mardi 20 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2106537 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SCP SYLVAIN DONNEVE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 13 décembre 2021 et 22 novembre 2022, M. A, représenté par la SCP d'avocats Donneve - Gil, demande au tribunal :
1°) d'annuler le titre exécutoire émis à son encontre le 9 novembre 2021 par le Lycée Pablo Picasso de Perpignan ;
2°) d'annuler la mise en demeure de l'agent comptable du lycée Pablo Picasso du 19 octobre 2021 ;
3°) d'annuler la mise en demeure de l'agent comptable du lycée Pablo Picasso du 9 novembre 2021 ;
4°) de mettre à la charge du lycée Pablo Picasso et du collège Jean Moulin, la somme de 2 000 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- les décisions litigieuses sont entachées d'une erreur de droit ;
- elles sont entachées d'une erreur de fait ;
- elles sont entachées d'un détournement de pouvoir.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 novembre 2022, le proviseur du lycée Pablo Picasso conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens présentés par le requérant ne sont pas fondés.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale selon décision du 7 février 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- la loi du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Gayrard, président-rapporteur,
- et les conclusions de Mme Delon, rapporteure publique,
Considérant ce qui suit :
1. M. A, a été recruté sur un poste d'assistant d'éducation par le Collège Jean moulin de Perpignan à compter du 1er septembre 2021. Il a été mis fin à son contrat le 9 septembre 2021. Il a été destinataire d'un courrier du 27 septembre 2021 l'informant qu'à défaut de transmission d'une copie de son contrat de travail signé, la quotité de travail réalisée entre le 1er et le 9 septembre serait considérée comme un trop perçu. Il a par la suite été destinataire de mises en demeure les 19 octobre et 9 novembre 2021 ainsi que d'un titre exécutoire le 9 novembre 2021 aux fins de restituer la somme de 189,18 euros. Par la présente requête, M. A demande l'annulation du titre exécutoire du 9 novembre 2021 émis par le lycée Pablo Picasso, ainsi que les mises en demeure des 19 octobre et 9 novembre 2021.
Sur le bien-fondé :
2. Aux termes de l'article L. 916-1 du code de l'éducation : " Des assistants d'éducation peuvent être recrutés par les établissements d'enseignement (.) pour exercer des fonctions d'assistance à l'équipe éducative en lien avec le projet d'établissement, notamment pour l'encadrement et la surveillance des élèves (). Les assistants d'éducation peuvent exercer leurs fonctions dans l'établissement qui les a recrutés ().
3. Il résulte de l'instruction que, pendant la période litigieuse du 1er septembre 2021, date à laquelle il a signé son procès-verbal d'installation, jusqu'au 9 septembre 2021, M. A a exercé en tant qu'assistant d'éducation au sein du collège Jean Moulin. Par suite, il ne pouvait être regardé comme étant, pendant cette période, dans une situation d'absence de service fait, nonobstant l'absence de signature de son contrat. Dans ces conditions, M. A est fondé à soutenir que dès lors qu'il justifie d'un service fait sur cette période, le lycée Pablo Picasso ne pouvait répéter les sommes versées.
4. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que le titre de perception émis à l'encontre de M. A le 9 novembre 2021 doit être annulé, ainsi que, par voie de conséquence les mises en demeure de payer subséquentes, et M. A doit être déchargé du paiement de la somme de 189,18 euros.
Sur les frais liés au litige :
5. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du lycée Pablo Picasso le versement à Me Gil d'une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 30 juillet 1991.
D E C I D E:
Article 1er : Le titre exécutoire émis le 9 novembre 2021 par le lycée Pablo Picasso mettant à la charge de M. A la somme de 189,18 euros, la mise en demeure de payer datée du 19 octobre 2021, ainsi que la mise en demeure de payer datée du 9 novembre 2021, sont annulés.
Article 2 : M. A est déchargé du paiement de la somme de 189,18 euros.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au recteur de l'académie de Montpellier, au proviseur du lycée Pablo Picasso et à Me Gil.
Délibéré après l'audience du 6 février 2024, à laquelle siégeaient :
M. Gayrard, président,
Mme Pastor, première conseillère,
M. Huchot, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 février 2024.
Le président-rapporteur,
JP. Gayrard L'assesseure la plus ancienne,
I. Pastor La greffière,
B. Flaesch
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et la jeunesse, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 20 février 2024.
La greffière,
B. Flaeschil
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026