jeudi 29 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2200540 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Président BESLE |
| Avocat requérant | VICTOR AVOCAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 31 janvier 2022 et 18 février 2022, M. C B doit être regardé comme demandant au tribunal de lui accorder des délais de paiement pour le remboursement de la contrainte émise à son encontre le 17 décembre 2021 par la directrice de la caisse d'allocations familiales de l'Aude en vue de recouvrer une somme de 302,45 euros correspondant à des indus d'aide exceptionnelle de fin d'année de 152,45 euros au titre de 2020 et d'aide COVID-19 de 150 euros pour la période du 1er novembre 2020 au 30 novembre 2020.
Il soutient que :
- il est actuellement sans ressource ; cette dette ne fera qu'augmenter ses difficultés financières, sociales et d'insertion ;
- il s'engage à rembourser ses dettes à sa sortie de prison.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 juin 2023, la caisse d'allocations familiales de l'Aude, représentée par Me Font, conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
-à titre principal, la requête est irrecevable dès lors qu'elle est tardive ;
- à titre subsidiaire, aucun des moyens n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la sécurité sociale ;
- le décret n° 2020-1453 du 27 novembre 2020 ;
- le décret n° 2020-1746 du 29 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. A a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B était allocataire de la caisse d'allocations familiales de l'Aude. A la suite d'un contrôle de sa situation retenant qu'il était incarcéré à la maison d'arrêt de Carcassonne au cours de la période litigieuse, l'intéressé s'est vu notifier un indu d'un montant total de 2 290,49 euros. Par la présente requête, M. B demande au tribunal de lui accorder des délais de paiement pour le remboursement de la contrainte émise à son encontre le 17 décembre 2021 par la directrice de la caisse d'allocations familiales de l'Aude en vue de recouvrer une somme de 302,45 euros correspondant à des indus d'aide exceptionnelle de fin d'année d'un montant de 152,45 euros au titre de 2020 et d'aide COVID-19 d'un montant de 150 euros pour la période du 1er novembre 2020 au 30 novembre 2020.
2. En l'espèce, M. B, qui ne conteste pas le bien-fondé de l'indu, sollicite, en raison de sa situation financière, la mise en place d'un échelonnement de paiement de sa dette. Toutefois, il n'appartient pas au juge administratif de faire acte d'administrateur et d'accorder lui-même des délais de paiement. Par suite, les conclusions tentant à obtenir l'échelonnement du paiement de la dette, lequel doit être présenté auprès de l'administration, ne peuvent être accueillies.
3. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que la requête de M. B doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête présentée par M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, au ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées et à la caisse d'allocations familiales de l'Aude.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 juin 2023.
Le président,
D. ALa greffière,
F. Roman
La République mande et ordonne au ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 29 juin 2023.
La greffière,
F. Roman
No 2200540
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026