LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2105412

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2105412

lundi 2 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2105412
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantJURILYS AVOCAT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 14 octobre 2021, la société par actions simplifiée (SAS) Technilum, représentée par Me Bernard, demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge de la cotisation foncière des entreprises à laquelle elle a été assujettie au titre des années 2019 et 2020 assortie des intérêts moratoires ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- elle remplit les conditions requises pour bénéficier de l'exonération de la cotisation foncière des entreprises prévue à l'article 1465 du code général des impôts au titre de l'extension de son bâtiment industriel ;

- par une délibération du 12 juillet 2017, la communauté d'agglomération Béziers Méditerranée a décidé d'exonérer de cotisation foncière des entreprises les opérations de création, extension, reprise et reconversion d'établissements industriels à compter du 1er janvier 2018 sur l'ensemble de son territoire ;

- elle a souscrit dans les délais, le 28 décembre 2018, les déclarations n°1447 et 1465.

Par un mémoire en défense enregistré le 15 avril 2022, le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault conclut à l'irrecevabilité des conclusions en décharge de la cotisation foncière des entreprises au titre de l'année 2019 et au rejet du surplus de la requête.

Il soutient que :

- la requête est irrecevable en ce qui concerne la contestation de la cotisation foncière des entreprises au titre de l'année 2019 mise en recouvrement le 31 octobre 2019 car la réclamation contentieuse du 24 juin 2021 est tardive ;

- s'agissant de l'année 2019, le dégrèvement dont pourrait bénéficier la société après compensation s'élève à 3195 euros ;

-s'agissant de l'année 2020, le dégrèvement dont pourrait bénéficier la société après compensation est nul ;

- les autres moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Viallet, rapporteure ;

- et les conclusions de Mme Villemejeanne, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. La SAS Technilum exerce une activité de conception et fabrication de mobilier d'éclairage extérieur à Béziers. Elle a été assujettie à la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour un montant de 143 489 euros au titre de l'année 2019 et de 144 710 euros au titre de l'année 2020. Antérieurement à l'introduction de la requête elle a bénéficié d'un dégrèvement au titre du plafonnement en fonction de la valeur ajoutée à hauteur de 73 995 euros pour 2019 et de 83 413 euros pour 2020. Par une réclamation du 24 juin 2021, la société Technilum a sollicité un dégrèvement de 91 598 euros pour 2019 et de 82 406 euros pour 2020. Par sa requête, elle demande la décharge de la cotisation foncière des entreprises mise à sa charge au titre des années 2019 et 2020.

Sur la fin de non-recevoir :

2. Aux termes de l'article R.190-1 du livre des procédures fiscales : " Le contribuable qui désire contester tout ou partie d'un impôt qui le concerne doit d'abord adresser une réclamation au service territorial, selon le cas, de la direction générale des finances publiques ou de la direction générale des douanes et droits indirects dont dépend le lieu de l'imposition. () ". Aux termes de l'article R. 196-2 de ce livre : " Pour être recevables, les réclamations relatives aux impôts directs locaux et aux taxes annexes doivent être présentées à l'administration des impôts au plus tard le 31 décembre de l'année suivant celle, selon le cas : a) De la mise en recouvrement du rôle ou de la notification d'un avis de mise en recouvrement ().Aux termes de l'article R. 421-5 du code de justice administrative : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ".

3. Il résulte de ces dispositions, d'une part, que l'avis d'imposition ou l'avis de mise en recouvrement par lequel l'administration porte les impositions à la connaissance du contribuable doit mentionner l'existence et le caractère obligatoire, à peine d'irrecevabilité d'un éventuel recours juridictionnel, de la réclamation prévue à l'article R. 190-1 du livre des procédures fiscales, ainsi que les délais de forclusion dans lesquels le contribuable doit présenter cette réclamation et, d'autre part, que le non-respect de l'obligation d'informer l'intéressé sur les voies et les délais de recours ou l'absence de preuve qu'une telle information a été fournie est de nature à faire obstacle à ce que les délais prévus par l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales lui soient opposables.

4. Il résulte de l'instruction que la cotisation foncière des entreprises à laquelle la SAS Technilum a été assujettie au titre de l'année 2019 a été mise en recouvrement le 31 octobre 2019. L'avis d'impôt correspondant ne comportant pas la mention des voies et délais de recours, le délai prévu à l'article R. 196-2 précité du livre des procédures fiscales n'est pas opposable au contribuable, et la réclamation contentieuse présentée le 24 juin 2021 n'est pas tardive. Par suite, la fin de non-recevoir opposée en défense tirée de la tardiveté des conclusions portant sur la cotisation foncière des entreprises de l'année 2019 doit être écartée.

