mardi 12 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2106858 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP DILLENSCHNEIDER AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 28 décembre 2021 et le 22 septembre 2022, M. B A, représenté par la société d'exercice libéral à responsabilité limitée (SELARL) Lysis, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le président de l'association syndicale autorisée (ASA) de l'ancien étang de Marseillette a rejeté sa réclamation préalable d'indemnisation ;
2°) de condamner l'ASA de l'ancien étang de Marseillette à lui verser la somme de 47 898,79 euros en réparation de son préjudice ;
3°) d'enjoindre à l'association syndicale de produire une attestation Pôle emploi modifiée à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de la condamner aux entiers dépens ;
5°) de mettre à la charge de l'ASA de l'ancien étang de Marseillette une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
Sur la faute :
- après son licenciement, l'établissement public administratif n'a pas procédé au règlement de l'intégralité de l'indemnité compensatrice de congés payés à laquelle il a droit au regard de son licenciement ;
- l'établissement a procédé illégalement à une répétition d'un indu lié à son placement en congé de maladie ordinaire ;
- c'est à tort que l'indemnité de préavis ne lui a pas été versée après son licenciement ;
- c'est à tort que l'indemnité spéciale de licenciement ne lui a pas été versée ;
- l'établissement a également commis une faute en méconnaissant les règles de santé et de sécurité au travail ;
Sur le préjudice :
- il a droit au versement du solde des congés pour accident de service à hauteur de la somme de 4 567, 68 pour la période du mois de septembre 2018 au mois de février 2020 ;
- le caractère non fondé de la répétition de l'indu implique la restitution des sommes de 707,08 euros et de 70,71 euros ;
- il a droit au versement de la somme de 3 744,06 euros au titre de l'indemnité de préavis ;
- il a droit au versement de la somme de 8 879,97 euros au titre de l'indemnité spéciale de licenciement ;
- au regard de la méconnaissance des conditions de santé et de sécurité au travail, il a également subi un préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence à hauteur de la somme de 30 000 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 juillet 2022, l'ASA de l'ancien étang de Marseillette, représentée par la société civile professionnelle (SCP) Dillenschneider, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge du requérant la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- l'ordonnance n°2004-632 du 1er juillet 2004 ;
- le décret n°2006-504 du 3 mai 2006 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Teuly-Desportes ;
- les conclusions de Mme Delon, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Dillenschneider, représentant l'ASA de l'ancien étang de Marseillette.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a été recruté, sous contrat à durée indéterminée, à compter du 1er février 2007, par l'ASA de l'ancien étang de Marseillette, pour exercer les fonctions de conducteur d'engin et d'agent chargé de travaux d'entretien. Le 5 juin 2018, M. A a été victime d'un accident de travail. Le 13 janvier 2020, le médecin du travail l'a déclaré inapte en déclarant que l'état de santé de l'intéressé faisait obstacle à tout reclassement dans un emploi. Par une décision du 22 février 2020, il a été licencié pour inaptitude physique et impossibilité de reclassement. Après avoir présenté, le 5 octobre 2021, une réclamation préalable indemnitaire, implicitement rejetée, puis saisi à tort le conseil des prud'hommes de Carcassonne, M. A, estimant, d'une part, qu'un manquement à l'obligation de sécurité a été commis par son employeur et, d'autre part, ne pas avoir perçu l'intégralité des sommes dues au regard de son placement en congé pour accident de service et de son licenciement, doit être regardé comme demandant la condamnation de l'établissement public administratif à lui verser la somme totale de 47 898,79 euros en réparation de son préjudice.
Sur les conclusions à fin d'indemnisation :
En ce qui concerne le manquement allégué à l'obligation pour l'établissement public de veiller à la sécurité et à la santé de ses agents :
2. Il appartient aux autorités administratives, qui ont l'obligation de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et morale de leurs agents, d'assurer, sauf à commettre une faute de service, la bonne exécution des dispositions législatives et réglementaires qui ont cet objet. S'agissant des agents des associations syndicales autorisées, un principe général du droit, dont s'inspirent tant les dispositions du code du travail que les règles statutaires applicables aux seuls fonctionnaires, et visant à assurer leur protection physique et morale, leur est applicable.
