lundi 7 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2201458 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS CORMIER - BADIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 23 mars 2022 et 14 avril 2023, la Clinique d'Occitanie, représentée par Me Cormier, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du directeur général de l'Agence régionale de santé d'Occitanie ARS OC/2021-6174 du 1er février 2022 fixant le bilan quantitatif de l'offre de soins, par zone d'implantation pour les activités de soins et d'équipements matériels lourds au 1er février 2022, en tant qu'il détermine ledit bilan pour les activités interventionnelles sous imagerie médicale, par voie endovasculaire, en cardiologie, pour la réalisation des actes portant sur les autres cardiopathies de l'adulte dans la zone d'implantation de la Haute-Garonne ;
2°) d'enjoindre au directeur général de l'Agence régionale de santé d'Occitanie de procéder, sous quatre mois à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte journalière de 50 euros, à une réévaluation des besoins en matière d'activités interventionnelles sous imagerie médicale, par voie endovasculaire, en cardiologie, pour la réalisation des actes portant sur les autres cardiopathies de l'adulte dans la zone d'implantation de la Haute-Garonne, au besoin en réinterrogeant la délimitation géographique de cette zone, aux fins d'y déterminer les objectifs qualitatifs de cette offre de soins ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 500 euros au bénéfice de La Clinique d'Occitanie, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté est entaché d'une erreur de droit ;
- il méconnait l'autorité de la chose jugée par le tribunal administratif de Toulouse le 2 avril 2020.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 mars 2023, l'Agence régionale de santé Occitanie représentée par son directeur général conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
La requête a été communiquée au ministre chargé de la santé qui n'a pas produit de mémoire.
Vu :
- le jugement n° 1805327 - 1903011 du 2 avril 2020 ;
- l'arrêt n° 20TL21835 de la cour administrative d'appel de Toulouse du 19 juillet 2022 ;
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pater, rapporteure ;
- et les conclusions de Mme Dabouis, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté ARS OC 2021-6174 du 1er février 2022, le directeur général de l'ARS d'Occitanie a fixé le bilan quantitatif de l'offre de soins, par zone d'implantation pour les activités de soins et d'équipements matériels lourds au 1er février 2022. Par la présente requête, la clinique d'Occitanie en demande l'annulation, en tant qu'il détermine ledit bilan pour les activités interventionnelles sous imagerie médicale, par voie endovasculaire, en cardiologie, pour la réalisation des actes portant sur les autres cardiopathies de l'adulte dans la zone d'implantation de la Haute-Garonne et formule des conclusions injonctives.
2. Par un acte, enregistré le 17 septembre 2024, la clinique d'Occitanie déclare se désister de l'ensemble de ses conclusions.
3. Ce désistement communiqué à l'ARS d'Occitanie le 18 septembre 2024 étant pur et simple, aucune circonstance ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la clinique d'Occitanie.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la clinique d'Occitanie, à l'Agence régionale de santé et au ministre de la santé et de l'accès aux soins.
Délibéré après l'audience du 23 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Gayrard, président,
Mme Pater première conseillère,
Mme Villemjeanne, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 octobre 2024.
La rapporteure,
B. Pater
Le président,
J.P. Gayrard
Le greffier,
S. Sangaré
La République mande et ordonne à la ministre de la santé et de l'accès aux soins en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 14 octobre 2024,
Le greffier,
Sangaré
fb
3
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026