Sur les conclusions à fin de décharge

5. Aux termes de l'article 1447 du code général des impôts : " I. - La cotisation foncière des entreprises est due chaque année par les personnes physiques ou morales, les sociétés non dotées de la personnalité morale ou les fiduciaires pour leur activité exercée en vertu d'un contrat de fiducie qui exercent à titre habituel une activité professionnelle non salariée. () ". Aux termes de l'article 1465 de ce code : " Dans les zones d'aide à finalité régionale et pour les opérations réalisées à compter du 1er janvier 2007 et jusqu'au 31 décembre 2020, les communes et leurs établissements publics de coopération intercommunale dotés d'une fiscalité propre peuvent, par une délibération de portée générale prise dans les conditions prévues au I de l'article 1639 A bis, exonérer de la cotisation foncière des entreprises en totalité ou en partie les entreprises qui procèdent sur leur territoire, soit à des extensions ou créations d'activités industrielles ou de recherche scientifique et technique, ou de services de direction, d'études, d'ingénierie et d'informatique, soit à une reconversion dans le même type d'activités, soit à la reprise d'établissements en difficulté exerçant le même type d'activités. () l'exonération s'applique uniquement en cas d'investissement initial en faveur d'une nouvelle activité économique dans la zone concernée. La délibération instaurant l'exonération ne peut avoir pour effet de reporter de plus de cinq ans l'application du régime d'imposition de droit commun. Lorsqu'il s'agit d'extensions ou de créations d'établissements industriels ou de recherche scientifique et technique répondant à des conditions fixées par décret en tenant compte notamment soit du volume des investissements et du nombre des emplois créés, soit du seul volume des investissements, l'exonération est acquise sans autre formalité. Dans les autres cas, elle est soumise à agrément dans les conditions prévues à l'article 1649 nonies. () Quand l'agrément n'est pas nécessaire, l'exonération porte sur l'augmentation nette des bases d'imposition résultant des immobilisations nouvelles appréciée par rapport à la dernière année précédant l'opération ou par rapport à la moyenne des trois dernières années si celle-ci est supérieure. L'entreprise ne peut bénéficier d'une exonération non soumise à agrément qu'à condition de l'avoir indiqué au service des impôts au plus tard lors du dépôt de la première déclaration dans laquelle doivent figurer les éléments nouveaux concernés. L'entreprise déclare chaque année les éléments entrant dans le champ d'application de l'exonération. Deux périodes d'exonération ne peuvent courir simultanément. () ". Aux termes de l'article 1477 du même code : " I. - Les contribuables doivent déclarer les éléments servant à l'établissement de la cotisation foncière des entreprises l'année précédant celle de l'imposition au plus tard le deuxième jour ouvré suivant le 1er mai () ". Aux termes de l'article 322 N de l'annexe 3 de ce code : "La demande d'exonération de cotisation foncière des entreprises doit être formulée dans les conditions prévues à l'article 1477 du code général des impôts. "

6. Aux termes de l'article 1647 B sexies du code général des impôts : " I. ' Sur demande du redevable effectuée dans le délai légal de réclamation prévu pour la cotisation foncière des entreprises, la contribution économique territoriale de chaque entreprise est plafonnée en fonction de sa valeur ajoutée. () Le taux de plafonnement est fixé à 3 % de la valeur ajoutée. II. ' Le plafonnement prévu au I s'applique sur la cotisation foncière des entreprises et la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises diminuées, le cas échéant, de l'ensemble des réductions et dégrèvements dont ces cotisations peuvent faire l'objet () III. ' Le dégrèvement s'impute sur la cotisation foncière des entreprises. () "

7. Aux termes de l'article L. 203 du livre des procédures fiscales : " Lorsqu'un contribuable demande la décharge ou la réduction d'une imposition quelconque, l'administration peut, à tout moment de la procédure et malgré l'expiration des délais de prescription, effectuer ou demander la compensation dans la limite de l'imposition contestée, entre les dégrèvements reconnus justifiés et les insuffisances ou omissions de toute nature constatées dans l'assiette ou le calcul de l'imposition au cours de l'instruction de la demande. " .

8. Il résulte de ces dispositions que les sommes accordées à un contribuable au titre du plafonnement de la contribution économique territoriale en fonction de la valeur ajoutée s'imputent sur la cotisation foncière des entreprises due par celui-ci. Dès lors, l'administration peut, en application des dispositions de l'article L. 203 du livre des procédures fiscales, effectuer ou demander, pour une année donnée, la compensation entre la réduction de cette cotisation qu'un contribuable demande et le reversement de celles des sommes précitées qui lui ont été indûment restituées.

9. Il résulte de l'instruction et il n'est pas contesté par l'administration en défense que d'une part, l'activité de la SAS Technilum revêt un caractère industriel et commercial, et que d'autre part, la communauté d'agglomération Béziers Méditerranée, par une délibération du 12 juillet 2017 a décidé, notamment, d'exonérer à compter du 1er janvier 2018 de cotisation foncière des entreprises les opérations d'extension d'établissements industriels, à raison de 100% pour les années 2019 et 2020.

En ce qui concerne la cotisation foncière des entreprises de l'année 2019 :

10. Il résulte de l'instruction que le 28 décembre 2018, la société a adressé au service la déclaration de CFE 2019 n°1447 et la déclaration d'exonération temporaire de CFE 2019 n°1465 mentionnant une augmentation des terrains et bâtiments entre les exercices 2016 et 2017 suite à la réalisation d'investissements portant sur l'extension de son bâtiment industriel.

11. L'administration admet à l'instance, sans être contredite, une base nette imposable de 344 322 euros correspondant à la valeur locative totale revalorisée portée au tableau des immobilisations de l'exercice 2017. Ce faisant, le service évalue désormais le montant de la cotisation foncière des entreprises à 124 659 euros au lieu de 143 483 euros avant plafonnement de la contribution économique territoriale, soit une décharge d'un montant de 18 824 euros.

12. Néanmoins, le service fait valoir que le différentiel recalculé du dégrèvement obtenu au titre du plafonnement de la contribution économique territoriale s'élevant désormais à la somme de 58 366 euros au lieu de la somme de 73 995 euros déjà restituée à la société, cette dernière est redevable à l'administration de la somme de 15 629 euros. Par suite, il y a lieu de faire droit à la demande de compensation présentée par l'administration fiscale entre le montant du dégrèvement de la cotisation foncière des entreprises dont elle admet le principe à hauteur de la somme de 18 824 euros et le reversement par la SAS Technilum d'un montant de 15 629 euros correspondant à la part de dégrèvement indûment restituée au titre de la contribution économique territoriale.

13. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin de décharge de la cotisation foncière des entreprises au titre de l'année 2019 doivent être accueillies à concurrence de la somme de 3 195 euros.

En ce qui concerne la cotisation foncière des entreprises de l'année 2020 :

14. Il résulte de l'instruction qu'au titre de l'exercice 2018, la SAS Technilum a inscrit une nouvelle extension de son bâtiment industriel. Si la société n'a pas transmis de déclaration portant sur l'exonération temporaire de la cotisation foncière des entreprises 2020, elle en a toutefois sollicité le bénéfice dans le cadre de sa réclamation contentieuse.

15. L'administration admet à l'instance, sans être contredite, une base nette imposable de 349 851 euros correspondant à la valeur locative totale revalorisée portée au tableau des immobilisations de l'exercice 2018. Ce faisant, le service évalue désormais le montant de la cotisation foncière des entreprises à 126 238 euros au lieu de 144 710 euros avant plafonnement de la contribution économique territoriale, soit une décharge d'un montant de 18 472 euros.

16. Néanmoins, le service fait valoir que le différentiel recalculé du dégrèvement obtenu au titre du plafonnement de la contribution économique territoriale s'élevant désormais à la somme de 64 941 euros au lieu de la somme de 83 413 euros déjà restituée à la société, cette dernière est redevable à l'administration de la somme de 18 472 euros. Par suite, il y a lieu de faire droit à la demande de compensation présentée par l'administration fiscale entre le dégrèvement de la cotisation foncière des entreprises dont elle admet le principe à hauteur de 18 472 euros et le reversement par la SAS Technilum d'un même montant de 18 472 euros correspondant à la part de dégrèvement indûment restituée au titre de la contribution économique territoriale.

17. Le dégrèvement ainsi obtenu après compensation étant nul, les conclusions à fin de décharge de la cotisation foncière des entreprises au titre de l'année 2020 doivent être rejetées.

Sur les conclusions tendant au versement d'intérêts moratoires :

18. Aux termes de l'article L. 208 du livre des procédures fiscales : " Quand l'Etat est condamné à un dégrèvement d'impôt par un tribunal ou quand un dégrèvement est prononcé par l'administration à la suite d 'une réclamation tendant à la réparation d'une erreur commise dans l'assiette ou le calcul des impositions, les sommes déjà perçues sont remboursées au contribuable et donnent lieu au paiement d'intérêts moratoires dont le taux est celui de l'intérêt légal. ". Aux termes de l'article R. 208-1 du même livre : " Les intérêts moratoires prévus à l'article L. 208 () sont payés d'office en même temps que les sommes remboursées au contribuable par le comptable chargé du recouvrement des impôts ".

19. En l'absence de litige né et actuel entre le comptable et la société requérante concernant les intérêts moratoires mentionnés par l'article L. 208 du livre des procédures fiscales, ses conclusions tendant au paiement de tels intérêts ne sont pas recevables.

Sur les frais liés au litige

20. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État le versement à la SAS Technilum une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

DECIDE :

Article 1er : La SAS Technilum est déchargée de la cotisation foncière des entreprises mise à sa charge au titre de l'année 2019 à concurrence de la somme de 3 195 euros.

Article 2 : l'Etat versera à la SAS Technilum une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la SAS Technilum et au directeur départemental des finances publiques de l'Hérault.

Délibéré après l'audience du 18 septembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Rabaté, président,

Mme Pater, première conseillère,

Mme Viallet, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 octobre 2023

La rapporteure,

ML. VialletLe président,

V. Rabaté

Le greffier,

S. Sangaré

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 3 octobre 2023

Le greffier,

S. Sangaré

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions