LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2200163

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2200163

vendredi 11 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2200163
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation3ème chambre
Avocat requérantSCP JURIS EXCELL

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande d'indemnisation de Mme A, qui réclamait 32 000 euros au Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM) pour le refus de transmission de son relevé de notes de master 1, l'ayant empêchée de s'inscrire en master 2 pendant deux ans. La juridiction a estimé que le lien de causalité entre la faute alléguée et les préjudices invoqués (perte de chance, préjudice moral et matériel) n'était pas établi, faute de preuve que l'absence de ce relevé ait motivé les refus d'inscription. Les requêtes ont été jugées infondées, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur leur recevabilité, et les frais de justice ont été laissés à la charge de chaque partie.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I] Par requête, enregistrée le 13 janvier 2022 sous le n° 2200163, Mme B A, représentée par la SCP Juris Excell, doit être regardée comme demandant au tribunal :

1°) de condamner le conservatoire national des arts et métiers (CNAM) à lui verser une somme de 32 000 euros réparant ses préjudices avec intérêts à taux légal à compter de sa demande préalable ;

2°) de mettre à la charge du CNAM une somme de 2 000 euros à verser à ses avocats au titre des article L.761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- Le CNAM a commis une faute car il ne lui a jamais transmis son relevé de notes, et sa candidature en master 2 ressources humaines a été rejetée pour cela en 2019 et 2020 ;

- Elle demandé ce relevé en 2020 et mars 2021, et n'a pu s'inscrire au master 2 à l'école ENACO qu'en 2022, perdant deux ans ;

- Sans la lenteur du CNAM elle aurait pu être diplômée deux ans plus tôt et trouver un emploi pérenne, mais elle est demeurée dans la précarité, percevant l'allocation de solidarité spécifique et déposant un dossier à la commission de surendettement ;

- Son préjudice, causé de façon directe et certaine par la faute de l'administration, résultant de la perte de chance de poursuivre ses études deux ans, doit être indemnisé, elle a subi un préjudice matériel de perte de salaire, et moral et de troubles dans les conditions d'existence.

Par mémoire, enregistré le 24 mars 2022, le CNAM fait valoir que le CNAM Occitanie est compétent pour défendre.

La requérante a été admise à l'aide juridictionnelle totale le 5 avril 202Par mémoire, enregistré le 24 octobre 2022, le CNAM Occitanie, représenté par Me Lucas, conclut au rejet du recours et à la mise à la charge de la requérante d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le recours est prématuré, la décision de rejet de la demande préalable étant du 21 janvier 2022 ;

- il est infondé, pour absence de faute de sa part, faute de la victime, absence de lien de causalité et de préjudice justifié.

Par ordonnance du 3 octobre 2023 la clôture d'instruction a été fixée au 3 novembre 2023.

Par courrier, enregistré le 1er février 2024, la requérante maintient sa requête.

II] Par requête, enregistrée le 18 mars 2022 sous le n° 2201399, Mme B A, représentée par la SCP Juris Excell, présente les mêmes conclusions et moyens que dans la requête précédente.

Par mémoire, enregistré le 11 avril 2022, le CNAM fait valoir que le CNAM Occitanie est compétent pour défendre.

Par mémoire, enregistré le 29 septembre 2022, le CNAM Occitanie, représenté par Me Lucas, conclut au rejet du recours et à la mise à la charge de la requérante d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que le recours est infondé, pour absence de faute de sa part, faute de la victime, absence de lien de causalité et de préjudice justifié.

Par ordonnance du 3 octobre 2023 la cloture d'instruction a été fixée au 3 novembre 2023.

Par courrier, enregistré le 1er février 2024, la requérante maintient sa requête

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le code de l'éducation ;

- la loi n° 91 647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Rabaté, rapporteur,

- les conclusions de Mme Delon, rapporteure publique,

- les observations de Me Lucas, pour le CNAM Occitanie.

Considérant ce qui suit :

1. Par ces deux requêtes, qui présentent les mêmes conclusions et moyens et appellent la jonction, Mme A doit être regardée comme demandant de condamner le conservatoire national des arts et métiers (CNAM) à lui verser une somme de 32 000 euros réparant ses préjudices.

Sur les conclusions indemnitaires :

2. Mme A n'a pu être admise au master 2 ressources humaines à l'école ENACO de Montpellier qu'au titre de l'année 2022, alors que son inscription à ce diplôme lui avait été refusée les deux années précédentes. Elle prétend que ce retard d'études de deux ans, et les préjudices y afférents, sont imputables à l'absence fautive de transmission par le CNAM et son centre Occitanie du relevé de notes du master 1 ressources humaines qu'elle avait obtenu à ce centre en décembre 2014.

3. Il ne résulte toutefois d'aucune pièce versée au dossier que le refus d'inscription de l'intéressée au master 2 au titre des années 2020 et 2021 soit due à l'absence de ce relevé à son dossier. Par suite, en l'absence de lien de causalité établi entre la faute alléguée du CNAM et les préjudices, les conclusions indemnitaires des recours, sans qu'il soit besoin de statuer sur leur recevabilité, doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

4. Les dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du CNAM qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme de 2 000 euros demandée par la requérante. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la requérante une somme à ce titre.

D E C I D E:

Article 1er : Les requêtes de Mme A sont rejetées.

Article 2 : Les conclusions du conservatoire national des arts et métiers Occitanie relatives à l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au conservatoire national des arts et métiers Occitanie.

Copie en sera transmise au centre national des arts et métiers et à la SCP Juris Excell.

Délibéré à l'issue de l'audience du 27 septembre 2024 à laquelle siégeaient :

M. Rabaté, président,

Mme Pastor, première conseillère,

Mme C, conseilllère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 octobre 2024.

Le rapporteur,

V. Rabaté

L'assesseur le plus ancien,

I. Pastor

La greffière,

B. Flaesch

La République mande et ordonne au ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 11 octobre 2024

La greffière,

B. Flaesch

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions