience publique du 4 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Rabaté, président,
Mme Pater, première conseillère,
Mme Viallet, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 septembre 2023.
La rapporteure,
B. Pater
Le président,
V. Rabaté
Le greffier,
S. Sangaré
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier le 19septembre 2023,
Le greffier,
S. Sangaré
4
N° 1901371
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N° 1901371
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026