jeudi 29 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2105630 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | BENKRID |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 25 octobre 2021 et le 15 juin 2022, la SAS ENC2 demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 23 août 2021 de la commune de Bouzigues rejetant sa demande indemnitaire ;
2°) de condamner la commune de Bouzigues à lui verser la somme de 4 000 euros au titre des préjudices subis.
Elle soutient que :
- la résiliation unilatérale du marché pour faute est infondée ;
- la rupture anticipée du marché lui a causé un préjudice.
Par des mémoires, enregistrés les 14 avril, le 11 mai et 13 juillet 2022, la commune de Bouzigues, représentée par Me Benkrid, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de la SAS ENC2 la somme de 3 000 euros en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- de nombreux manquements ont été relevés dans l'exécution des prestations effectuées ;
- les motifs de la résiliation sont fondés ;
- la requête est irrecevable ;
- le montant de 4 000 euros demandé n'est pas fondé.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Souteyrand, président-rapporteur ;
- les conclusions de M. Lauranson, rapporteur public ;
- et les observations de Me Benkrid pour la commune de Bouzigues.
Considérant ce qui suit :
1. Dans le cadre d'une opération de reprise en régie de la crèche " Les Bouziloupiots ", la commune de Bouzigues a confié une mission d'assistance à maîtrise d'ouvrage à la société ENC2 par un contrat conclu le 15 octobre 2019. En raison du silence prolongé de la commune quant à la poursuite de la mission, la société requérante a présenté à celle-ci une réclamation préalable en vue d'être indemnisée de la résiliation de fait de son contrat. Par un courrier en date du 23 août 2021, la commune de Bouzigues a rejeté cette demande. Par sa requête, la société ENC2 demande l'indemnisation des préjudices résultant de cette résiliation.
Sur les conclusions indemnitaires :
2. En se bornant à invoquer, sans assortir ce moyen des précisions nécessaires pour permettre d'en apprécier le bien-fondé, l'illégalité de la décision du 23 aout 2021 prise par la commune de Bouzigues, la société ENC2 n'établit pas le caractère fautif de la résiliation dont elle se prévaut, ni, en tout état de cause, le montant des préjudices allégués.
3. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que les conclusions à fin d'indemnisation de la société ENC2 doivent être rejetées.
Sur les frais du litige :
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la SAS ENC2 la somme demandée par la Commune de Bouzigues au titre des frais exposés par elle en défense, sur le fondement de l'article L 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SAS ENC2 est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à SAS ENC2 et à la commune de Bouzigues.
Délibéré après l'audience du 15 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Souteyrand, président,
M. Huchot, premier conseiller,
Mme Lesimple, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 décembre 2022.
Le président-rapporteur,
E. Souteyrand
L'assesseur le plus ancien,
N. Huchot La greffière,
M-A. Barthélémy
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier le 29 décembre 2022.
La greffière,
M-A. Barthélémy
N°2105630
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026