mardi 2 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2105250 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Président BESLE |
| Avocat requérant | TEMPLET-TEISSIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 5 octobre 2021, Mme C B, représentée par Me Templet-Teissier, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 11 décembre 2020 par laquelle le directeur de la caisse d'allocations familiales de l'Hérault lui a notifié un indu d'un montant total de 14 064,08 euros, dont 10 208,95 euros au titre du revenu de solidarité active pour la période du 1er décembre 2017 au 30 novembre 2020, 1 339,35 euros au titre de la prime d'activité pour la période du 1er avril 2018 au 30 septembre 2019, 2 287,11 euros au titre de l'aide personnelle au logement pour la période du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2020 et 228,67 euros au titre de l'aide exceptionnelle de fin d'année 2018 ;
2°) d'annuler la décision du 10 mai 2021 par laquelle le président du conseil départemental de l'Hérault a confirmé la mise à sa charge d'un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 10 208,95 euros pour la période du 1er décembre 2017 au 30 novembre 2020 ;
3°) d'annuler la décision par laquelle le directeur de la caisse d'allocations familiales de l'Hérault a confirmé la mise à sa charge d'un indu de prime d'activité d'un montant de 1 339,35 euros pour la période du 1er avril 2018 au 30 septembre 2019, d'aide personnelle au logement d'un montant de 2 287,11 euros pour la période du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2020, et d'aide exceptionnelle de fin d'année 2018 d'un montant de 228,67 euros.
4°) d'enjoindre à la caisse d'allocations familiales et au département de la rétablir rétroactivement dans ses droits et de lui verser les sommes qui lui sont dues.
Elle soutient que :
- la décision du 11 décembre 2020 est entachée d'un vice de forme dès lors qu'elle ne mentionne pas le motif, la nature et le montant des sommes réclamées et la date du ou des versements donnant lieu à répétition, en méconnaissance de l'article R. 133-9-2 du code de la sécurité sociale ;
- la caisse d'allocations familiales et le département ne rapportent pas la preuve de leur prétendue créance ;
- elle ignorait devoir déclarer sa rente accident de travail dès lors qu'aucune ligne de la déclaration trimestrielle RSA ne fait référence aux rentes accident du travail ;
- les aides financières qu'elle a perçues n'avaient pas à être déclarées dès lors qu'elles s'apparentent à des aides et secours financiers dont le montant et la périodicité n'ont pas de caractère régulier ;
- elle est en mesure de bénéficier de la prescription biennale de l'article L. 553-1 du code de la sécurité sociale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 mars 2023, le département de l'Hérault, représenté par la SCP Vinsonneau-Paliès Noy Gauer et Associés, conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- les conclusions dirigées à l'encontre de la décision du 11 décembre 2020 sont irrecevables ;
- aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 avril 2023, la caisse d'allocations familiales de l'Hérault conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens de la requête de Mme B ne sont pas fondés.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 septembre 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de la sécurité sociale ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer ses conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. A a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B a bénéficié du revenu de solidarité active, de la prime d'activité, de l'aide personnelle au logement et de l'aide exceptionnelle de fin d'année 2018 dans le département de l'Hérault. A la suite d'un contrôle de sa situation retenant qu'elle n'avait pas déclaré la totalité de ses revenus depuis juillet 2017, l'intéressée s'est vue notifier, par décision du 11 décembre 2020, un indu d'un montant total de 14 064,08 euros, dont 10 208,95 euros au titre du revenu de solidarité active pour la période du 1er décembre 2017 au 30 novembre 2020, 1 339,35 euros au titre de la prime d'activité pour la période du 1er avril 2018 au 30 septembre 2019, 2 287,11 euros au titre de l'aide personnelle au logement pour la période du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2020 et 228,67 euros au titre de l'aide exceptionnelle de fin d'année 2018. Mme B a formé un recours administratif préalable contre cette décision. Par la présente requête, Mme B doit être regardée comme demandant l'annulation de la décision du 10 mai 2021 par laquelle le président du conseil départemental de l'Hérault a confirmé le bien-fondé de l'indu de revenu de solidarité active mis à sa charge, ainsi que de la décision par laquelle le directeur de la caisse d'allocations familiales de l'Hérault a implicitement confirmé le bien-fondé des indus de prime d'activité, d'aide personnelle au logement et d'aide exceptionnelle de fin d'année 2018 mis à sa charge.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la régularité des décisions :
2. Aux termes de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil départemental () ". Aux termes de l'article L. 842-2 du code de la sécurité sociale : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative à la prime d'activité prise par l'un des organismes mentionnés à l'article L. 843-1 fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours auprès de la commission de recours amiable () ". Enfin, l'article L.825-2 du code de la construction et de l'habitation dispose que : " Les contestations des décisions prises en matière d'aides personnelles au logement et de primes de déménagement par les organismes payeurs doivent faire l'objet d'un recours administratif préalable devant l'organisme payeur qui en est l'auteur, selon des modalités fixées par voie réglementaire. ". L'article L. 821-1 du même code précisant que : " () Les aides personnelles au logement comprennent : / 1° L'aide personnalisée au logement ; / 2° Les allocations de logement : / () / b) L'allocation de logement sociale. ".
3. L'institution par ces dispositions de recours administratifs, préalables obligatoires à la saisine du juge, a pour effet de laisser à l'autorité compétente pour en connaître le soin d'arrêter définitivement la position de l'administration. Il suit de là que les décisions explicites ou implicites prises à la suite de tels recours se substituent nécessairement aux décisions initiales, et sont seules susceptibles d'être déférées au juge.
4. En l'espèce, il est constant que Mme B a exercé des recours administratifs préalables contre la décision de la caisse d'allocations familiales du 11 décembre 2020, lesquels ont donné lieu à une décision explicite de rejet du président du conseil départemental de l'Hérault en date du 10 mai 2021 et à une décision implicite de rejet de la caisse d'allocations familiales de l'Hérault. Dans cette mesure, et ainsi que le fait valoir le département en défense, les conclusions de la requête doivent être regardées comme dirigées contre ces décisions de rejet, lesquelles se sont entièrement substituées à la décision de la caisse d'allocations familiales du 11 décembre 2020. Par suite, la requérante ne peut utilement se prévaloir du vice de forme dont serait entachée la décision du 11 décembre 2020 à l'appui de ses conclusions.
En ce qui concerne le bien-fondé des indus de revenu de solidarité active, de prime d'activité et d'aide personnelle au logement :
5. Lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu d'allocation de revenu de solidarité active, de prime d'activité, d'aide exceptionnelle de fin d'année et d'aide personnelle au logement, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.
6. En premier lieu, aux termes de l'article L. 842-1 du code de la sécurité sociale : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective qui perçoit des revenus tirés d'une activité professionnelle a droit à une prime d'activité ". Aux termes de l'article L. 842-3 du code précédemment cité : " La prime d'activité est égale à la différence entre : / 1° Un montant forfaitaire dont le niveau varie en fonction de la composition du foyer et du nombre d'enfants à charge, augmenté d'une fraction des revenus professionnels des membres du foyer, et qui peut faire l'objet d'une ou de plusieurs bonifications ; / 2° Les ressources du foyer, qui sont réputées être au moins égales au montant forfaitaire mentionné au 1°. ". Selon l'article L. 842-4 du même code : " Les ressources mentionnées à l'article L. 842-3 prises en compte pour le calcul de la prime d'activité sont : / 1° Les ressources ayant le caractère de revenus professionnels ou qui en tiennent lieu () ". Aux termes de l'article R. 846-5 dudit code : " Le bénéficiaire de la prime d'activité est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations nécessaires à l'établissement et au calcul des droits, relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer. Il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments. ".
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un montant forfaitaire, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre ". En vertu de l'article de l'article de l'article R. 262-6 du même code : " Les ressources prises en compte pour la détermination du montant du revenu de solidarité active comprennent, sous les réserves et selon les modalités figurant au présent chapitre, l'ensemble des ressources, de quelque nature qu'elles soient, de toutes les personnes composant le foyer, et notamment les avantages en nature ainsi que les revenus procurés par des biens mobiliers et immobiliers et par des capitaux. () ". En outre, selon l'article R. 262-11 dudit code : " Pour l'application de l'article R. 262-6, il n'est pas tenu compte : () 14° Des aides et secours financiers dont le montant ou la périodicité n'ont pas de caractère régulier ainsi que des aides et secours affectés à des dépenses concourant à l'insertion du bénéficiaire et de sa famille, notamment dans les domaines du logement, des transports, de l'éducation et de la formation ".
8. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 821-1 du code de la construction et de l'habitation : " () Les aides personnelles au logement comprennent : / 1° L'aide personnalisée au logement ; / 2° Les allocations de logement : / a) L'allocation de logement familiale; / b) L'allocation de logement sociale ". Aux termes de l'article L. 823-1 du même code : " Le montant des aides personnelles au logement est calculé en fonction d'un barème défini par voie réglementaire. / Ce barème est établi en prenant en considération : / 1° La situation de famille du demandeur et le nombre de personnes à charge vivant habituellement au foyer ; / 2° Ses ressources et la valeur en capital de son patrimoine et, s'il y a lieu, de son conjoint () ". Aux termes des dispositions de l'article R. 822-2 dudit code : " Les ressources prises en compte pour le calcul de l'aide personnelle au logement sont celles dont bénéficient le demandeur ou l'allocataire, son conjoint et les personnes vivant habituellement au foyer. / Sont considérées comme vivant habituellement au foyer les personnes y ayant résidé plus de six mois au cours de la période mentionnée au 1° de l'article R. 822-3 précédant la période de paiement prévue par l'article R. 823-6 et qui y résident encore au moment de la demande de l'aide ou du réexamen du droit à celle-ci. ".
9. Pour mettre à la charge de Mme B les indus litigieux, l'autorité administrative s'est fondée sur la circonstance que l'allocataire avait omis de déclarer une rente perçue à la suite d'un accident du travail ainsi que des aides financières.
10. D'une part, la circonstance que Mme B n'aurait pas déclaré sa rente accident du travail par ignorance est sans incidence sur le bien-fondé des indus dès lors qu'elle constitue une ressource à prendre en compte dans le calcul de ses droits. Par suite, la caisse d'allocations familiales comme le département étaient en droit de recalculer les droits de Mme B en prenant en compte cette rente qu'elle n'avait pas déclarée.
11. D'autre part, il résulte de l'instruction, notamment du rapport d'enquête établi le 30 octobre 2020, que Mme B s'est abstenue de déclarer des aides financières régulières apportées par ses proches. Or, les aides apportées par des proches ne sauraient être assimilées à des " aides et secours financiers dont le montant ou la périodicité n'ont pas de caractère régulier ", ni à des " aides et secours affectés à des dépenses concourant à l'insertion du bénéficiaire et de sa famille, notamment dans les domaines du logement, des transports, de l'éduction et de la formation ", au sens du 14° de l'article R. 262-11 du code de l'action sociale et des familles lequel vise, en application du 4° de l'article L. 262-3 de même code, des prestations et aides sociales à finalité sociale particulière. Dès lors, ces aides doivent être prises en compte dans le calcul des ressources de l'intéressée pour la détermination de ses droits, quel que soit l'usage qui en est fait.
12. Il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à contester le bien-fondé des indus de revenu de solidarité active, d'aide personnelle au logement et de prime d'activité mis à sa charge.
En ce qui concerne l'indu d'aide exceptionnelle de fin d'année 2018 :
13. Aux termes de l'article 3 du décret n° 2018-1150 du 14 décembre 2018 : " Une aide exceptionnelle est attribuée aux allocataires du revenu de solidarité active qui ont droit à cette allocation au titre du mois de novembre 2018 ou, à défaut, du mois de décembre 2018, sous réserve que le montant dû au titre de ces périodes ne soit pas nul et à condition que les ressources du foyer, appréciées selon les dispositions prises en vertu de l'article L. 262-3 du code de l'action sociale et des familles, n'excèdent pas le montant forfaitaire mentionné à l'article L. 262-2 du même code. / Une seule aide est due par foyer. ".
14. Il résulte de ce qui a été dit au point 10 précédent que Mme B n'avait pas droit au revenu de solidarité active au titre des mois de novembre et décembre 2018. Par suite, l'indu de 228,76 euros d'aide exceptionnelle de fin d'année est fondé.
En ce qui concerne l'application de la prescription :
15. Enfin, aux termes de l'article L. 553-1 du code de la sécurité sociale : " L'action de l'allocataire pour le paiement des prestations se prescrit par deux ans. / Cette prescription est également applicable à l'action intentée par un organisme payeur en recouvrement des prestations indûment payées, sauf en cas de manœuvre frauduleuse ou de fausse déclaration ". Tandis que l'article L. 845-4 du même code précise que : " L'article L. 553-1 est applicable à la prime d'activité () ".
16. Eu égard à l'importance des omissions déclaratives et à leur durée, la bonne foi de la requérante ne peut être retenue et cette dernière doit être regardée comme ayant commis de fausses déclarations. Dans ces conditions, c'est à bon droit que l'administration n'a pas fait application de la prescription biennale, en application des dispositions précitées.
17. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que les conclusions à fin d'annulation et, par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par Mme B ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B, au ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées, à la caisse d'allocations familiales de l'Hérault et au département de l'Hérault.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 mai 2023.
Le président,
D. ALa greffière,
F. Roman
La République mande et ordonne au ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées, au ministre délégué chargé de la ville et du logement et au préfet de l'Hérault en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 2 mai 2023.
La greffière,
F. Roman
No 2105250
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026