3. Le requérant soutient que l'ASA de l'ancien étang de Marseillette, en lui faisant exercer deux métiers, en méconnaissance des stipulations de son contrat comme du règlement intérieur, aurait manqué à son obligation de sécurité. Pour autant, aux termes du contrat de travail de M. A, signé par lui le 18 janvier 2017, il lui est confié la mission de conducteur d'engin et celle d'agent de travaux d'entretien avec la mention " Cependant, du fait de l'activité, il pourra être amené à réaliser diverses tâches liées directement aux cultures et à l'entretien courant de l'exploitation agricole " et il est rémunéré, sur la base de l'emploi le plus élevé, à savoir celui de conducteur d'engin, emploi de niveau 4 avec un échelon 2. Le requérant ne peut sérieusement soutenir que les missions de travail d'entretien auraient été rajoutées unilatéralement par son employeur. Au demeurant, les activités d'entretien du matériel mis à disposition et notamment les travaux de mécanique et de nettoyage des engins et outils figurent également dans la fiche de poste " conducteur ". En outre, la déclaration d'accident de travail, rédigée le 6 juin 2018, par ses soins, indique qu'il était occupé, la veille, à réparer un outil lorsqu'il a effectué un faux mouvement en manipulant une tôle et a subi des lésions musculaires ou tendineuses aux membres inférieurs. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'accident du travail serait intervenu lors d'une tâche qui ne lui aurait pas été confiée en vertu des stipulations contractuelles et ne l'est pas davantage, à défaut des précisions tenant aux prescriptions qui auraient été méconnues, à invoquer un quelconque manquement à l'obligation de sécurité et santé au travail.
4. Il résulte de ce qui précède qu'en l'absence de faute, M. A n'est pas fondé à solliciter l'indemnisation du préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence invoqués.
En ce qui concerne l'erreur de liquidation alléguée liée au trop-perçu de rémunération au titre de la période du 22 au 30 juin 2018 et la retenue sur traitement du mois de février 2020 :
5. Il est constant que M. A n'a pu reprendre son activité professionnelle le 22 juin 2018. Dans ces conditions, l'ASA de l'ancien étang de Marseillette pouvait procéder à une retenue de salaire liée à l'absence de service fait pour cette période de 9 jours et à hauteur d'un montant de 707,08 euros. Pour autant, ainsi que cela résulte de l'instruction, et notamment de la fiche de paie du requérant pour le mois de juillet 2018, l'établissement public administratif avait déjà procédé à la retenue de cette somme. Il suit de là que la retenue de traitement ayant été faite à deux reprises, M. A est fondé à solliciter le remboursement de la somme de 707,08 euros sans qu'il puisse réclamer, au regard de l'absence de service fait, une indemnité de 70,71 euros au titre des congés annuels sur cette période.
En ce qui concerne les insuffisances alléguées des indemnisations perçues dans le cadre de son licenciement :
S'agissant de l'insuffisance de l'indemnité compensatrice de congés annuels :
6. Aux termes de l'article 30 du décret du 3 mai 2006 portant application de l'ordonnance du 1er juillet 2004 relative aux associations syndicales de propriétaires : " Les agents contractuels de droit public des associations syndicales dont l'objet n'entre pas dans les prévisions de l'article L. 722-20 du code rural sont soumis à la réglementation du régime général de sécurité sociale ainsi qu'à celle relative aux accidents du travail et aux maladies professionnelles. Ils sont affiliés aux caisses primaires d'assurance maladie et perçoivent leurs prestations familiales des caisses d'allocations familiales. ". Selon l'article L. 3141-28 du code du travail : " Lorsque le contrat de travail est rompu avant que le salarié ait pu bénéficier de la totalité du congé auquel il avait droit, il reçoit, pour la fraction de congé dont il n'a pas bénéficié, une indemnité compensatrice de congé déterminée d'après les articles L. 3141-24 à L. 3141-27. L'indemnité est due que cette rupture résulte du fait du salarié ou du fait de l'employeur. () ". Enfin, l'article L. 3141-24 du même code : " I.-Le congé annuel prévu à l'article L. 3141-3 ouvre droit à une indemnité égale au dixième de la rémunération brute totale perçue par le salarié au cours de la période de référence. "
7. Il est constant qu'à la date de son licenciement, le 20 février 2020, le solde de congés payés de M. A était de 68,5 jours. En effet, contrairement aux allégations du requérant, il résulte de l'instruction que l'employeur a bien estimé qu'il avait acquis des jours de congés payés y compris sur la période de congé pour accident de travail et qu'il lui a versé, ainsi que les fiches de salaires l'établissent, outre les 22 jours congés payés perçus, la somme de 688,41 euros correspondant au salaire de février 2020 incluant 7 jours de congés payés, soit un montant total de 29 jours. Dans ces conditions, en versant également à M. A une indemnité compensatrice de congés payés d'un montant de 2 957,31 euros correspondant à 39,5 jours du solde de congés payés, ainsi que cela résulte de la fiche de paie du mois de février 2020, l'établissement public administratif, qui a versé à l'intéressé la somme totale de, n'a pas commis d'erreur dans l'application de ces dispositions. Dans ces conditions, M. A, qui se borne à soutenir qu'il a acquis 61 jours de congés sur la période de son congé maladie pour accident de travail et a droit à une indemnité compensatrice de congés payés d'un montant de 4 567,68 euros, sans se référer au solde antérieur ni au règlement de jours de congés payés auquel son employeur a procédé, ni encore produire des éléments à l'appui de ses allégations, n'établit pas les insuffisances alléguées de l'indemnité compensatrice ainsi versée et ne saurait par là même solliciter une indemnisation à ce titre.
S'agissant de l'indemnité de préavis :
8. Aux termes de l'article 37 du décret du 3 mai 2006 portant application de l'ordonnance du 1er juillet 2004 relative aux associations syndicales de propriétaires : () II. - L'agent engagé pour une durée déterminée ne peut être licencié par le président de l'association avant le terme de son engagement qu'après un préavis qui lui est notifié dans les délais prévus au I. Toutefois, aucun préavis n'est nécessaire en cas de licenciement prononcé soit en matière disciplinaire, soit pour inaptitude physique, soit à la suite d'un congé sans traitement d'une durée égale ou supérieure à un mois, soit au cours ou à l'expiration d'une période d'essai. (). "
9. Il résulte de ces dispositions que le licenciement pour inaptitude physique ne donne pas lieu à une indemnité de préavis. Or, ainsi qu'il a été dit au point 1, l'inaptitude physique constitue le motif de licenciement de M. A. Dans ces conditions, ce dernier n'est pas en droit de solliciter une telle indemnisation.
S'agissant de l'indemnité de licenciement :
10. D'une part, il résulte d'un principe général du droit, dont s'inspirent tant les dispositions du code du travail relatives à la situation des salariés qui, pour des raisons médicales, ne peuvent plus occuper leur emploi, que les règles statutaires applicables dans ce cas aux fonctionnaires, que, lorsqu'il a été médicalement constaté qu'un salarié se trouve, de manière définitive, atteint d'une inaptitude physique à occuper son emploi, il incombe à l'employeur public, avant de pouvoir prononcer son licenciement, de chercher à reclasser l'intéressé dans un autre emploi. La mise en œuvre de ce principe implique que, sauf si l'agent manifeste expressément sa volonté non équivoque de ne pas reprendre une activité professionnelle, l'employeur propose à ce dernier un emploi compatible avec son état de santé et aussi équivalent que possible avec l'emploi précédemment occupé ou, à défaut d'un tel emploi, tout autre emploi, y compris relevant d'une catégorie inférieure, si l'intéressé l'accepte. Ce n'est que lorsque ce reclassement est impossible, soit qu'il n'existe aucun emploi vacant pouvant être proposé à l'intéressé, soit que l'intéressé ait été déclaré inapte à l'exercice de toutes fonctions, soit que l'intéressé refuse la proposition d'emploi qui lui est faite, qu'il appartient à l'employeur de prononcer, dans les conditions applicables à l'intéressé, son licenciement.
11. L'inaptitude physique de M. A comme l'impossibilité de le reclasser résultent de l'instruction et ne sont, au demeurant, nullement contestées.
12. D'autre part, aux termes de l'article 39 du décret du 3 mai 2006 portant application de l'ordonnance du 1er juillet 2004 relative aux associations syndicales de propriétaires : " I. - En cas de licenciement n'intervenant pas à titre de sanction disciplinaire ou au cours ou à l'expiration d'une période d'essai, une indemnité de licenciement est versée aux agents contractuels de droit public recrutés pour une durée indéterminée ou aux agents engagés à terme fixe et licenciés avant ce terme. (). II. - La rémunération servant de base au calcul de l'indemnité de licenciement est la dernière rémunération nette des cotisations de la sécurité sociale et, le cas échéant, des cotisations d'un régime de prévoyance complémentaire, effectivement perçue au cours du mois civil précédant le licenciement. Elle ne comprend pas les prestations familiales ou toutes indemnités accessoires. (). L'indemnité de licenciement est égale à la moitié de la rémunération de base définie au II pour chacune des douze premières années de services, au tiers de la même rémunération pour chacune des années suivantes, sans pouvoir excéder douze fois la rémunération de base. (). IV. - L'indemnité de licenciement est versée par l'association en une seule fois. ".
13. Au regard de l'existence de ces dispositions spécifiques en matière de licenciement des agents contractuels des associations syndicales autorisées et du silence des statuts de l'établissement public administratif sur ce point, M. A ne peut utilement invoquer les dispositions du code du travail relatives au licenciement des assistantes maternelles. En outre, si la convention collective de la zone viticole de l'Aude est visée dans le contrat de M. A, elle ne lui est nullement applicable dès lors que son statut relève du seul décret du 3 mai 2006 portant application de l'ordonnance du 1er juillet 2004 relative aux associations syndicales de propriétaires.
14. Alors qu'il a perçu la somme de 8 879,97 euros, ainsi que cela résulte de l'instruction, M. A ne saurait sérieusement soutenir que son employeur n'a pas versé d'indemnité spéciale de licenciement. Il suit de là que le requérant n'établit pas que cette indemnité serait insuffisante.
15. Il résulte de ce qui précède que le requérant est seulement fondé à demander à l'indemnisation supplémentaire de 707,08 au regard d'une retenue sur salaire effectuée à tort, à deux reprises, par l'ASA de l'ancien étang de Marseillette.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
16. Le présent jugement implique seulement le versement de la somme de 707, 08 euros à M. A. Par suite, les conclusions que ce dernier présente tendant à ce qu'il soit enjoint à l'association syndicale de produire une attestation de Pôle emploi modifiée sous astreinte de 100 euros doivent, en tout état de cause, être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme sollicitée par l'ASA de l'ancien étang de Marseillette au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens soit mise à la charge de M. A, qui n'est pas, dans cette instance, la partie perdante. En revanche, il y a lieu de mettre à la charge de l'établissement public administratif une somme de 1 500 euros sollicitée par M. A sur le même fondement.
D E C I D E :
Article 1er : L'ASA de l'ancien étang de Marseillette versera à M. A la somme de 707,08 euros.
Article 2 : L'ASA de l'ancien étang de Marseillette versera la somme de 1 500 euros à M. A en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 4 : Les conclusions présentées par l'ASA de l'ancien étang de Marseillette en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à l'association syndicale autorisée de l'ancien étang de Marseillette.
Délibéré à l'issue de l'audience du 28 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Encontre, présidente,
Mme Teuly-Desportes, première conseillère.
M. Rousseau, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 décembre 2023.
La rapporteure,
D. Teuly-Desportes
La greffière,
C. Arce
La présidente,
S. Encontre
La République mande et ordonne au préfet de l'Aude, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
Montpellier, le 12 décembre 2023.
La greffière,
C. Arce
N°2106858
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026