LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2103804

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2103804

vendredi 29 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2103804
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation6ème Chambre
Avocat requérantPORTE FAURENS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 19 juillet 2021 et les 2 et 3 mai 2022, Mme C D, représentée par Me Porte-Faurens, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de condamner l'Etat à lui verser, en sa qualité de représentante légale de son fils mineur, A B, et en réparation du préjudice de ce dernier, la somme de 238 410 euros assortie des intérêts au taux légal à compter de la réception de la réclamation indemnitaire préalable ;

2°) de condamner l'Etat à lui verser, en réparation de son préjudice, la somme de 50 000 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter de la réception de la réclamation préalable d'indemnisation ;

3°) de condamner l'Etat aux entiers dépens ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros en application de l'alinéa 2 de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

Sur la responsabilité :

- elle met en cause, en définitive, la responsabilité de l'Etat et non celle de l'agence régionale de santé (ARS) Occitanie, qui agit, en application de l'article L. 1432-2 du code de la santé publique, au nom de l'Etat ;

Sur la faute :

- compte tenu de l'inapplication des décisions de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de l'Hérault, son fils a été privé d'une prise en charge pluridisciplinaire pendant une période de plus de cinq années ;

- en outre, son fils n'est plus accueilli au sein de l'école primaire Nelson Mandela de Juvignac depuis le mois de janvier 2021 ;

Sur le préjudice de son fils :

- il est en droit d'obtenir une indemnisation de son préjudice moral et de ses troubles dans les conditions d'existence à hauteur d'une somme de 238 410 euros ;

Sur son propre préjudice :

- contrainte en 2015 d'abandonner son projet professionnel et d'élever son fils seule, elle a subi un préjudice matériel, un préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence à hauteur de la somme totale de 50 0000 euros.

Par des observations, enregistrées le 25 février 2022, l'agence régionale de santé (ARS) Occitanie conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir qu'il ne lui appartient pas d'assurer la mise en œuvre effective du placement d'un enfant handicapé au sein d'une structure médico-sociale à la suite d'une orientation décidée par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées.

La requête a été communiquée à la ministre des solidarités et des familles, qui n'a pas présenté d'observations en défense.

Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 11 décembre 2020.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la santé publique et notamment son article L. 1432-2 ;

- le code de l'éducation ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative ;

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendu au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Teuly-Desportes ;

- les conclusions de Mme Delon, rapporteure publique ;

- et les observations de Me Porte-Faurens représentant Mme D.

Considérant ce qui suit :

1. Mme D, mère de l'enfant A B né le 20 mars 2013, atteint d'un trouble du spectre autistique associé à un trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité, a obtenu, le 4 mai 2016, une décision d'orientation de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées du département de l'Hérault afin que son fils puisse bénéficier d'une prise en charge en services d'éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD) pour la période du 1er mai 2016 au 31 août 2019. Après avoir présenté, le 12 mai 2021, une réclamation préalable d'indemnisation, reçue le 17 mai suivant et implicitement rejetée, Mme D, estimant que l'Etat est responsable d'une scolarisation inadaptée de son fils pour la période du 1er mai 2016 jusqu'à la date du jugement, demande la condamnation de ce dernier à l'indemniser des préjudices de son fils mineur et de ses propres préjudices.

Sur les conclusions à fin d'indemnisation :

2. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 111-1 du code de l'éducation : " () Le droit à l'éducation est garanti à chacun afin de lui permettre de développer sa personnalité, d'élever son niveau de formation initiale et continue, de s'insérer dans la vie sociale et professionnelle, d'exercer sa citoyenneté. () ". Aux termes de l'article L. 111-2 du même code : " Tout enfant a droit à une formation scolaire qui, complétant l'action de sa famille, concourt à son éducation. / () / Pour favoriser l'égalité des chances, des dispositions appropriées rendent possible l'accès de chacun, en fonction de ses aptitudes et de ses besoins particuliers, aux différents types ou niveaux de la formation scolaire. / () ".

3. Aux termes de l'article L. 112-1 de ce code : " Pour satisfaire aux obligations qui lui incombent en application des articles L. 111-1 et L. 111-2, le service public de l'éducation assure une formation scolaire () aux enfants () présentant un handicap ou un trouble de la santé invalidant. Dans ses domaines de compétence, l'Etat met en place les moyens financiers et humains nécessaires à la scolarisation en milieu ordinaire des enfants, adolescents () handicapés. / () ". Aux termes de l'article L. 112-2 du code de l'éducation, dans sa rédaction applicable au litige : " Afin que lui soit assuré un parcours de formation adapté, chaque enfant () handicapé a droit à une évaluation de ses compétences, de ses besoins et des mesures mises en œuvre (). Cette évaluation est réalisée par l'équipe pluridisciplinaire mentionnée à l'article L. 146-8 du code de l'action sociale et des familles. () / En fonction des résultats de l'évaluation, il est proposé à chaque enfant () handicapé, ainsi qu'à sa famille, un parcours de formation qui fait l'objet d'un projet personnalisé de scolarisation assorti des ajustements nécessaires en favorisant, chaque fois que possible, la formation en milieu scolaire ordinaire. Le projet personnalisé de scolarisation constitue un élément du plan de compensation visé à l'article L. 146-8 du code de l'action sociale et des familles. Il propose des modalités de déroulement de la scolarité coordonnées avec les mesures permettant l'accompagnement de celle-ci figurant dans le plan de compensation ".

4. Aux termes de l'article L. 351-1 du même code, dans sa rédaction alors applicable : " Les enfants et adolescents présentant un handicap ou un trouble de santé invalidant sont scolarisés dans les écoles maternelles et élémentaires et les établissements visés aux articles L. 213-2, L. 214-6, L. 422-1, L. 422-2 et L. 442-1 du présent code et aux articles L. 811-8 et L. 813-1 du code rural et de la pêche maritime, si nécessaire au sein de dispositifs adaptés, lorsque ce mode de scolarisation répond aux besoins des élèves. Les parents sont étroitement associés à la décision d'orientation et peuvent se faire aider par une personne de leur choix. La décision est prise par la commission mentionnée à l'article L. 146-9 du code de l'action sociale et des familles, en accord avec les parents ou le représentant légal. A défaut, les procédures de conciliation et de recours prévues aux articles L. 146-10 et L. 241-9 du même code s'appliquent. Dans tous les cas et lorsque leurs besoins le justifient, les élèves bénéficient des aides et accompagnements complémentaires nécessaires. () ".

5. Il résulte de l'ensemble de ces dispositions, d'une part, que le droit à l'éducation étant garanti à chaque enfant quelles que soient les différences de situation et, d'autre part, que l'obligation scolaire s'appliquant à tous, les difficultés particulières que rencontrent les enfants en situation de handicap ne sauraient avoir pour effet ni de les priver de ce droit, ni de faire obstacle au respect de cette obligation. Ainsi, il incombe à l'Etat, au titre de sa mission d'organisation générale du service public de l'éducation, et, le cas échéant, de ses responsabilités à l'égard des établissements sociaux et médico-sociaux, de prendre l'ensemble des mesures et de mettre en œuvre les moyens nécessaires pour que ce droit et cette obligation aient, pour les enfants en situation de handicap, un caractère effectif.

6. Il s'ensuit que la carence de l'Etat à assurer effectivement le droit à l'éducation des enfants soumis à l'obligation scolaire est constitutive d'une faute de nature à engager sa responsabilité. La responsabilité de l'Etat doit toutefois être appréciée en tenant compte, s'il y a lieu, du comportement des responsables légaux de l'enfant, lequel est susceptible de l'exonérer, en tout ou partie, de sa responsabilité. En outre, lorsque sa responsabilité est engagée à ce titre, l'Etat dispose, le cas échéant, d'une action récursoire contre un établissement social et médico-social auquel serait imputable une faute de nature à engager sa responsabilité à raison du refus d'accueillir un enfant orienté par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH).

En ce qui concerne la période du 4 mai 2016 au 31 août 2019 :

7. Il résulte de l'instruction que, par une décision en date du 4 mai 2016, la CDAPH de l'Hérault a décidé de l'orientation de l'enfant A en SESSAD pour la période du 1er mai 2016 au 31 août 2019 et a, en outre, désigné l'établissement dénommé SESSAD L'Ombrelle de Juvignac ou tout autre établissement ou service médico-social équivalent. Cependant, s'il est allégué par Mme D qu'elle aurait saisi en vain l'établissement ainsi désigné, la première réponse défavorable, au regard d'une absence de place disponible, émanant de cet établissement a été adressée à la requérante le 6 novembre 2020. Avant cette date, la seule lettre du 11 avril 2016 indiquant un rendez-vous avec la directrice de cet établissement, le 16 avril suivant, ne saurait valoir dépôt d'une demande de prise en charge. En outre, la circonstance que le SESSAD du centre médico-éducatif de Fontcaude, qui n'était pas désigné dans la décision d'orientation de la commission, a refusé la prise en charge de l'enfant pour la période considérée, ne saurait, en l'absence d'éléments établissant le caractère équivalent de l'agrément de cette structure ou de la prise en charge qu'elle propose par rapport au type d'établissement désigné, démontrer la carence de l'Etat. Le seul établissement pour lequel Mme D établit avoir fait la démarche d'inscription dès 2016 est le SESSAD Parents-Thèse situé à Jacou (Hérault) qui est dédié à l'accueil d'enfants atteints du syndrome autistique. Dans ces conditions, le comportement de la mère A est de nature à exonérer de moitié l'Etat de sa responsabilité pour la période du 1er mai 2016 au 31 août 2019.

En ce qui concerne la période du 1er septembre 2019 au 31 août 2022 :

8. Il résulte également de l'instruction que la CDAPH de l'Hérault a décidé, le 13 février 2019, d'orienter A en unité localisée pour l'inclusion scolaire (ULIS) spécialisée en troubles envahissants du développement (TED) ou en SESSAD troubles du spectre autistique (TSA) également avec la mention du SESSAD L'Ombrelle de Juvignac pour la période du 1er septembre 2019 au 31 août 2022, en précisant à nouveau que les parents A demeuraient libres de contacter tout autre ULIS TED ou autre SESSAD TSA, dans la limite des places disponibles. Par une décision du même jour, la commission s'est également prononcée pour l'attribution à A, dans le cadre du projet d'une aide humaine individuelle en milieu scolaire d'une durée de 15 heures. Or, si le jeune A a été accueilli sur cette période au sein de l'école primaire Nelson Mandela de Montpellier, c'est avec un quota d'aide humaine individuelle d'une durée réduite à 9 heures par semaine. Enfin, ainsi que l'admet la requérante, cette dernière a retiré son fils de l'école Mandela à compter du mois de janvier 2021 pour mettre en place une scolarisation à domicile, selon ses souhaits, dans le cadre d'une demande d'instruction dans la famille. Dans ces conditions, dès lors que pour la période du 1er septembre 2019 au mois de décembre 2020, soit une durée de 16 mois, le jeune A bénéficiait également d'une orientation en SESSAD TSA pour lequel la requérante, qui justifie désormais être sur la liste d'attente du SESSAD L'Ombrelle de Juvignac, établit l'existence d'une carence de l'Etat dans la mise en œuvre des moyens nécessaires pour que A B bénéficie d'une prise en charge effective dans une structure adaptée, et ce, bien qu'il ait été pris en charge en classe adaptée en milieu scolaire ordinaire pour une partie de la période. Mme D est donc fondée à obtenir la condamnation de l'Etat à réparer le préjudice direct et certain résultant pour elle de cette carence fautive.

Sur le préjudice :

En ce qui concerne le préjudice A :

9. Mme D soutient que la carence de l'Etat a causé des troubles dans les conditions d'existence de son fils, ainsi qu'un préjudice moral faute d'avoir pu bénéficier d'un accompagnement adapté. Eu égard à l'orientation décidée par la CDAPH qui n'a pu être mise en place, et au vu des pièces produites par la requérante, l'existence pour son fils de troubles dans ses conditions d'existence, faute de prise en charge pluridisciplinaire adaptée, est établie. Dans les circonstances de l'espèce, et compte tenu de l'insuffisance des démarches de sa mère sur la première période retenue en lien avec la décision d'orientation initiale, il sera fait une juste appréciation de ces troubles en les évaluant à la somme de 8 000 euros.

En ce qui concerne le préjudice de Mme D :

S'agissant du préjudice professionnel allégué :

10. Mme D, au regard notamment du seul courrier de Pôle emploi du 15 décembre 2015 et d'un dossier de création d'entreprise faisant seulement état des problèmes de santé de son fils, ne saurait établir la réalité d'un préjudice professionnel en lien direct et certain avec la faute retenue résultant d'une carence dans la prise en charge de son fils pour la période du 4 mai 2016 au mois de décembre 2020.

S'agissant des troubles dans les conditions d'existence :

11. D'une part, pour la période du 4 mai 2016 au 31 août 2019, Mme D, qui élève seule son enfant, a subi des troubles dans ses conditions d'existence du fait de l'absence de scolarisation de son fils dans un établissement adapté. Il sera fait une juste appréciation de ses préjudices en le fixant à la somme de 3 000 euros. Compte tenu de l'insuffisance de ses démarches auprès de SESSAD adaptés retenue au point 7, et donc de l'exonération pour moitié de la responsabilité de l'Etat, le montant indemnisable de son préjudice est de 1 500 euros pour la période.

12. D'autre part, pour la période du 1er septembre 2019 au 31 août 2022, au regard des démarches dont elle justifie pour obtenir la mise en œuvre de la décision de la CDAPH de l'Hérault à compter du 1er septembre 2019, il sera fait une juste appréciation de son préjudice moral et de ses troubles dans les conditions d'existence au cours de cette dernière période en lui allouant la somme de 2 000 euros.

13. Il résulte de ce qui précède que la requérante est fondée à obtenir la somme de 8 000 euros en réparation du préjudice de son fils et la somme de 3 500 euros en réparation de son propre préjudice.

Sur les intérêts :

14. Mme D a droit aux intérêts au taux légal sur les sommes dues à compter du 17 mai 2021, date de réception de sa réclamation préalable par l'administration.

Sur les frais liés au litige :

15. D'une part, en l'absence de dépens au sens de l'article R. 761-1 du code de justice administrative, Mme D n'est, en tout état de cause, nullement fondée à en solliciter le remboursement.

16. D'autre part, Mme D a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, son conseil peut se prévaloir des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de celles de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser au conseil de la requérante sur le fondement des dispositions de la loi du 10 juillet 1991 sous réserve, pour ce dernier, de renoncer à percevoir la part contributive allouée par l'Etat.

DECIDE :

Article 1er : L'Etat est condamnée à verser à Mme D, en sa qualité de représentante légale de son fils, la somme de 8 000 euros en réparation du préjudice de ce dernier. Cette somme sera assortie des intérêts au taux légal à compter du 17 mai 2021.

Article 2 : L'Etat est condamnée à verser à Mme D la somme de 3 500 euros en réparation de ses préjudices personnels. Cette somme sera assortie des intérêts au taux légal à compter du 17 mai 2021.

Article 3 : L'Etat versera la somme de 1 500 euros, en application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de celles de l'article L. 761-1 du code de justice administrative à Me Porte-Faurens, avocate de Mme D, sous réserve de la renonciation de cette dernière à percevoir la part contributive de l'Etat.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme C D, à la ministre des solidarités et des familles et à Me Porte-Faurens.

Copie en sera adressée, pour information, au directeur de l'agence régionale de santé Occitanie.

Délibéré à l'issue de l'audience du 12 décembre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Encontre, présidente,

Mme Teuly-Desportes, première conseillère.

M. Rousseau, premier conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 décembre 2023.

La rapporteure,

D. Teuly-Desportes

La greffière,

L. Rocher

La présidente,

S. Encontre

La République mande et ordonne à la ministre des solidarités et des familles, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme

Montpellier, le 4 janvier 2024

La greffière,

L. Rocher

N°2103804

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions