LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2201043

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2201043

lundi 18 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2201043
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantSEP D'AVOCATS ARMANDET - LE TARGAT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 1er mars 2022, M. C A, représenté par Me Dupuy-Bocage, demande au tribunal :

1°) de condamner le centre hospitalier universitaire de Montpellier à lui verser la somme de 23 330 euros, à titre d'indemnisation des préjudices résultant des fautes commises à l'occasion de l'intervention chirurgicale du 31 mars 2016 ;

2°) de mettre à la charge du centre hospitalier universitaire de Montpellier une somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les dépens.

Il soutient que :

- le centre hospitalier universitaire de Montpellier a commis des fautes en phase pré- opératoire et post-opératoire qui ont été la cause d'une infection ;

- la perte de chance de ne pas subir l'infection subie est de 99% ;

- Ses préjudices s'élèvent à :

Déficit fonctionnel temporaire 830 euros Perte de chance sérieuse de guérison 5 000 eurosPréjudice moral 4 000 eurosPréjudice d'anxiété 3 500 eurosSouffrances endurées10 000 euros Par un mémoire en défense, enregistré le 29 avril 2022, le centre hospitalier universitaire de Montpellier, représenté par Me Armandet :

- s'en remet à l'appréciation souveraine du tribunal s'agissant du principe de sa responsabilité ;

- conclut à ce que les indemnités ne soient pas supérieures à :

Déficit fonctionnel temporaire 449,60 euros Souffrances endurées 3 500 euros

- à ce que les débours de la caisse primaire d'assurance maladie imputables soient limitées aux seuls frais d'hospitalisation du 8 au 17 janvier 2018, et à l'absence de dépenses de santé futures en l'absence de séquelles ;

- à ce que les frais irrépétibles susceptibles d'être mis à sa charge soient réduits.

Par un mémoire, enregistré le 4 mars 2022, la caisse primaire d'assurance maladie de l'Hérault demande la condamnation du centre hospitalier universitaire de Montpellier à lui rembourser au titre des prestations versées, la somme de 13 950,05 euros sous réserve de paiements non encore réalisés à ce jour, avec intérêts et la somme de 1 114 euros au titre de l'indemnité forfaitaire prévue par l'ordonnance 96-51 du 24 janvier 1996.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code de la sécurité sociale ;

- l'arrêté du 15 décembre 2022 relatif aux montants de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale pour l'année 2023 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Pater, rapporteure ;

- les conclusions de Mme Villemejeanne, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, alors âgé de 16 ans, porteur d'une scoliose très évoluée, a subi une intervention chirurgicale le 31 mars 2016 consistant en une arthrodèse de la colonne dorsolombaire. Les suites sont marquées de manière précoce par un écoulement de la cicatrice avec une fièvre justifiant un passage aux urgences le 16 avril 2018 sans hospitalisation avec mise en place d'une antibiothérapie " Augmentin " pour infection au staphylocoque doré. En janvier 2018 est apparue une douleur violente au niveau thoroco-lombaire. Une échographie a mis en évidence un abcès au contact du matériel d'ostéosynthèse posé en mars 2016 qui a justifié une opération pour évacuation et une antibiothérapie prolongée sur Pic Line jusqu'au 15 juin 2018. Au décours, il a réalisé plusieurs pet scan montrant encore deux foyers de fixation. En 2019, un pet scan met en évidence la disparition d'un foyer et la diminution du second foyer. M. A a saisi le juge des référés du tribunal administratif de Montpellier qui a ordonné une expertise. Le Dr B, chirurgien orthopédiste a rendu son rapport le 24 janvier 2020. Par la présente requête, M. A met en cause la responsabilité fautive du centre hospitalier universitaire de Montpellier et demande au tribunal de le condamner à lui verser la somme totale de 23 330 euros en réparation des préjudices en résultant.

Sur les conclusions indemnitaires :

En ce qui concerne la responsabilité du centre hospitalier universitaire :

2. Aux termes de l'article L. 1142-1 I du code de la santé publique : " Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. () ".

3. Il résulte de l'instruction, en particulier du rapport d'expertise du Dr B, non contesté par les parties, d'une part, que l'antibioprophylaxie réalisée avant l'incision chirurgicale a été réalisé trop tôt, soit 1h 10 avant l'incision alors que les " recommandations de pratiques cliniques pour les infections ostéo-articulaires sur matériel " prévoient entre 0 et 30 mn avant l'opération. D'autre part, l'infection sur désunion de la cicatrice découverte le 16 avril 2016 avec écoulement, dont le prélèvement bactériologique a mis en évidence un staphylocoque doré, n'a pas été pris en charge dans les règles de l'art en l'absence d'imagerie échographique pour visualiser un éventuel abcès profond et en raison de la prescription d'une antibiothérapie mal adaptée et sur un temps insuffisant. Ces manquements constituent des fautes de nature à engager la responsabilité du centre hospitalier universitaire.

En ce qui concerne la réparation :

4. Dans le cas où la faute commise lors de la prise en charge ou le traitement d'un patient dans un établissement public hospitalier a compromis ses chances d'obtenir une amélioration de son état de santé ou d'échapper à son aggravation, le préjudice résultant directement de la faute commise par l'établissement et qui doit être intégralement réparé n'est pas le dommage corporel constaté, mais la perte de chance d'éviter que ce dommage soit advenu. La réparation qui incombe à l'hôpital doit alors être évaluée à une fraction du dommage corporel déterminée en fonction de l'ampleur de la chance perdue.

5. Il résulte de l'instruction, en particulier du rapport d'expertise, et n'est pas contesté par les parties, que le taux d'infection sur matériel d'ostéosynthèse est en France statistiquement de 1%. Par suite, il sera fait une juste appréciation, du taux de perte de chance de M. A d'éviter l'infection à hauteur de 99%. Dans ces conditions, il y a lieu de mettre à la charge du centre hospitalier de Montpellier la réparation de cette fraction au titre des préjudices résultant des conséquences des fautes commises par lui.

En ce qui concerne l'évaluation des préjudices :

6. Il est constant que la consolidation a pour date le 8 juillet 2018.

S'agissant des préjudices patrimoniaux temporaires :

Quant aux dépenses de santé actuelles :

7. La caisse primaire d'assurance maladie de l'Hérault établit, sur la base d'un état détaillé et d'un rapport du médecin conseil, avoir pris en charge, en lien avec les fautes commises, des frais hospitaliers du 8 au 17 janvier 2018 et des frais médicaux, pharmaceutiques et de transport, pour la période du 16 avril 2016 au 8 juillet 2018 pour un montant total de 11 375,93 euros. Par suite, le montant des débours de santé actuels que le centre hospitalier universitaire de Montpellier doit verser à la caisse de sécurité d'assurance maladie de l'Hérault s'élève à la somme de 11 375,93 euros, soit compte tenue de la perte de chance, 10 238,33 euros.

S'agissant des préjudices patrimoniaux permanents :

8. Il résulte de l'instruction, en particulier du rapport d'expertise, qu'à la suite de la consolidation fixée au 8 juillet 2018, il n'y a plus eu de soins actifs en rapport avec l'infection mais persistent des zones douteuses et un risque d'aggravation sous forme d'une reprise d'infection, bien qu'il soit impossible d'en fixer le degré et la date d'apparition. Le requérant produit des documents médicaux prescrivant une surveillance par pet scan. Dans ces conditions, il sera fait droit à la demande de la caisse primaire d'assurance maladie au titre des frais futurs à hauteur de la somme de 2 548,37 euros, compte tenu du taux de perte de chance, pour 4 tomoscintigraphie durant une période de deux ans.

S'agissant des préjudices extrapatrimoniaux temporaires :

Quant au déficit fonctionnel temporaire :

9. Il résulte de l'instruction que M. A a subi un déficit fonctionnel temporaire non contesté, de classe I (10 %) durant la période du 14 avril 2016 au 26 mai 2016, soit pendant 40 jours, total du 8 au 17 janvier 2018, soit pendant 9 jours, de classe II (25 %) du 18 janvier au 7 février 2018, soit pendant 20 jours et de classe 1 du 8 février au 9 juillet 2018, soit pendant 152 jours. Par suite, sur la base de 20 euros par jour, il y a donc lieu de retenir la somme de (384 + 180 + 100 = 664 euros) 657,36 euros après application du taux de perte de chance.

S'agissant des préjudices extrapatrimoniaux permanents :

10. Il sera fait une juste appréciation des souffrances endurées par M. A évaluées par l'expert à 3 sur une échelle de 7, à hauteur de 5 000 euros, compte tenue de la perte de chance, de l'âge, des angoisses vécues, des deux hospitalisations et nombreux examens et traitements subis.

S'agissant du préjudice lié à une pathologie évolutive :

11. En arguant d'une possible aggravation de son état, le requérant doit être regardé comme se prévalant d'un préjudice lié à une pathologie évolutive. S'il résulte de l'instruction qu'un pet scan réalisé en novembre 2018, soit postérieurement à la date de consolidation fixée par l'expert au 8 juillet 2018 a révélé deux foyers d'infection profonds douteux, le pet scan d'avril 2019 a mis en évidence la disparition d'un foyer et la diminution de l'autre foyer. En outre, l'expert a relevé l'absence de déficit fonctionnel permanent et souligne qu'il est impossible de fixer le degré de probabilité ni la date d'apparition d'une reprise de l'infection et le service d'infectiologie du centre hospitalier universitaire de Montpellier a recommandé à M. A de contrôler par un pet scan en avril 2020. Par suite, en l'absence de certitude quant à un risque d'aggravation, la demande de M. A faite au titre du préjudice lié à une pathologie évolutive doit être rejetée.

En ce qui concerne les droits des parties :

12. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède, que le centre hospitalier universitaire de Montpellier doit être condamné à verser à la caisse primaire d'assurance maladie de l'Hérault une somme de 12 786,70 euros. En vertu de l'article 1231-6 du code civil, la caisse a droit aux intérêts au taux légal sur ladite somme à compter du 4 mars 2022, date d'enregistrement au tribunal du mémoire tendant au remboursement de ses débours.

13. La centre hospitalier universitaire de Montpellier doit également être condamné à verser à M. A une somme de 5 657,36 euros en réparation de ses préjudices.

Sur l'indemnité forfaitaire de gestion :

14. L'article L. 376-1, alinéa 9, du code de la sécurité sociale prévoit : " En contrepartie des frais qu'elle engage pour obtenir le remboursement mentionné au troisième alinéa ci-dessus, la caisse d'assurance maladie à laquelle est affilié l'assuré social victime de l'accident recouvre une indemnité forfaitaire à la charge du tiers responsable et au profit de l'organisme national d'assurance maladie. Le montant de cette indemnité est égal au tiers des sommes dont le remboursement a été obtenu, dans les limites d'un montant maximum de 910 euros et d'un montant minimum de 91 euros. A compter du 1er janvier 2007, les montants mentionnés au présent alinéa sont révisés chaque année, par arrêté des ministres chargés de la sécurité sociale et du budget, en fonction du taux de progression de l'indice des prix à la consommation hors tabac prévu dans le rapport économique, social et financier annexé au projet de loi de finances pour l'année considérée ". L'arrêté du 15 décembre 2022 relatif aux montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale pour l'année 2023, a porté le montant maximal de cette indemnité forfaitaire de gestion au titre des remboursements effectués au cours de l'année 2023 à la somme de 1 162 euros.

15. Il y a lieu de mettre à la charge du centre hospitalier universitaire de Montpellier l'indemnité forfaitaire prévue par ces dispositions au profit de la caisse primaire d'assurance maladie de l'Hérault, soit 1 162 euros, alors même que la caisse n'a pas actualisé le montant de ses conclusions.

Sur les frais liés au litige :

Sur les frais d'expertise :

16. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties () ".

17. Dans les circonstances de l'espèce, les frais et honoraires de l'expertise confiée au Dr B, expert, liquidés et taxés à la somme totale de 1 200 euros par ordonnance n° 1904741 du 3 février 2020 de la présidente du tribunal de Montpellier, doivent être mise à la charge définitive du centre hospitalier universitaire de Montpellier, partie perdante dans cette instance.

Sur les frais exposés et non compris dans les dépens :

18. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du centre hospitalier universitaire de Montpellier une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par M. A et non compris dans les dépens.

D É C I D E :

Article 1er : Le centre hospitalier universitaire de Montpellier est condamné à verser à la caisse primaire d'assurance maladie de l'Hérault, une somme de 12 786,70 euros avec intérêts au taux légal à compter du 4 mars 2022 et une somme de 1 162 euros.

Article 2 : Le centre hospitalier universitaire de Montpellier est condamné à verser à M. A une somme de 5 637,36 euros.

Article 3 : Les frais d'expertise, soient 1 200 euros sont mis à la charge définitive du centre hospitalier universitaire de Montpellier.

Article 4 : Le centre hospitalier universitaire de Montpellier versera à M. A une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A et au centre hospitalier universitaire de Montpellier et à la caisse primaire d'assurance maladie de l'Hérault.

Délibéré après l'audience publique du 4 décembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Rabaté, président,

Mme Pater, première conseillère,

Mme Viallet, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 décembre 2023.

La rapporteure,

B. Pater

Le président,

V. Rabaté

Le greffier,

F. Balicki

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 19 décembre 2023.

Le greffier,

F. Balicki

4

N° 1901371

fb

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions